Collecte de déchets électriques et électroniques (DEEE)

Ce samedi 16 octobre avait lieu une collecte de déchets et électroniques (DEEE) à Savigny-sur-Orge. Notons au passage, un petit cafouillage parmi un des dix membres du service communication de la mairie puisque le site internet de la mairie indiquait une collecte aux services techniques situé à la ZAC des Gâtines alors que la flyer papier donnait rendez-vous sur le parking du gymnase à Grand-Vaux. En définitive, un agent municipal a été dépêché, le temps de la collecte à Grand-Vaux avec une fourgonnette pour collecter les DEEE.

En volume, les apports furent assez conséquents comme l’atteste la photo.

Néanmoins, les appareils semblent être de conception bien ancienne, ils auront donc peu de chance de retrouver le circuit du réemploi même s’ils sont en bon état ou sont facilement réparables. Les matériels collectés sont envoyés à une association de recyclage et/ou de valorisation située à Trappes (est-ce la SIAE ENVIE ? Cela reste à confirmer)

Pour rappel, il existe d’autres possibilités pour le particulier de se séparer de ses DEEE soit par apport volontaire en déchetterie, ou dans la plupart de grandes surfaces, soit par via une collecte à domicile à la demande en contactant Allorécup’ au 01 78 18 22 24 (dechets.secteursud@grandorlyseinebievre.fr).

Les DEEE collectés en fin d'après midi sur le parking de Grand-Vaux
Les DEEE collectés en fin d’après midi sur le parking de Grand-Vaux

L’éco-socialisme démocratique remplacera-t-il le capitalisme ? (Vishwas Satgar)

« Les robinets du pétrole ne seront fermés que lorsque le dernier dollar sera extrait de cette ressource mortifère » écrit le sociologue Vishwas SATGAR (1). Pour lui, il ne faut pas se cacher que la logique du capitalisme contemporain ne relève pas seulement de la prédation des biens naturels, mais d’un écocide « c’est-à-dire d’un anéantissement des conditions nécessaires au maintien de la vie humaine et non humaine sur la planète Terre ».

Un sourire pour l’année 2021. Tag urbain. Plaque d’égout peinte à la bombe de peinture bleu, au milieu de la chaussée, rue de la Liberté (au droit de la rue Édouard Ferron) à Savigny-sur-Orge (Essonne), 30 décembre 2020. © Photographie Bernard Mérigot / CAD.

Qualifier le pétrole de substance « mortifère » (qui provoque la mort) constitue un raccourci militant. Il exprime en un mot que l’exploitation et l’utilisation de cette énergie fossile, par les pollutions qu’elle produit, portent atteinte à l’environnement, détériorent la santé humaine, et dégradent le climat.
Vishwas SATGAR enseigne les sciences politiques et la sociologie à l’université de Witwatersrand en Afrique du Sud. Surnommée en abrégé « Wits University », c’est la plus importante université du pays (30 000 étudiants). Elle a été créée à Johannesburg en 1896. Le prix Nobel de la Paix Nelson MANDELA y a étudié et enseigné. Trois autres prix Nobel, Aaron KLUG (Chimie), Nadine GORDIMER (Littérature) et Sydney BRENNER (Physiologie/médecine), mais aussi Johnny GLEGG, y ont été professeurs.

Les analyses sur l’état économique et social du monde développées par les universitaires non-européens sont, d’une façon générale, moins frileuses, et plus déterminées que celles de nombre de « spécialistes » français et européens. Ils s’affranchissent plus librement d’un conformisme ambiant à l’égard des systèmes en place, comme si leur appartenance au continent africain, asiatique ou sud-américain, et aux réalités quotidiennes de leurs territoires en développement conjugués, les amenaient à prendre des positions militantes pour l’avenir, tirant des conclusions apportées par les  sciences humaines et sociales qu’ils enseignent.

Il en est ainsi à l’égard de l’écologie et du réchauffement climatique qui ne saurait plus aujourd’hui constituer un sujet de débat – vous savez, la fameuse et imbécile question « le climat se réchauffe, ou ne se réchauffe-t-il pas ? » que nous entendons depuis si longtemps. Ces questions sont désormais entrées  dans le domaine d’actions positives qui fait consensus. Ses fondements sont enseignés et ses implications pratiques sont déclinées  par de nombreuses recherches universitaires dans diverses disciplines.

SATGAR Vishwas (Ed), The Climate Crisis. South African and Global Democratic Eco-Socialist Alternatives, Wits University, South African Republic, 2018, ISBN: 9781776142071

Le changement climatique s’accélère.

« Dans le monde contemporain du capitalisme centré sur le carbone, les voitures gourmandes en essence, les avions de haute technologie avancée, et les gigantesques porte-conteneurs et les gratte-ciels, tous consommateurs d’énergie, constituent des armes de destruction massive.
Plus les relations sociales basées sur une consommation intensive de ressources et centrées sur le carbone prévalent, plus le changement climatique s’accélère. »
(p. 13)

Vishwas SATGAR propose une évidence que l’on ne peut rejeter : la logique du capitalisme contemporain, qui est fondé sur un mode d’appropriation et d’accumulation de biens, est un mode d’anéantissement progressif des conditions nécessaires au maintien de la vie humaine et non humaine sur la planète Terre

« Il est sidérant de constater que le capital carbone conserve encore sa place dans le mix énergétique mondial,
•   malgré tous les signaux d’alarme lancés par les sciences du climat,
•   malgré le ralentissement de la demande lié à la pandémie Covid-19,
•   malgré les évènements climatiques extrêmes qui se produisent chaque semaine sur la planète Terre. »

Les défenseurs de la justice climatique développent trois formes d’action de rupture :

  1. La rupture symbolique avec la normalité. Tout le monde pense à Greta THUNBERG et aux actions de protestation que la jeune génération mène autour de #FridayForFutur. Il est urgent de prendre en compte les données de la science sur le climat.
  2. La rupture tactique par le blocage de la production de carbone : extraction des combustibles fossiles, boycott de MacDonald’s, Walmart, Subway… qui ont des intérêts dans l’agriculture sur brûlis en Amazonie, blocage des mines de charbon en Allemagne…
  3. Rupture stratégique du capitalisme écocide en proposant des alternatives systémiques (« Green New Deals », Pactes verts).

La triple violence coloniale, néolibérale et impérialiste n’a pas réussi à détruire l’attente d’une relation désaliénée avec le monde, garanties par un humanisme positif et un monde lent, fondé sur les cycles métaboliques de la nature.

CONCLUSIONS

  • L’éco-socialisme est une vision qui se pose à tous les niveaux des gouvernances territoriales. Aucune des gouvernances imbriquées ne doit attendre les autres. Chacune doit prendre sans tarder des initiatives.
  • Les biens communs mondiaux (l’eau, la terre, la biodiversité, les océans, la biosphère…) sont impliqués dans la revanche de la nature contre l’écocide capitaliste : à l’infinité de la nature s’oppose, au-delà de la finitude individuelle des humains, cette autre infinitude qui est la croyance dans l’infini d’un destin partagé.
  • Ces idées qui doivent s’imposer, internationalement, nationalement et localement et commander quotidiennement les actions concrètes d’une écologie intégrale.

Vishwas SATGAR, The Climate Crises and Democratic Eco Socialist Alternatives, 1 March 2018. Video Youtube https://www.youtube.com/watch?v=dfxrZuG7nwI


RÉFÉRENCES

SATGAR Vishwas, « Après le capitalisme, l’éco-socialisme démocratique ? », Dialogue global, International Sociological Association (ISA), 2020/3, pp. 13-15.
Vishwas SATGAR est professeur de Sociologie à l’Université du Witwatersrand (Afrique du Sud). Membre du Comité de recherche de l’International Sociological Association (ISA).

SATGAR Vishwas, The Climate Crisis. South African and Global Democratic Eco-Socialist Alternatives, Wits University, South African Republic, 2018, ISBN: 9781776142071
(Subjects: Earth and Environmental Sciences, Climatology and Climate Change).

SATGAR, Vishwas The Climate Crises and Democratic Eco Socialist Alternatives, 1 March 2018. Video Youtube https://www.youtube.com/watch?v=dfxrZuG7nwI

COMMENTAIRE DES ILLUSTRATIONS

  • Un sourire pour l’année 2021. Tag urbain. Plaque d’égout peinte à la bombe de peinture bleu, au milieu de la chaussée, rue de la Liberté (au droit de la rue Édouard Ferron) à Savigny-sur-Orge (Essonne), 30 décembre 2020. © Photographie Bernard Mérigot / CAD.
  • SATGAR Vishwas (Ed), The Climate Crisis. South African and Global Democratic Eco-Socialist Alternatives, Wits University, South African Republic, 2018, ISBN: 9781776142071
  • Vishwas SATGAR, The Climate Crises and Democratic Eco Socialist Alternatives, 1 March 2018. Video Youtube https://www.youtube.com/watch?v=dfxrZuG7nwI

© Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT et Bernard MÉRIGOT. Article mis en ligne le 18 février 2021.

Portes de l’Essonne Environnement
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ISSN 2495-1161. Dépôt légal du numérique, BNF 2021

Réchauffement climatique : l’État français a manqué à ses obligations. Le texte complet du jugement du Tribunal administratif de Paris du 3 février 2021 (Oxfam France)

« L’État versera à l’association Oxfam France, l’association Notre Affaire à Tous, l’association pour la Nature et l’Homme, l’association Greenpeace France la somme d’un euro chacune en réparation de leur préjudice moral » peut-on lire dans le jugement du Tribunal administratif de Paris rendu le 3 février 2021. (Article 3 du jugement, p. 38)

Fumées de cheminées d’usine, Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), 14 décembre 2016. © Photographie Bernard Mérigot pour PEE.

Le jugement du 3 février 2021 fait suite à un recours déposé par plusieurs associations (Association Oxfam France, Association Notre Affaire à Tous, association pour la Nature et l’Homme, Association Greenpeace France). Elles demandaient notamment  :

  • « d’enjoindre au premier ministre et aux ministres compétents de mettre un terme à l’ensemble des manquements de l’État à ses obligations – générales et spécifiques – en matière de lutte contre le changement climatique » (p. 1),
  • « de prendre les mesures nécessaires aux fins de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère (…) à un niveau compatible avec l’objectif de contenir l’élévation moyenne de la planète en-dessous du seuil de 1,5 ° »
  • « de prendre les mesures nécessaires à l’adaptation du territoire national ».

De mauvais esprits se sont empressés de minimiser à la fois la portée et la validité du jugement du Tribunal administratif. De tels propos, profondément irresponsables (« Je n’en sais rien, mais je suis compétent pour donner mon avis à tout le monde ») relèvent de la dénégation à l’égard d’une réalité scientifique établie.

Les conséquences de ce jugement sont considérables, pour les citoyens, les élus, les administrations, les juristes. Et ce, quels que soient les épisodes à venir de ce feuilleton judiciaire qui demeure « à suivre ».  La publication de référence des professionnels du droit administratif, l’ Actualité juridique de Droit administratif (AJDA) publiée par Dalloz à titré à ce sujet : « Le préjudice écologique reconnu dans l’« Affaire du Siècle». (1)
On retiendra qu’en 2021, pour la première fois, la justice a reconnu le bien-fondé des revendications citoyennes portées par des associations en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

La Justice a donc reconnu « Au nom du peuple Français »,  le non-respect « de la trajectoire de réduction des gaz à effet de serre que l’État a lui-même établi ». La France a pris divers engagements internationaux (comme l’Accord de Paris en 2015) pour limiter ses émissions de gaz à effet de serre, et atteindre un bilan neutre en 2050. (2) Dans ce but, elle s’est fixée une trajectoire :

  • – 1,5 % de réduction des émissions chaque année, pendant cinq ans, de 2016 à 2025,
  • 3,2 % chaque année pendant vingt-cinq ans, de 2025 à 2050.

Pour ce faire, l’amélioration de l’efficacité énergétique, est déclinée selon deux grandes actions :

  • d’une part, par la baisse de la consommation énergétique,
  • d’autre part, par l’amélioration de l’efficacité énergétique.

Or, aucun de ces objectifs n’a été atteints durant les quatre années de la période 2015-2019, comme l’atteste l’observatoire climat-énergie, et comme le reconnaît le gouvernement lui-même.

  • Le budget carbone a été dépassé de + 4 %.
  • En 2018 et 2019, la réduction des gaz à effet de serre n’a atteint que – 0,9 %.

Ce non-respect des plafonds d’émissions fixés par la Stratégie Nationale Bas-Carbone se manifeste dans presque tous les secteurs :

  • transports (en 2017, 10,6 % de dépassement),
  • bâtiment (22,7 %) et
  • agriculture (3,2 %).

Les associations soutiennent que ces résultats ne correspondent pas aux objectifs fixés et qu’il est impératif d’effectuer un suivi véritable pour évaluer les mesures mises en œuvre afin de respecter les engagements pris.

Dans son rapport de juillet 2020, le Haut Conseil au Climat relève qu’au vu des objectifs poursuivis. les actions climatiques engagées sont insuffisantes. La trajectoire fixée par le gouvernement ( – 40 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030) doit être beaucoup plus contraignante pour parvenir aux résultats annoncés.

Jugement du Tribunal administratif de Paris rendu le 3 février 2021. Lutte contre le changement climatique (38 pages). Archives Portes de l’Essonne Environnement. Pdf du texte complet Jugement TA 03 02 2021 Oxfam

« L’Affaire du siècle » demeurera comme étant le nom de la campagne de protestation contre le manque de résultats obtenus par l’État français en matière de lutte contre le réchauffement climatique qui a été initiée en France le 17 décembre 2018 par quatre associations (Fondation pour la nature et l’homme, Greenpeace France, Notre affaire à tous, Oxam France) et qui a poursuivi en justice l’État pour son inaction en matière de lutte contre l’émission de gaz à effet de serre.

  • Une pétition collecte en 2019 deux millions de signatures en un mois. Les réponses apportées par le gouvernement (Emmanuel MACRON, président (depuis 2017) ; Édouard PHILIPPE, Premier ministre (2017-2020); François de RUGY, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie (2018-2019) étant jugées insuffisantes, un recours en justice contre l’État est déposé auprès du Tribunal administratif de Paris le 14 mars 2019.
  • Le 3 février 2021, le Tribunal administratif rend son jugement. Celui-ci reconnait la faute de l’État, en lui laissant deux mois pour soumettre des observations avant de se prononcer sur l’injonction à agir.

Cette action se situe dans le domaine de la justice climatique qui désigne les approches éthiques et morales et politiques du dérèglement climatique. Elle désigne notamment les plaintes et actions juridique déposés pour action insuffisante contre le changement climatique. Dans le monde, entre 2006 et 2019, plus de 1 300 plaintes relatives au Climat ont été déposées dans une trentaine de pays, parfois par des enfants. Les accusés sont surtout les gouvernements, mais les actions en justice visent de plus en plus les grandes entreprises qui sont de sont de grandes émettrices de gaz à effet de serre.

Comme l’écrit Cyril LEMIEUX, à propos d’un autre combat environnemental historique, celui qui a été mené pour « rendre visible » les dangers du nucléaire, la « sociologie de la mobilisation classique, en ignorant tout à la fois le travail de mise en visibilité de certaines réalités qui est poursuivi par les acteurs inquiets ou protestataires, et les multiples répercussions que ce travail tend à avoir dans la manière dont les tiers perçoivent leur environnement et s’y engagent, elle sous-estime les capacités d’auto-transformation du monde social. » (3)


CONCLUSIONS

Que devenons-nous retenir ?

  • Que le réchauffement climatique est une réalité à laquelle aucun territoire, quel qu’il soit, n’échappe.
  • Que tous les territoires sont concernés et obligatoirement solidaires. Il existe un ruissellement des responsabilités à tous les étages de l’emboitement territorial (État, régions, répartements, métropoles, intercommunalités, communes…). Les engagements qui incombent à l’État incombent  à tous. Personne ne peut plus s’amuser au petit jeu du « c’est pas moi, c’est l’autre…».
  • Qu’il est devenu intolérable que les engagements des collectivités publiques, des services publics, des entreprises ne soient pas conduits à leur terme et n’aboutissent pas aux résultats annoncés. Aucune collectivité ne peut se dérober. Nous sommes dans une « écologie de résultat ».
  • L’expertise citoyenne et associative en matière de transition climatique n’est en rien inférieure à celle de l’État. Elles doivent être reconnues à égalité à leur juste place en leur accordant une égale légitimité.

Tribunal administratif de Paris. En-tête.


RÉFÉRENCES

1. PASTOR Jean-Marc, « Le préjudice écologique reconnu dans l’« Affaire du Siècle». Le tribunal administratif de Paris reconnaît la carence partielle de l’État à respecter les objectifs qu’il s’est fixés en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre », Dalloz actualités, 4 février 2021. https://www.dalloz-actualite.fr/flash/prejudice-ecologique-reconnu-dans-l-affaire-du-siecle#.YB_BT2PjK88

2. Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) du 9 mai 1992.
Accord de Paris du 12 décembre 2015 prévoyant les mesures nécessaires pour lutter contre le changement climatique (notamment en limitant les émissions de gaz à effet de serre).

3. LEMIEUX Cyril, « Une contribution à la Sociologie de la mobilisation. Rendre visible les dangers du nucléaire », Laboratoire, École des Hautes études en Sciences Sociales (EHESS). http://lier.ehess.fr/docannexe/file/2399/2008_dangers_nucle_aire.pdf
Cyril LEMIEUX est maître de conférences à l’EHESS, membre du Groupe de Sociologie Politique et Morale de l’Institut Marcel Mauss (CNRS-EHESS).

HAUTEREAU-BOUTONNET Mathilde, « Affaire du siècle » : les promesses climatiques risquent d’engager ceux qui les font, The Conversation, 7 février 2021. https://theconversation.com/affaire-du-siecle-les-promesses-climatiques-risquent-dengager-ceux-qui-les-font-154800?
Mathilde HAUTEREAU-BOUTONNET est Professeur de droit, Aix-Marseille Université (AMU)


LÉGENDES DES ILLUSTRATIONS

  • Fumées de cheminées d’usine, Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), 14 décembre 2016. © Photographie Bernard Mérigot pour PEE.
  • Jugement du Tribunal administratif de Paris rendu le 3 février 2021. Lutte contre le changement climatique (38 pages). Archives Portes de l’Essonne Environnement. Pdf du texte complet Jugement TA 03 02 2021 Oxfam
  • Tribunal administratif de Paris. En-tête.

© MONNIOTTE-MÉRIGOT Sylvie, MÉRIGOT Bernard. Article mis en ligne le 7 février 2021.

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Syndicat de l’Orge. Journée mondiale des zones humides 2020 au parc de Morsang-sur-Orge / Savigny-sur-Orge

Comme l’a indiqué son président François CHOLLEY,  lors de l’assemblée générale du comité syndical du Syndicat de l’Orge le 16 janvier 2020 qui s’est tenue à Forges-les-Bains, le Syndicat de l’Orge organise le samedi 29 février 2020 une manifestation pour célébrer la Journée mondiale des zones humides dans le parc naturel de Morsang-sur-Orge / Savigny-sur-Orge. Le thème sera « Zones humides et biodiversité ». Un sujet d’actualité à l’heure de la transition écologique puisque l’on sait que 40 % de toutes les espèces animales se reproduisent dans des zones humides.

Zones humides et biodiversité. Journée mondiale des zones humides organisée le samedi 29 février 2020 par le Syndicat de l’Orge dans le parc de Morsang-sur-Orge / Savigny-sur-Orge. © Photographie BM pour PEE.

Une zone humide (ou encore « milieu humide », wetland en anglais), est un milieu naturel dominé par l’eau qui en constitue le biotope majeur, le lieu de vie défini de la flore, de la faune et des micro-organismes. Selon la Convention internationale signée à Ramsar (Iran) en 1971, « les zones humides sont des étendues de marais, de fagnes, de tourbières, d’eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires », qu’elle soit stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée.

Parc Morsang-sur-Orge / Savigny-sur-Orge (Essonne). © Photographie BM pour PEE.

Plus d’un quart des espèces de zones humides sont en danger d’extinction et moins de 20 % des zones humides mondiales sont protégées. Selon le rapport de l’ONU sur la biodiversité (6 mai 2019), 85 % des zones humides mondiales risquent de disparaître.

  • En trois siècles, du XVIIIe au XXe siècle, 87 % des zones humides ont disparu dans le monde.
  • En trente ans, de 1970 à 2000, 35 % des zones humides ont disparues.

Les causes de ces disparitions sont climatiques, consuméristes, démographiques, urbanistiques (drainage des deltas, changement d’usage artificialisation des berges…).

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La biodiversité des zones humides est importante. Perte de zones humides = perte de biodiversité. Arrêtons la perte de biodiversité, restaurons les zones humides. Journée mondiale des zones humides. Document RAMSAR / Convention sur la diversité biologique / WWF.


PROGRAMME

JOURNÉE MONDIALE DES ZONES HUMIDES
Zones humides et biodiversité

Samedi 29 février 2020
Parc de Morsang-sur-Orge / Savigny-sur-Orge

14 h. Découverte des zones humides de l’espace naturel.
16 h. Projection du film Secrets de mares, suivi d’un débat, salle Mandela, château de Morsang-sur-Orge.

Le rendez-vous est fixé à 14 heures sur le parking du château, côté Morsang-sur-Orge (Essonne).

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Zones humides et biodiversité. Journée mondiale des zones humides organisée le samedi 29 février 2020 par le Syndicat de l’Orge dans le parc de Morsang-sur-Orge / Savigny-sur-Orge. © Photographie BM pour PEE.


ARTICLES EN LIGNE SUR LA BIODIVERSITÉ (Parc de Morsang-sur-Orge / Savigny-sur-Orge)

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LÉGENDE DES ILLUSTRATIONS DE L’ARTICLE

  • Zones humides et biodiversité. Journée mondiale des zones humides organisée le samedi 29 février 2020 par le Syndicat de l’Orge dans le parc de Morsang-sur-Orge / Savigny-sur-Orge. © Photographie BM pour PEE.
  • Parc Morsang-sur-Orge / Savigny-sur-Orge (Essonne). © Photographie BM pour PEE.
  • La biodiversité des zones humides est importante. Perte de zones humides = perte de biodiversité. Arrêtons la perte de biodiversité, restaurons les zones humides. Journée mondiale des zones humides. Document RAMSAR / Convention sur la diversité biologique / WWF.

© Bernard MÉRIGOT et Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT. Article mis en ligne le 20 février 2020 à 10 h 40.

Portes de l’Essonne Environnement
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ISSN 2495-1161. Dépôt légal du numérique, BNF 2020

Orge. Une rivière à l’heure du changement climatique. Quel avenir pour le Syndicat de l’Orge ?

Inondations, sécheresses, pollutions des rivières, défense de la biodiversité… autant d’événements en lien direct avec le changement climatique (1) auquel nous sommes confrontés en ce début de XXIe sicle.  Autant de domaines vis-à-vis desquels une catégorie d’établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) joue un rôle déterminant : les syndicats de rivière,  comme dans le département de l’Essonne, le Syndicat de l’Orge qui regroupe 59 communes et 9 communautés d’agglomération.
Son président François CHOLLEY, maire de Villemoisson-sur-Orge, a prononcé une importante allocution le jeudi 30 janvier 2020 à l’occasion de la présentation les vœux de cette collectivité dont l’action concerne 420 000 habitants.

Bilan de mandat ?  Ou pot de départ ? interrogea François CHOLLEY au début de son intervention. Au-delà de la présentation des actions menées, notamment durant l’année 2019, il a dressé le plan de ce qui pourrait constituer le programme des six prochaines années (2020-2026). Une occasion de réfléchir aux caractéristiques particulières de l’exercice des pouvoirs des collectivités publiques comme des citoyens à l’égard de cet étrange bien commun de l’humanité qu’est l’eau.

Vœux du Syndicat de l’Orge, au Trianon/Maison de la Justice et du Droit, à Villemoisson-sur-Orge, le jeudi 30 janvier 2020. De gauche à droite, Éric BRAIVE, président du Syndicat d’agglomération Cœur d’Essonne ; Laure DARCOS, sénatrice de l’Essonne ; Jean-Raymond HUGONET, sénateur de l’Essonne ; Pierre CHAMPION, maire honoraire de Saint-Geneviève-des-Bois, ancien vice-président du Conseil général de l’Essonne, ancien vice-président du Syndicat de l’Orge ; Bernard SPROTTI, vice-président du Syndicat de l’Orge, vice-président de Cœur d’Essonne, maire de Breuillet. A la tribune, François CHOLLEY, président du Syndicat de l’Orge, entouré par les vice-présidents. © Photographie BM/CAD pour PEE.


TOUS LES SIX ANS. La vie des institutions territoriales locales (communes, communautés de communes, communauté d’agglomération, établissements publics territoriaux, syndicats intercommunaux…), ainsi que celle des femmes et des hommes siégeant dans leurs organismes exécutifs, est séquencée en tranches de six années. Elles sont rythmées par les élections municipales comme celles des 15 et 22 mars 2020 qui verront le renouvellement des 34 967 conseils municipaux de France. Après le sexenat 2004-2020 qui s’achève au mois de mars, celui de 2020-2026 lui succédera. 

UNE VISIBILITÉ DISCRÈTE. Autant les médias se répandent, en ce mois de février, en commentaires sur la partie la plus visible, celle de l’élection des maires, autant ils omettent d’évoquer les élections au sein des autres exécutifs territoriaux.
Les élections au scrutin direct des conseils municipaux seront suivies aussitôt par d’autres élections, au scrutin indirect, concernant le renouvellement des exécutifs des communautés de communes, des syndicats intercommunaux, des syndicats de rivière, de collecte et de traitement, et pour certains territoires, d’établissements publics territoriaux (EPT), de métropoles…

CONNAISSANCE ET ACTION. François CHOLLEY a rappelé que l’année écoulée a permis une connaissance affinée de la rivière (mesures, études hydrauliques…). Elle a vu une réduction des freins hydrauliques et une facilitation des écoulements de la rivière (retrait des seuils et des embâcles, évasement des berges…) permettant un étalement des crues dans le lit majeur, ainsi qu’une sensibilisation et un accompagnement des habitants pour leur protection individuelle.

Il cita la construction du bassin de rétention à Briis-sous-Forges, la création de fossés ralentisseurs à Pecqueuse pour limiter le ruissellement, et le renforcement des parapets de la Morte-Rivière à Viry-Châtillon. Les 25 bassins de retenue, situés tout au long de la rivière, ont une capacité de rétention de 2 750 000 m3. (2)

  1. Épisodes de sécheresse. Les bassins de retenue situés en amont  doivent-ils servir à soutenir l’étiage de l’aval de la rivière ?
  2. Ruissellements agricoles. Peut-on admettre que les terres situées en amont, en ne retenant pas les eaux de pluie, inondent l’aval ?
  3. Zones inondables. Les points noirs inondables doivent-ils continuer à être urbanisés ?
  4. Zones à inonder en priorité (ZIP). Doit-on créer des zones qui seraient inondées pour éviter que d’autres le soient ?
  5. Zones naturelles gérées par le syndicat. Elles répondent à un besoin grandissant des habitants et sont sur-fréquentées durant certains week-end, au détriment de la faune et de la flore. Doit-on en limiter l’usage ?
  6. Gouvernance. Comment faire pour associer plus étroitement et de façon suivie les représentants des 59 communes composant de Syndicat de l’Orge ?

François CHOLLEY, président du Syndicat de l’Orge lors de son allocution au cours de la cérémonie des vœux du jeudi 30 janvier 2020 au Trianon. Photographie BM/CAD pour PEE.


L’EAU QUI TOMBE DU CIEL. « Le courage de la goutte d’eau, c’est qu’elle ose tomber dans le désert ». C’est par cette citation de l’écrivain chinois LAO SHE que François CHOLLEY a terminé son allocution. (3)

C’est une façon de rappeler la dépendance de la terre, de la nature et de l’espèce humaine à l’égard de l’eau qui « tombe du ciel ». La terre en absorbe une partie. Les surfaces imperméables en rejettent une autre partie. L’excédent alimente les nappes phréatiques. Enfin, les sources forment les ruisseaux, les rivières et les fleuves.

Pas assez d’eau, et c’est la sécheresse, trop d’eau et c’est l’inondation.

L’homme ne commande pas à la pluie. Il est sans pouvoir pour décider ni des endroits où elle tombe, ni des dates où elle tombe. Pas plus qu’il ne connait les quantités qui tomberont et les durées des « épisodes pluvieux » que les bulletins météorologiques annoncent.

A lui de « gérer », c’est-à-dire de prévoir à la fois le prévisible et l’imprévisible, dans l’instant et pour le futur, de cette ressource essentielle à la vie en prenant en compte ses trois aspects essentiels : l’eau potable, les eaux pluviales, les eaux usées.

EAU POTABLE, EAU PLUVIALE, EAU USÉE. Trois problèmes simples, dans trois domaines, dont les réponses sont complexes sous trois aspects : celui de la quantité, de la qualité et du coût :

  • un captage, un traitement et une distribution en eau potable,
  • une collecte, une régulation et un traitement de l’eau pluviale permettant son réemploi,
  • une collecte et un traitement et le rejet de l’eau usée.

HISTOIRE DE RÉSEAUX. Le rapport tissé par les hommes avec ces trois problèmes de l’eau (potable, pluviale, usée) a une histoire. Elle s’est manifestée par des réseaux, à la fois matériels et immatériels, visibles et invisibles, prenant la forme de solutions institutionnelles et sociétales tantôt publiques tantôt privées. Celles-ci comprennent :

  • l’État français et ses représentants départementaux qui, par tradition, veulent tout contrôler, tout réglementer, sans jamais posséder la totalité ni des informations pour décider, ni les ressources financières pour intervenir.
  • les collectivités publiques locales (communes, intercommunalités…) qui vivent ce qui se passe sur leur territoire, et qui attendent que les solutions concrètes et pratiques soient trouvées et mises en œuvre rapidement.
  • les entreprises privées de service qui assurent des services, qui investissent, et qui comptent évidemment retirer des profits de leur activité.
  • les citoyens, habitants, contribuables, électeurs, abonnés, clients… qui ne savent pas toujours bien qui fait quoi, et qui veulent être consultés, donner leur avis sur le fonctionnement de ces réseaux dans lesquels ils sont impliqués, et participer aux décisions majeures.

Il doit être souligné que les législations successives récentes, en regroupant un certain nombre de structures territoriales, ont produit un double effet, de nature contradictoire :
1. permettre une approche plus globale qu’elle ne l’était précédemment,
2. éloigner – de fait – les citoyens des lieux de décision.
Un seul exemple, ce n’est plus le conseil municipal (qui est proche), mais c’est l’intercommunalité (qui est plus éloignée), qui envoie ses délégués aux syndicats intercommunaux.

EXISTE-T-IL UNE INTENTIONNALITÉ DE L’EAU ? La pensée de l’écrivain LAO SHE ouvre un espace de réflexion et d’interrogation. En attribuant une qualité morale (le courage) à la goutte d’eau, il introduit un paradoxe : celui de l’intentionnalité des phénomènes naturels. Une goutte d’eau peut-elle être inutile ? En évoquant le territoire où s’accomplit un phénomène naturel (le désert), il suggère, selon un mode ironique, l’indécision qui existe entre des causes et des effets, et sur ce qui est jugé utile ou inutile. Utile à qui ? Inutile à quoi ? Aujourd’hui, une goutte d’eau n’est rien. Mais il n’en est pas de même si, demain, la pluie se mettait à tomber de façon continue sur les déserts et cessait de tomber en Ile-de France.

A l’heure de la transition climatique du XXIe siècle, l’eau fait partie des biens communs de l’humanité. Le courage, c’est d’oser s’occuper du bien commun sans perdre de vue qu’il appartient à tout le monde. C’est ce que le Syndicat de l’Orge effectue pour sa part, dans ses deux domaines d’intervention : l’eau pluviale (rivière) et de l’eau usée (assainissement). Il entend les poursuivre pour le prochain sexenat 2020-2026.

Coucher de soleil sur le Bassin du Carouges, Extrait de Au Fil de l’Orge, bulletin du Syndicat de l’Orge, n° 110, décembre 2019-janvier 2020, p. 1.


CONCLUSION

LA GESTION DE L’EAU EST-ELLE UN PARADIGME IDÉOLOGIQUE ? Pour les deux anthropologues Barbara CASCIARRI et Mauro VAN AKEN, l’eau constitue « une entrée dans les dynamiques et les flux du contemporain ». (4) Leur expérience de chercheurs de terrain leur permet de dire qu’entre les deux cheminements mêlés des « flux d’eau » et les « flux de pouvoir », aucune « question d’eau » ne peut jamais cacher sa dimension politique.

On ne peut admettre que l’eau devenirne une simple question de gouvernance, aussi complexe et partagée soit-elle. Utilisée dans ce contexte précis, la « gouvernance » constitue à l’évidence un paradigme idéologique (c’est-à-dire, une représentation du monde imposée, une manière unique de voir les choses, un courant de pensée majoritaire, dans un moment donné). Il voudrait imposer de transformer d’office tout « discours sur l’eau », en un problème de « gestion de l’eau ». C’est ce qui constitue un masque : la gestion de l’eau ne peut pas faire plaisir à tout le monde : elle impose des choix. Seul celui du bien commun devrait  l’emporter.

Lorsque des zones inondables urbanisées sont inondées (par une subversion marine ou à la suite d’un évènement climatique). Cela est dans l’ordre des choses, puisquele destin d’une zone inondable est précisément d’être inondée un jour ou l’autre.
Au lendemain des inondations, l’État et son administration ne tiennent jamais un discours de reconnaissance de responsabilité. Au contraire, ministres et préfets font porter la responsabilité sur les collectivités territoriales, et sur leurs représentants. Comme chaque fois que ce même État, et cette même administration préfectorale, qui exerçait avant que les constructions ne soient réalisées, le contrôle de légalité des permis de construire dont la délivrance ont eu pour conséquence  construction d’habitations dans des zones inondables, c’est-à-dire, inconstructibles ?

Les partages multiples entre les décisions, les financements et les responsabilités concernant les rivières obéissent à des modalités distinctes. N’oublions pas que l’eau des rivières, leurs inondations, leur sécheresses, leurs pollutions demeurent des problèmes de nature politique. « Qui est responsable des dommages et des destructions causées par l’eau ?  La question qui en commande une autre qui exerce quel pouvoir sur l’eau ?


RÉFÉRENCES

1. Le changement climatique (« Climate change » en anglais) désigne la modification durable des paramètres statistiques du climat global de la Terre et de ses climats régionaux.
Le réchauffement climatique est consécutif aux émissions de gaz à effet de serre engendrées par les activités humaines qui modifient la composition de l’atmosphère de la planète.

2. Syndicat de l’Orge (Établissement public de coopération intercommunale, EPCI)

  • 420 000 habitants
  • 59 communes
  • 9 communautés d’agglomération
  • 225 kilomètres carrés de bassin versant
  • 300 kilomètres de cours d’eau (l’Orge et ses affluents : le Blutin, la Sallemouille, la Bretonnière, le Mort Ru, la Renarde, la Rémarde, la Prédecelle…)
  • 400 hectares d’espaces naturels

Au fil de l’Orge, n° 110, décembre 2019-janvier 2020.

3. LAO SHE, Quatre générations sous un même toit (1949). Traduction française publiée par Mercure de France et Folio. Vol I (1996), Vol II (1998), Vol III (2000). Préfaces de Jean-Marie LE CLÉZIO et Paul BADY.
Lao She est le pseudonyme de SHU QUIGCHUN (1899-1966), écrivain chinois. Il s’est suicidé à la suite de violences dont il a été victime durant la Révolution culturelle chinoise.

4. CASCIARRI Barbara et VAN AKEN Mauro, « Anthropologie et eau(x) affaires globales, eaux locales et flux de cultures », Journal des anthropologues, n° 132-133, 2013. http://journals.openedition.org/jda/4903


LÉGENDES DES ILLUSTRATIONS

  • Vœux du Syndicat de l’Orge, au Trianon/Maison de la Justice et du Droit, à Villemoisson-sur-Orge, le jeudi 30 janvier 2020. De gauche à droite, Éric BRAIVE, président du Syndicat d’agglomération Cœur d’Essonne ; Laure DARCOS, sénatrice de l’Essonne ; Jean-Raymond HUGONET, sénateur de l’Essonne ; Pierre CHAMPION, maire honoraire de Saint-Geneviève-des-Bois, ancien vice-président du Conseil général de l’Essonne, ancien vice-président du Syndicat de l’Orge ; Bernard SPROTTI, vice-président du Syndicat de l’Orge, vice-président de Cœur d’Essonne, maire de Breuillet. A la tribune, François CHOLLEY, président du Syndicat de l’Orge, entouré par les vice-présidents. © Photographie BM/CAD pour PEE.

  • Coucher de soleil sur le Bassin du Carouges, Extrait de Au Fil de l’Orge, bulletin du Syndicat de l’Orge, n° 110, décembre 2019-janvier 2020, p. 1.

© Bernard MÉRIGOT, Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT. Article mis en ligne le 7 février 2020.

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