Incendie au centre de tri Semaval à Vert-le-Grand, mars 2014

Le vendredi 21 mars 2014, un important incendie a eu lieu au centre de tri des déchets de la SEMAVAL, filiale de la SEMARDEL, situé sur l’écosite de Vert-le-Grand. (1)(2)

La SEMARDEL s’occupe du traitement des déchets collectés pour le compte du Syndicat Intercommunal pour la Revalorisation et l’Élimination des Déchets et Ordures Ménagères (SIREDOM). Il regroupe 130 communes réparties en Essonne et en Seine-et-Marne, soit près de 750 000 habitants.
Les communes de la communauté d’agglomération Les Portes de l’Essonne font parties de ces 130 communes. Cet incendie est une bien mauvaise nouvelle. Les déchets sont actuellement détournés vers les autres écosites qui doivent être bien à la peine pour absorber une telle surcharge.

Concernant l’enquête, bien que celle-ci soit encore en cours, les pistes s’orientent vers un incendie criminel perpétré par quelques jeunes à la recherche de quelque chose à détruire. Et combien même si les auteurs seraient identifiés formellement, il est hautement improbable qu’ils payent de leurs propres ressources les dégâts occasionnés. Reste, certes, l’indemnisation par les compagnies d’assurance mais, couvriront-elles l’intégralité du sinistre ? Dans la négative, ce sera aux communes de payer le complément, ce qui amènera sans aucun doute une nouvelle hausse des Taxes pour l’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) que ce soit pour  les entreprises ou les particuliers.

DOCUMENTS ET SOURCES
1.
http://www.semardel.fr/incendie-au-centre-de-tri-semaval :
« Vendredi 21 Mars 2014 à 20 heures, un incendie s’est déclaré dans le centre de tri des déchets d’activités économiques SEMAVAL, filiale de SEMARDEL.
Situé sur l’Ecosite de Vert le Grand/Echarcon, cet équipement est le plus important d’Ile-de-France en matière de valorisation de déchets.
Les pompiers sont intervenus très rapidement et ont réussi à éviter la destruction totale du centre de tri. Toutefois plusieurs équipements sont endommagés et devront être remplacés. De conception récente, les systèmes de sécurité ont permis d’empêcher toute pollution.
L’incendie s’est déclaré au niveau du process et du stockage des produits valorisés en attente d’expédition. Les eaux ont été totalement récupérées dans des bassins prévus à cet effet et sont traitées selon les procédures en vigueur.
SEMAVAL, bâti sur le modèle des équipements d’Europe du nord, avait déjà fait preuve de son efficacité et a permis de travailler pour de nombreux clients privés et publics. SEMAVAL organisera en mode dégradé la continuité de son exploitation afin de maintenir ses engagements.
Sur le plan social, les 23 salariés de SEMAVAL seront reclassés dans le groupe SEMARDEL, durant la période de reconstruction. Aucun d’eux n’aura à subir de chômage technique.
A ce jour, une enquête est ouverte. »

2. http://www.leparisien.fr/espace-premium/essonne-91/le-centre-de-tri-des-dechets-detruit-par-un-incendie-24-03-2014-3701743.php :
« Vert-le-Grand : le centre de tri des déchets détruit par un incendie.
Cette usine ultramoderne, unique en Ile-de-France, voire en France, avait été inaugurée en août 2012. Dans la nuit de vendredi à samedi, elle est partie en fumée. L’incendie s’est déclaré vendredi vers 20 heures, peu après la fermeture du site, au sein du centre de tri des déchets d’activités économiques (cartons, bois, mobilier d’entreprises, de collectivités. ..), sur l’écosite de la Semardel à Vert-le-Grand (Essonne). Aucune victime n’est à déplorer.

L’incendie a été circonscrit par les pompiers vers 0h30. Environ 3 000 à 3 500 m2 sur 10 000 m2 ont été ravagés par les flammes. Pas moins de 69 pompiers sont intervenus. « C’est un coup dur, soupire Marc Rajade, directeur général du groupe Semardel. Mais on va relever la tête. »
Pas d’activité pendant plusieurs mois.
L’étendue précise des dégâts reste à évaluer. Mais l’activité ne pourra pas reprendre avant plusieurs mois. « Nous attendons que les experts passent afin de savoir si la structure a été endommagée, combien de temps il faudra pour reconstruire, combien ça va coûter… », précise Marc Rajade. En attendant, les 23 salariés de l’usine seront reclassés dans le groupe, principalement sur l’écosite de Vert-le-Grand, tient à rassurer la direction. « Il n’y aura pas de chômage technique », affirme Marc Rajade.
L’usine était aux dernières normes en matière de sécurité et de pollution. Et aucune pollution de l’air ou de l’eau se trouvant en sous-sol n’a été constatée.
Dimanche, les causes du sinistre n’étaient pas encore déterminées. L’enquête des gendarmes est toujours en cours. » Sébastien MORELLI, Le Parisien Essonne, 24 mars 2014.

© Jean-Marie CORBIN, 3 avril 2014 PEE.