Archives de catégorie : Inventons la Métropole

MGP. Le projet d’agriculture urbaine et maraîchère de la ville de Morangis (Essonne) lauréat du concours Inventons la Métropole du Grand Paris

Les lauréats du concours  « Inventons la Métropole du Grand Paris ont été annoncés publiquement le 18 octobre 2017 au Pavillon Baltard à Nogent-sur-Marne par Patrick OLLIER, président de la MGP, Anne HIDALGO, maire de Paris et Philippe YVIN, président du directoire de la Société du Grand Paris. Ce concours était ouvert aux 131 communes composant la MGP.

Parmi les 51 lauréats, figurent trois projets présentés par des villes du département de l’Essonne :

  • Réanimer l’hôpital Louis Michel à Courcouronnes,
  • Le Génopole d’Évry,
  • Agriculture à Morangis.

Projet d’agriculture urbaine et maraîchère et de construction de logements de la Ville de Morangis (Essonne). Projet lauréat du Concours Inventons la Métropole du Grand Paris de 2017.


PEE a déjà rendu compte par un article en ligne sur ce site du dossier déposé par la ville de Morangis (1). Rappelons qu’il a pour projet de réimplanter au sein de la métropole une agriculture urbaine et maraîchère, ce qui constitue à la fois une opportunité nourricière pour le territoire et une contribution à la réduction de son empreinte écologique.

Le développement de types d’activités agri-urbaine et péri-urbaine son associées à la programmation de logements et d’activités sur un terrain de 1,37 hectares, dont 0,8 hectares sont actuellement en friche.

« Agricole, associatif et résidentiel », tels sont les termes par lesquels le projet « Ressources Toit » concernant le site de l’Armée Leclerc à Morangis se qualifie lui-même. Il est proposé par l’Atelier Po et Po (architecte) et Toits Vivants (urbaniste et paysagiste spécialisé en agriculture urbaine). Ses concepteurs déclarent que leur approche a pour but de « (ré)concilier l’espace urbain et l’activité agricole, en créant des synergies d’usages (circuits courts, jardins participatifs, composteurs mutualisés) ». Pour eux, « l’agriculture peut enrichir la construction de la ville, l’écosystème agri-urbain en permettant l’installation d’une exploitation agricole sur un terrain en friche et la construction de nouveaux logements en lieu et place des anciens bâtiments industriels du site ». (2)

Les habitations et locaux associatifs, implantés le long de l’avenue résidentielle de l’Armée Leclerc, s’organiseront en cœur d’îlot, autour d’un espace central partagé, planté d’arbres fruitiers. Il se prolongeront ensuite en fond de parcelle par une exploitation agricole diversifiée.

La programmation agricole se composera d’une zone principale de maraîchage bio-intensif, de serres, d’une haie fruitière encerclant la parcelle, d’un poulailler, d’un rucher et, à terme, d’un espace de pâturage. Cette programmation agricole diversifiée fonctionnera dans une logique d’écosystème et d’apports réciproques. Les interactions contribueront alors à la résilience du système.

Pascal Noury, maire de Morangis, conseiller métropolitain du Grand Paris, présente le projet d’agriculture urbaine et maraîchère de la commune au Pavillon Baltard à Nogent-sur-Marne le 10 octobre 2016. © Photographie BM/CAD pour PEE, 2016.

Les mouvements qui visent à implanter des activités agricoles et maraîchères en zone urbanisée. poursuivent trois objectifs principaux :

  • promouvoir une agriculture saine et durable en ville (nouveaux lieux et nouvelles pratiques de culture),
  • rendre l’agriculture accessible aux citadins (nouveaux consommateurs),
  • créer des rapports économiques différents des circuits existants (nouveaux producteurs).

Ils visent à :

  • associer les besoins créés par le mode d’existence urbain et la situation économique actuelle,
  • manger sain (culture bio),
  • permettre des modes d’achat locaux avec le moins de transports possibles,

Leur intention est de faciliter la cohésion entre les citadins et les agriculteurs périurbains mais aussi la création de liens entre les citadins eux même. (3)

De plus, ils cherchent à générer une culture fondée sur un développement sociétal caractérisé par la coopération. La mise en place de nouvelles pratiques agricoles en harmonie avec l’environnement et respectueuses des hommes, comme la permaculture et l’agro-écologie sont appelées à remplacer la concurrence et de la compétition.

Anne-Cécile DANIEL a résumé les différentes formes de l’agriculture urbaine. (4)

Les formes d’agricultures urbaines définies par Anne-Cécile DANIEL en 2013.

Du PIB au PNB. Ce projet n’est ni anecdotique ni marginal. Il participe à des mouvements, qui en développant une multifonctionnalité (fonction sociale, fonction alimentaire, fonction environnementale, fonction économique), vise à remplacer les valeurs du Produit Intérieur Brut (PIB) en lui substituant les valeurs d’un autre indicateur, celle du Bonheur National Brut (PNB), inventé par le Royaume du Bhoutan dans les années 1970, Ces valeurs nouvelles comprennent la conservation et la protection de la nature, la promotion de la culture, le développement d’une économie durable et la bonne gouvernance sociale, solidaire et collaborative.


DOCUMENT

A MORANGIS ON MARIE AGRICULTURE ET IMMOBILIER

Une large palette d’activités agricoles et un programme immobilier vont voir le jour sur un terrain d’un hectare aujourd’hui partiellement inutilisé.

Des légumes, des fruits, du miel et bien d’autres délices produits à Morangis, dans un espace totalement repensé bordé de nouveaux logements. La perspective semble se préciser depuis ce jeudi et l’annonce des projets innovants retenus par la Métropole du Grand Paris. Porté par Paris Sud Aménagement, ce programme urbain conçu par des architectes et des urbanistes paysagers combine une exploitation agricole de 7 780 m² et un programme immobilier de 3 670 m².

Un terrain d’1 ha, pour le moment en friche et situé le long de l’avenue de l’Armée Leclerc, sera transformé en partie en site consacré à l’agriculture urbaine et maraîchère. Les productions issues d’un verger, d’un poulailler et d’un rucher seront proposées en circuit court. S’ils en profiteront en premier lieu, les habitants seront aussi associés à ce projet avec la création de jardins participatifs et de serres sur les toits.

Vers une mise en valeur des terres agricoles

Pour Pascal Noury, le maire (DVG) de Morangis, la sélection de ce projet par l’établissement public constitue une bonne nouvelle, à plusieurs titres. « Cela va donner un avenir à ce terrain qui n’est que partiellement utilisé, explique-t-il. C’est surtout un premier pas qui va nous permettre d’amorcer la dynamique de mise en valeur de nos terres agricoles sur laquelle nous travaillons. »

Et l’édile de noter que ce choix « intègre pleinement Morangis à la Métropole du Grand Paris ». « Les communes de l’Essonne se sentent souvent un peu mises à l’écart », glisse-t-il, heureux de ce coup d’accélérateur en grande couronne.

« A Morangis on marie agriculture et immobilier », Le Parisien, 19 octobre 2017, Essonne. Article de Gérald Moruzzi. http://www.leparisien.fr/morangis-91420/a-morangis-l-agriculture-urbaine-et-l-immobilier-vont-faire-bon-menage-18-10-2017-7340835.php


RÉFÉRENCES

1. Article en ligne sur http://www.portes-essonne-environnement.fr : MGP. Inventons la Métropole du Grand Paris : Morangis, commune candidate pour l’agriculture urbaine et maraîchère L’appel à projets « Inventons la Métropole » a été lancé le 23 mai 2016 par la Métropole du Grand Paris (MGP) auprès des 131 communes (696 051 habitants) qui la composent. Le 10 octobre 2016, les candidatures de 112 sites ont été dévoilées. L’un d’eux retient l’attention. La commune de Morangis (Essonne) projette de réimplanter une […] Cette entrée a été publiée dans Agriculture urbaine et maraîchère, Cadre de vie, CALPE, GOSB – EPT 12 de la MGP, Inventons la Métropole, Métropole du Grand Paris (MGP), Morangis le par .
2. MARION Fabienne, « Biomimétisme, économie circulaire, végétalisation urbaine donnent le ton de la future Métropole du Grand Paris », UP Magazine, le magazine de l’innovation et des temps qui changent, 19 octobre 2017.
http://www.up-magazine.info/index.php/urbanisme-architecture-3/7019-la-future-metropole-du-grand-paris
3 . Voir à titre d’exemple la Maison d’agriculture urbaine, https://maisonagricultureurbaine.com/presentation/qui-sommes-nous/. Il existe de nombreux acteurs : Urbainculteurs, Les Incroyables Comestibles (mouvement mondial sur la nourriture à partager), les Colibris, Terre des Sciences, des Maison de quartier de nombreuses villes (comme Angers), le réseau Agrirubain Francophone…
4. DANIEL Anne-Cécile, AUBRY Chistine, THOURET Amélie, DEVINS Antoine, « Naissances et développement des formes commerciales d’agriculture urbaine en région parisienne », VertigO, 2013.

© Marie LAPEIGNE, 23 octobre 2017, 19 heures.

http://portes-essonne-environnement.fr
ISSN 2495-1161. Dépôt légal du numérique, BNF 2017.

MGP. Inventons la Métropole du Grand Paris : Morangis, commune candidate pour l’agriculture urbaine et maraîchère

L’appel à projets « Inventons la Métropole » a été lancé le 23 mai 2016 par la Métropole du Grand Paris (MGP) auprès des 131 communes (696 051 habitants) qui la composent. Le 10 octobre 2016, les candidatures de 112 sites ont été dévoilées. L’un d’eux retient l’attention. La commune de Morangis (Essonne) projette de réimplanter une agriculture urbaine et maraîchère sur un terrain de 10 900 m2, actuellement en friche. Marie LAPEIGNE et Bernard MÉRIGOT, collaborateurs réguliers du média numérique Portes de l’Essonne Environnement, répondent à nos questions. (1)

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Projet d’implantation d’agriculture urbaine et maraîchère déposé par la commune de Morangis (Essonne) dans le cadre de l’appel d’offres « Inventons la Métropole du Grand Paris », octobre 2016. A l’est, la zone d’activités de Morangis. A l’ouest et au sud, quartiers pavillonnaires de Savigny-sur-Orge. On reconnaît le cimetière et le parc de Champagne. Dossier de presse.


PEE. Pourquoi l’agriculture urbaine et maraîchère est-elle importante ?
Marie LAPEIGNE. L’agriculture urbaine et maraichère peut se définir comme « une activité agricole dont les ressources, les produits et les services font l’objet d’une utilisation urbaine directe ».  Depuis les années 2000, toutes les métropoles occidentales rêvent – ou bien font croire qu’elles rêvent – de devenir des « villes vertes ». Seulement il y a loin entre ce que ses responsables annoncent et les réalisations concrètes. Les formes de l’agriculture urbaine et maraîchère sont novatrices : elles n’impliquent pas seulement des lieux, mais aussi des acteurs, des productions, des systèmes de distribution, des supports de production.

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Les formes d’agricultures urbaines définies par Anne-Cécile DANIEL en 2013. (2)

PEE. Que peut produire l’agriculture urbaine ?
Marie LAPEIGNE. Les productions sont variées : légumes, fruits, herbes, champignons, poisson, miel, œufs, poules, céréales… Mais surtout, il faut insister sur les systèmes de distribution qui peuvent comprendre aussi bien la cueillette sur place, le troc de plantes, les marchés, l’abonnement à des paniers, le magasin de producteur, la table d’hôte, le restaurant… (2)

Bernard MÉRIGOT (présent à la cérémonie dévoilant les projets retenus par la MGP le 10 octobre 2016). Pour Pascal NOURY, maire de Morangis, conseiller métropolitain du Grand Paris et vice-président du conseil territorial de l’établissement public territorial n° 12 Grand Orly Bièvre Seine (GOBS), « cet espace constituera une formidable opportunité nourricière pour le territoire et contribuera à la réduction de son empreinte écologique.»

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Pascal NOURY, maire de Morangis, conseiller métropolitain du Grand Paris (MGP), vice-président du conseil territorial de l’EPT 12, accueille Patrick OLLIER, président de la MGP sur le stand du projet de la commune de Morangis le 10 octobre 2016 au Pavillon Baltard, Nogent-sur-Marne © Photographie BM/CAD pour PEE.

PEE. Quelles sont les fonctionnalités d’un tel projet ?
Marie LAPEIGNE. Elles sont multiples. Depuis l’aménagement urbain (création d’espaces verts), le développement économique (insertion, lutte contre la pauvreté), les loisirs (contact avec la nature), la santé (produits bio), la sécurité alimentaire (autoproduction, circuits courts), l’environnement (compostage, recyclage de l’eau, biodiversité), aux interactions sociales (empowerment), et à l’éducation (écocitoyenneté).

L’agriculture urbaine et maraîchère est en rupture avec le système agroalimentaire déterritorialisé dominant. Elle se caractérise par une revendication de proximité de la consommation (ventes directes, circuits courts, marchés de producteurs…). Elle participe à la construction de villes durables. (2)

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Agriculture urbaine et maraîchère. Projet de la commune de Morangis présenté dans le cadre de Inventons la Métropole du Grand Paris le 10 octobre 2016, Pavillon Baltard à Nogent-sur-Marne. Dossier de presse.

PEE. Quelles sont les communes qui ont déposé un dossier dans le cadre de « Inventons la Métropole du Grand Paris » ?
Bernard MÉRIGOT. On remarquera que le projet de Morangis est le seul qui émane des six anciennes communes de l’ancienne communauté d’agglomération Les Portes de l’Essonne (CALPE : Athis-Mons, Juvisy-sur-Orge, Morangis, Paray-Vieille-Poste, Savigny-sur-Orge, Viry-Châtillon) qui ne se sont pas manifestées. C’est regrettable. Nous perdons des opportunité réelles de faire évoluer notre secteur de façon innovante tout en les faisant connaître aux autres communes de la MGP. Il ressort de cet état un manque de dynamisme profond pour les cinq communes de l’ex-CALPE non candidates. Il est notamment dommage que Savigny-sur-Orge n’ait pas élaboré un projet mobilisateur. Manque d’idée, manque de temps ?


Les sites

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DOCUMENT

DEGRADI Laurent, SIVAN Nicolas, « Le Grand Paris va soutenir trois grands projets en Essonne » , Le Parisien Essonne matin, 11 octobre 2016. (3)

Hier, l’établissement public a dévoilé les 61 « territoires innovants » dont il aidera le développement. Trois figurent dans le 91. La Métropole du Grand Paris, ce n’est pas qu’en petite couronne. L’Essonne en fait également partie. C’est tout à fait officiel depuis hier et l’annonce des 61 « territoires innovants » retenus par l’établissement public qui aidera à leur mise en place, dont trois se trouvent dans le département.
Un appel à projets va être lancé. « Cela montre que le Grand Paris a besoin de la grande couronne pour se développer », se félicite Francis Chouat, maire (PS) d’Évry et président de l’agglomération Grand Paris sud où figurent trois sites.
Excepté pour organiser cette procédure, puis pour rémunérer les architectes qui seront présélectionnés, aucun budget dédié à la construction elle-même n’est prévu, mais selon l’élu, cela donnera « un coup d’accélérateur » aux projets, qui seront présentés d’ici à la fin de l’année 2017.

  • L’ancien hôpital Louise-Michel de Courcouronnes. La réhabilitation de ce bâtiment des années 1970 doit permettre de créer 50 logements, ainsi que 5 000 m² « dédiés à des équipements et des activités économiques ».
  • Le Génopole d’Évry-Corbeil. Ce site qui accueille déjà 82 entreprises, 19 laboratoires et 25 plates-formes technologiques s’étendra sur 7 ha supplémentaires. Ses développeurs comptent y accueillir « de 100 à 150 nouvelles entreprises et plus de 3 000 emplois industriels » d’ici 2025.
  • Le site de l’Armée Leclerc à Morangis. Ce vaste espace abrite d’anciens locaux industriels, où sont aujourd’hui accueillis des bureaux de la Croix-Rouge, du Secours populaire et de diverses associations.A terme, la municipalité de Morangis aimerait y développer un site de maraîchage urbain et d’agriculture périurbaine. « La commune n’a pas les moyens de porter seule ce projet, admet la mairie. Sur le plan financier, les ressources de la Métropole du Grand Paris sont un plus considérable dans l’aboutissement de ce programme. »

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Mon projet d’agriculture urbaine en Île-de-France Guide pratique d’information et d’orientation, de Clélia GRANOZIO, 2013. (4)

RÉFÉRENCES

1. Préfecture de la région d’Île-de-France, Métropole du Grand Paris, Société du Grand Paris, « Inventons la Métropole du Grand Paris. 10 octobre 2016. Événement de lancement de l’appel à projets », Dossier remis le lundi 10 octobre 2016 lors de la présentation au Pavillon Baltard, Nogent-sur-Marne.
2. DANIEL Anne-Cécile, AUBRY Chistine, THOURET Amélie, DEVINS Antoine, « Naissances et développement des formes commerciales d’agriculture urbaine en région parisienne », VertigO, 2013.
LOUDIYI Salma, MAURY Caroline et LARDON Sylvie, « Agriculture(s) et projet urbain durable : issues incertaines, destinées imprévisibles », VertigO – la revue électronique en sciences de l’environnement, Volume 11, numéro, 2 septembre 2011, http://vertigo.revues.org/11481.
DUCHEMIN Éric, « Agriculture urbaine : quelle définition ? », AgriUrbain, 212.
3. DEGRADI Laurent, SIVAN Nicolas, « Le Grand Paris va soutenir trois grands projets en Essonne », Le Parisien Essonne matin , 11 octobre 2016, http://www.leparisien.fr/espace-premium/essonne-91/le-grand-paris-va-soutenir-trois-grands-projets-en-essonne-11-10-2016-6192373.php.
4. GRANOZIO Clélia, Mon projet d’agriculture urbaine en Île-de-France, Guide pratique d’information et d’orientation, DRIAAF Ile-de-France, 2013, 44 p.

© Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT, Marie LAPEIGNE, Bernard MÉRIGOT, 12 octobre 2016, 20 h 30.

ISSN 2495-1161. Dépôt légal du numérique, BNF 2016.

 

MGP. Une visite instructive des communes de l’EPT 12 candidates au concours « Inventons la Métropole du Grand Paris » : Orly et Thiais

Quelles sont les communes appartenant à l’établissement public territorial n° 12 (EPT 12) qui sont candidates au concours « Inventons la Métropole du Grand Paris » ? (1) Plusieurs réponses ont été apportées lors de la première visite qui était organisée par Valérie MAYER-BILMONT à l’intention de la presse le lundi 5 septembre 2016. (2) Elle a permis de se rendre successivement à Cachan, Gentilly, Le Kremlin-Bicêtre, Villejuif, Thiais et Orly.

Une journée studieuse au cours de laquelle les dossiers étaient confrontés sur le terrain par les élus, par les responsables des collectivités, par les représentants des administrations devant les journalistes présents.

Les deux sites les plus proches des communes de l’ancienne communauté d’agglomération Les Portes de l’Essonne (CALPE) sont ceux de Thiais et d’Orly. (3) Arrêtons-nous sur le projet commun.

Gare Pont de Rungis MGP

Présentation du projet d’aménagement de la Gare du Pont-de-Rungis à Thiais, ville candidate au concours « Inventons la Métropole du Grand Paris » organisé par la Métropole du Grand Paris (MGP), par Thierry FEBVAY, lors de la visite du lundi 5 septembre 2016. © Photographie BM pour PEE et CAD, 5 septembre 2016.


L’imbrication des territoires

Les deux communes d’Orly et de Thiais sont limitrophes. Les équipements d’infrastructures actuels sont situés au carrefour de grands espaces économiques, à proximité du Marché d’intérêt national (MIN) de Rungis, de l’aéroport Paris-Orly, des centres commerciaux de Belle-Épine et de Thiais village. Un  secteur est touché par les projets publics et privés de l’opération d’intérêt national (OIN) ORSA.

EPT Projets Orly Thiais 2016

Le quartier Gare « Pont-de-Rungis » s’étend sur les communes de Thiais et d’Orly. Zone du projet candidat au concours « Inventons la Métropole du Grand Paris » organisé par la Métropole du Grand Paris. En haut à gauche, Belle-Épine. En bas, l’aérogare d’Orly. Dossier de presse fournis aux journalistes le 5 septembre 2016 lors de la visite des sites de l’EPT 12 concourants.


Complexité et confusion

En raison du nombre d’instances et d’organismes gestionnaires actuels, on mesure, à la fois la complexité des procédures de décision ainsi que la difficulté pour les habitants, les acteurs économiques et les usagers d’avoir une vision claire répondant au « Qui fait quoi ? ». D’autant plus que, depuis de 1er janvier 2016, s’ajoutent deux nouveaux EPCI, l’un plus vaste que le précédent, l’EPT 12, et l’autre venant par superposition, la Métropole du Grand Paris (MGP). Les nouveaux projets auront-il un effet de clarification permettant aux citoyens de participer à la conception de leurs espaces de vie et de travail ? On est en droit de s’interroger à ce ce sujet.

MGP MAYER-BILMONT FEBVAY

Thiais. Projet d’aménagement du quartier « Pont-de-Rungis » Valérie MAYER-BILMON, Richard DELL’AGNOLA, Michel CAZAUBON, Thierry FEBVAY présenté dans le cadre du concours « Inventons la Métropole du Grand Paris » organisé par la Métropole du Grand Paris (MGP). © Photographie BM pour PEE et CAD, 5 septembre 2016.


Qu’est-ce que la « déqualification » urbaine ?

Le zone SÉNIA est une zone d’activités de 120 hectares situé sur les communes de Thiais et d’Orly, bordée au nord par l’autoroute A 86, au sud par par la plateforme aéroportuaire d’Orly, et à l’ouest par la route départementale 7 (ex-RN 7) et la SOGARIS. Un rapport (Étude de conception urbaine de la zone SENIA à Orly et Thiais ») note que le SÉNIA est « une zone d’activités dynamique mais qui se déqualifie sur le plan urbain ». 

MGP Visite Orly 05 09 2016

Thierry FEBVAY, directeur général de l’EPA Orly-Rungis-Seine-Amont, Michel CAZAUBON, adjoint au maire de Thiais, Richard DELL’AGNOLA, maire de Thiais, Valérie MAYER-BILMONT, conseillère métropolitaine présentent les disponibilités foncières des terrains du SÉNIA devant les bâtiments de la SAMADA.© Photographie BM pour PEE et CAD, 5 septembre 2016.

La « requalification »du SÉNIA  est une bonne idée. Elle est fondée sur quatre principes :

  • 1. Préserver le « côté cœur » des activités.
  • 2. Créer une « intensité urbaine » le long du « côté rue » de la ville.
  • 3. Créer un « côté résidentiel ».
  • 4. « Favoriser le bon voisinage pour créer des quartiers harmonieux ».

La réalisation effective de ce projet implique que les citoyens soient réellement engagés dans sa coélaboration et qu’une pluralité de scénarios d’aménagement soit envisagée.

X MGP Orly

Christine JANODET, maire d’Orly, présente le projet de d’aménagement dans le cadre du concours organisé par la Métropole du Grand Paris « Inventons la Métropole du Grand Paris », lors de la visite des sites de l’EPT le 5 septembre 2016. © Photographie BM pour PEE et CAD, 5 septembre 2016.


RÉFÉRENCES
1. L’établissement territorial comprend 24 communes regroupant 677 462 habitants : Ablon, Arcueil, Athis-Mons, Cachan, Chevilly-Larue, Choisy-le-Roi, Fresnes, Gentilly, Ivry-sur-Seine, Juvisy-sur-Orge, Le Kremlin-Bicêtre, L’Haÿ-les-Roses, Morangis, Orly, Paray-Vieille-Poste, Rungis, Savigny-sur-Orge, Thiais, Valenton, Villejuif, Villeneuve-le-Roi, Villeneuve-Saint-Georges, Viry-Châtillon, Vitry-sur-Seine.
2. Valérie MAYER-BILMONT est conseillère métropolitaine déléguée auprès de Patrick OLLIER, président de la Métropole du Grand Paris (MGP).
3. Les six communes membres de la CALPE, dissoute le 1er janvier 2016, sont Athis-Mons (30 094 habitants), Juvisy-sur-Orge (15 545 habitants), Morangis (12 456 habitants), Paray-Vieille-Poste (7 290 habitants), Savigny-sur-Orge (37 206 habitants), Viry-Châtillon (31 132 habitants).
4. Établissement public Orly-Rungis-Seine-Amont, « Étude de conception urbaine de la zone SÉNIA à Orly et Thiais. Cahier des clauses techniques particulières », 2016, 23 p.

© Bernard MÉRIGOT, 10 septembre 2016, 12 heures.

ISSN 2495-1161. Dépôt légal du numérique, BNF 2016.

Note
Sujet de l’article copublié en partenariat sur les sites Internet www.portes-essonne-environnement.fr et www.savigny-avenir.fr avec une approche et des illustrations différentes.

MGP. Le concours « Inventons la Métropole du Grand Paris » dans l’EPT 12

Quels sont les territoires qui ont des projets en matière d’aménagements et d’équipements innovants ? Un concours a été lancé par la Métropole du Grand Paris auprès de ses 131 communes membres. (1) Regroupées au sein de 12 établissements publics territoriaux (EPT), elles ont proposé plus de 110 sites. Ces projets, déposés par les maires de chacune des communes, sont un indice de l’inventivité en matière de projets locaux émanant des municipalités, des conseils municipaux, des services municipaux, des acteurs des territoires.

MGP Inventer Concours 2016

En ce qui concerne les 24 communes de l’EPT 12, à ce jour, seulement sept ont répondu : Cachan, Gentilly, Le Kremlin-Bicêtre, Arcueil, Villejuif, Thiais, Orly. Nous vous informerons des éventuels projets émanant des cinq communes qui composaient l’ancienne communauté d’agglomération Les Portes de l’Essonne (CALPE), regroupées au sein de l’Établissement public territorial n° 12 (EPT 12). (2)(3)


DOCUMENT

APPEL À PROJETS : INVENTONS LA MÉTROPOLE

« La métropole institutionnelle est née le 1er janvier 2016. Cette Métropole en devenir bouillonne déjà de nombreux projets. Portés par les collectivités ou par des acteurs privés, déjà engagés ou n’attendant que de l’être, de dimension locale, ou révélateurs d’une « identité collective ». Ils sont tous amenés à contribuer à la construction métropolitaine.

Dans un contexte de mutations urbaines et d’évolutions technologiques fortes, la métropole du Grand Paris, s’inspirant de la réussite de l’opération conduite par Paris « Réinventer Paris », a décidé d’engager un appel à projets ayant pour vocation de révéler la richesse, la diversité, les dynamiques de ses territoires et de jouer le rôle de catalyseur du « projet métropolitain ».

Cet appel à projets sera conduit en association étroite avec celui initié par l’Etat en partenariat avec la SGP sur les Hubs du Grand Paris comme l’ont annoncé le 14 mars dernier, le Premier ministre et le Président de la métropole du Grand Paris.

La consultation sera lancée à la fin de cette année et les premiers projets lauréats seront choisis avant la fin de l’année prochaine.

POUR METTRE EN PLACE DE VÉRITABLES DÉMONSTRATEURS DE LA QUALITÉ URBAINE

« Inventons la Métropole » est lancé sous la forme d’un « appel à projets » sur des terrains mobilisés puis cédés par les communes et les territoires que le Président de la Métropole a récemment sollicités.

Il doit permettre de mobiliser l’inventivité des groupements de professionnels associant de multiples compétences : concepteurs, aménageurs, promoteurs, investisseurs mais également tout un milieu professionnel engagé dans les « écosystèmes de l’innovation », qu’elle soit économique, technique, environnementale, sociale, citoyenne, en matière d’usages, de modes de vie, ou encore d’intégration et de diffusion des technologies numériques.

Cet appel à projets doit résolument inscrire la métropole du Grand Paris et son projet au cœur de l’innovation des modèles urbains à venir. De ce point de vue, les réalisations qui s’en suivront constitueront de véritables « démonstrateurs » de la qualité urbaine dont la Métropole souhaite se doter.

EN FAISANT ÉMERGER DES CONCEPTS INNOVANTS

Les équipes disposeront d’une grande liberté tant en matière de programmation, de modèle économique et social de leur projet que de formes urbaines ou architecturales afin de garantir le caractère innovant de leurs propositions.

Pour autant, elles devront respecter quelques principes qui seront insérés dans un cahier des charges à élaborer avec les communes candidates. Il pourrait notamment s’agir pour ces équipes de :
 S’inscrire dans la recherche d’une métropole innovante, durable, solidaire et intelligente,

  • Contribuer au dynamisme économique et à l’offre d’emploi dans la Métropole ;
  • Répondre aux besoins de logement et de services des habitants ;
  • Assurer une exemplarité en matière énergétique et environnementale ;
  • Contribuer au rayonnement artistique, culturel et social de la Métropole ;
  • Proposer de nouveaux concepts, de nouveaux lieux, de nouveaux usages et de nouveaux services en privilégiant mixité fonctionnelle et réversibilité ;
  • Proposer des modèles garants de l’efficience des projets et de l’association des habitants.

Le choix du projet lauréat appartiendra à un jury composé spécifiquement pour chaque site. Il sera présidé par le président de la métropole du Grand Paris qui pourra déléguer cette responsabilité aux élus de la commune ou du territoire concernés, afin de leur assurer la maîtrise du devenir de leurs emprises.

AU CŒUR DES TERRITOIRES DE LA MÉTROPOLE

Les maires et les présidents de territoires, intéressés par l’appel à projets sont invités à proposer d’ici à septembre prochain des sites susceptibles de s’inscrire dans cette démarche.

Ce faisant, ils inscriront leur commune et leur territoire dans la construction de la Métropole de demain, ils leur feront bénéficier d’un potentiel d’innovation urbaine très large et leur offriront une visibilité nationale et internationale certaine.

Les emprises foncières ou les droits à construire correspondants auront ensuite vocation à être cédés par les collectivités aux investisseurs des groupements lauréats dans les conditions du marché. »


RÉFÉRENCES
1. Sur le concours, lire l’article : LAPEIGNE Marie, « MGP. « Inventons la Métropole », le bouillonnant projet de Partick Ollier », www.portes-essonnes-environnement.fr, 14 avril 2016 (http://portes-essonne-environnement.fr/mgp-inventons-la-metropole-le-bouillonnant-projet-de-patrick-ollier/).
2. Les six communes membres de l’ex-CALPE : Athis-Mons (30 094 habitants), Juvisy-sur-Orge (15 545 habitants), Morangis (12 456 habitants), Paray-Vieille-Poste (7 290 habitants), Savigny-sur-Orge (37 206 habitants), Viry-Châtillon (31 132 habitants).
3. Les communes de l’EPT 12 ayant déposé une candidature à l’appel à projets « Inventons la Métropole » seront visitées par le jury le 5 et le 15 septembre 2016. Portes de l’Essonne Environnement assistera aux visites réalisées à Thiais et à Orly.

© Bernard MÉRIGOT, 4 septembre 2016, 18 h 30.

ISSN 2495-1161. Dépôt légal du numérique, BNF 2016.

MGP. Conseil de la métropole du Grand Paris, ordre du jour de la séance du 24 juin 2016

La réunion du prochain conseil de la métropole du Grand Paris (MGP) se tiendra le vendredi 24 juin 2016, à 9 heures, au sein de l’hémicycle du Conseil économique, social et environnemental (CESE) sis 9 place d’Iéna, à Paris (16e).

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Conseil métropolitain du Grand Paris dans l’hémicycle du Conseil économique, social et environnemental (CESE) à Paris. © Photographie BM/CAD, 1er avril 2016.

A l’ordre du jour :

  1. Adoption du procès-verbal de la séance du conseil de la métropole du Grand Paris du lundi 23 mai 2016
  2. Approbation du Règlement Intérieur – Rapporteur : Eric CESARI
  3. Changement de lieu de tenue des réunions du conseil métropolitain – Rapporteur : le président
  4. Approbation de la convention avec le conseil régional concernant l’occupation de l’hémicycle régional – Rapporteur : le président
  5. Création du conseil de développement de la métropole – Rapporteur : le président
  6.  Taxe d’aménagement – Rapporteur : Gilles CARREZ
  7.  Vœu sur les finances locales suite aux annonces du Président de la République  – Rapporteur : Gilles CARREZ
  8.  « Inventons la métropole du Grand Paris » : approbation de la convention de partenariat entre la MGP, l’Etat, la SGP et la CDC – Rapporteur : Valérie MAYER-BLIMONT
  9. Adhésion à AIRPARIF – Rapporteur : Daniel GUIRAUD
  10.  Approbation de la convention à passer avec le syndicat Marne Vive concernant le colloque sur GEMAPI – Rapporteur : Daniel GUIRAUD
  11. Moyens mis à disposition des groupes politiques : les collaborateurs de groupes – Rapporteur : le président
  12. Dissolution du GIP Mission de Préfiguration : reprise du passif et des actifs – Rapporteur : le président. (1)

Le communiqué de presse faisant suite à la réunion du bureau de la métropole du Grand Paris du 14 juin 2016 en vue de cette séance du conseil métropolitain précise différents points. (2)

  • Le Président Patrick OLLIER a annoncé que les conditions étaient désormais réunies pour que la métropole du Grand Paris siège dans l’hémicycle du conseil régional à compter du mois de septembre prochain.
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Patrick OLLIER, président du conseil métropolitain du Grand Paris interviewé par la presse audiovisuelle au CESE. © Photographie BM/CAD, 1er avril 2016.

  • Au sujet de la taxe d’aménagement  et de la taxe sur les surfaces commerciales (TASCOM), elles font l’objet de délibérations lors du prochain conseil et à l’automne. Pour la première, il s’agit d’une délibération de principe pour marquer la volonté de la MGP de restituer la taxe d’aménagement aux communes. Un vœu sera également proposé au conseil suite aux annonces du Président de la République concernant les dotations aux collectivités territoriales.
  • Un premier retour sera effectué sur la 3e réunion du comité d’organisation « Inventons la Métropole du Grand Paris » qui eut lieu le 9 juin 2016. Plus de 65 sites franciliens ont déjà proposés à l’appel à projets.
    La méthodologie retenue pour instruire les candidatures est ainsi établie : une commission d’éligibilité restreinte sera mise en place courant juillet afin d’examiner, sur pièces et sur place, les sites candidats de l’appel à projets afin de transmettre une analyse technique au comité d’organisation qui sera amené à sélectionner en septembre prochain les sites participants à la première session de l’appel à projets. Le comité d’organisation a également acté les principes de la convention à établir entre les partenaires qui détermine la gouvernance et l’administration de l’appel à projets « Inventons la Métropole du Grand Paris » ainsi que les engagements des partenaires et leur contribution financière. Le coût global de l’organisation sera de 1,9 M € sur 3 ans. Pour mémoire, l’appel à candidature est ouvert jusqu’au 13 juillet 2016.
    Après la mobilisation des communes et des maires, c’est désormais la mobilisation des entreprises qui doit s’engager (investisseurs, promoteurs, architectes ainsi que les entreprises de l’écosystème de l’innovation). Elle se fera au cours de l’été par un dispositif de sensibilisation des partenaires relais auprès des entreprises, puis au cours de l’automne par des actions thématiques et l’organisation d’une grande manifestation de lancement qui aura lieu au pavillon Baltard en octobre 2016. (3)

Autres points abordés lors du bureau du 14 juin 2016 :

  • Suite aux inondations, la MGP mettra en place un fond de concours d’un million d’euros pour les communes de l’aire métropolitaine dont la situation le justifierait, sur la base des travaux déjà engagés. A noter que la MGP est dotée d’un vice-président délégué à la protection des inondations en la personne de Sylvain BERRIOS.
  • Associée à la démarche du Pacte État – Métropoles et approuvant le principe d’adhésion à France Urbaine, la métropole du Grand Paris souhaite travailler autour de la thématique de la « métropole résiliente ».
  • La métropole du Grand Paris veut pouvoir prendre toute sa part dans la mobilisation et le succès de la candidature de Paris aux Jeux olympiques et paralympiques de 2024. Cela passe par une modification de l’arrêté permettant d’intégrer le groupement d’intérêt public (GIP) PARIS 2024 en tant que membre associé.
  • Enfin, un groupe de travail sur les « mobilités durables », présidé par William DELANNOY, conseiller métropolitain délégué aux Déplacements et à la Mobilité, tiendra sa première réunion le 22 juin 2016. Composé d’élus métropolitains de tous les groupes politiques, il s’intéressera notamment aux différentes mobilités (liées au handicap, fluviales, pistes cyclables, etc.).

RÉFÉRENCES
1. Invitation de Véronique BORSA, chargée de relations presse à la métropole du Grand Paris, par courriel en date du 20 juin 2016, 15 h 40.
2. Métropole du Grand Paris, « Le Bureau de la Métropole du Grand Paris a tenu sa 5ème réunion », communiqué de presse du 14 juin 2016, 1 p.
3. Métropole du Grand Paris, « 3e comité d’organisation d’ « Inventons la métropole du Grand Paris » : déjà 65 candidatures ! », communiqué de presse du 9 juin 2016, 1 p.

© Marie LAPEIGNE, 20 juin 2016, 16 h 30.