Savigny-sur-Orge. Quelle concertation pour le projet de ZAC quartier Gare-Davout ?

Qu’est-ce que qu’un « projet concerté » d’aménagement urbain ?

« L’un des grands enjeux du développement des métropoles françaises est de construire des villes compactes pour limiter l’étalement urbain, rééquilibrer les inégalités territoriales et loger une population croissante. Or, créer de la densité implique davantage de promiscuité. Les nouvelles opérations immobilières bousculent les équilibres locaux et créent des situations conflictuelles ». Cette constatation est faite par Olivier LECLERCQ, architecte et membre du Conseil des architectes d’Ile-de-France. (1)

Comment résoudre ces situations conflictuelles ? Il n’existe qu’une seule réponse conforme aux impératifs de la démocratie : conduire un urbanisme collaboratif. Or, sur ce sujet, Olivier LECLERCQ remarque que les démarches participatives qui voient le jour sont embryonnaires : « elles sont loin de constituer un processus de fabrication de la ville ». Une évaluation sur le terrain s’impose. Les dispositifs publics qui se présentent comme participatifs le sont-ils réellement ?

Le projet de Zone d’Aménagement Concertée (ZAC) du quartier de la Gare et de la place Davout de Savigny-sur-Orge (Essonne). Éric MEHLHORN (LR), maire de Savigny-sur-Orge, conseiller départemental de l’Essonne, vice-président de l’Établissement public territorial (EPT) Grand Orly Seine Bièvre, en chemise blanche, présente sous une petite tente installée par la Mairie, devant le marché, le lancement des études concernant le projet de ZAC, le vendredi 29 juin 2018 à 18 heures 30. Derrière lui, une affiche, seul document présenté aux habitants sur le stand. © Photographie BM/CAD pour PEE.


L’aménagement urbain se définit comme le résultat de la mise en oeuvre, dans un espace défini, de l’ensemble des sciences et des techniques qui conçoivent (pour un quartier neuf), ou qui améliorent (pour un quartier ancien), l’organisation et la vie quotidienne des hommes, des femmes et des enfants,

  • qu’ils y habitent durablement, ou
  • qu’ils y résident temporairement (travail, études, loisirs, etc.).

Il concerne plusieurs disciplines (géographie, sociologie, histoire, architecture, anthropologie…) et associe de nombreux intervenants, aussi bien publics que privés. De nombreux textes  publics en vigueur fixent les obligations d’information et de concertation que les collectivités locales et les administrations doivent respecter vis à vis des citoyens sous peine de vices de forme et de décisions d’annulation par les tribunaux administratifs dans le cas où des citoyens ou des associations les saisissent.


Quelles formes les informations et les concertations à l’égard des citoyens prennent-elles ? Prenons l’exemple du conseil municipal de Savigny-sur-Orge : il vote le mercredi 20 juin 2018 des études portant sur une Zone d’Aménagement Concertée (ZAC) concernant le quartier de la Gare et la place Davout. Une semaine plus tard, le vendredi 29 juin 2018, à 18 h 30, Éric MEHLHORN (LR),  maire de Savigny-sur-Orge, conseiller départemental de l’Essonne, vice-président de l’Établissement public territorial (EPT) Grand Orly Seine Bièvre, se tient sous une tente installée par la mairie, place Davout.  Volontairement, un nombre restreint d’habitants a été informé de cette initiative.

Aucune mention n’a été faite sur le site Internet de la mairie. Quelques tracts seulement sont distribués dans quelques boîtes à lettres. Un seul document est présenté sous la tente. Il s’agit d’une affiche contenant peu d’informations. Avec ce minuscule attroupement de Saviniens devant, il n’est pas accessible et peu visible, scotché grossièrement avec du ruban adhésif d’emballage marron sur la toile plastifiée blanche de la tente. On est obligé de noter que le soin apporté par la Mairie de Savigny-sur-Orge pour diffuser une information « éclairante » à ses administrés en matière d’aménagement urbain est demeuré à un niveau minimal… On est loin des brochures en couleur, des PowerPoint et autres séquences vidéo diffusées en d’autres circonstances.


Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) du quartier de la Gare et de la place Davout de Savigny-sur-Orge (Essonne). Affiche de la mairie, 29 juin 2018. © Photographie BM/CAD pour PEE.

Les objectifs de l’étude concernant cette ZAC, formulés par la municipalité, tels qu’ils figurent sur l’affiche, sont au nombre de quatre :

  • Donner un avenir à un quartier « historique » de la ville »,
  • Retrouver une diversité dans l’offre de commerces et de services de proximité,
  • Définir et organiser les déplacements de demain,
  • Harmoniser l’urbanisation et renforcer l’attractivité du quartier. 

Qui pourrait être en désaccord avec de tels énoncés, tant ils sont généraux ? Tout dépend du cahier des charges des études confiées à un cabinet spécialisé. Les études d’urbanisme sont comme la langue d’ÉSOPE : elles peuvent apporter de bonnes ou de mauvaises réponses, tout dépend des questions qui sont posées.

Il est à noter :

  • qu’aucune concertation n’a eu lieu préalablement à la délimitation de la zone de la ZAC,
  • qu’aucun autre document que l’affiche n’a été communiqué à ce jour,
  • qu’aucun cahier des charges concernant ces études n’est rendu public à ce jour,
  • que ces études doivent être financées et conduites, non pas par la commune, mais par l’Établissement public territorial Grand Orly Seine Bièvre, établissement public territorial regroupant 24 communes, qui détient à ce jour la compétence aménagement pour la commune de Savigny-sur-Orge.

Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) du quartier Gare – place Davout de Savigny-sur-Orge (Essonne). Information aux habitants sur le lancement des études par le maire Eric MEHLHORN. Un stand sous tente a été installé place du marché Davout. Une quarantaine de personnes y sont présentes le vendredi 29 juin 2018 à 18 heures 30. © Photographie BM/CAD pour PEE.


La toute puissance de la légitimité des majorités en place est un problème.  Dans un conseil municipal, il y a une majorité qui a élu le maire, et une ou plusieurs minorités qui sont composées des têtes des listes battues lors des élections municipales. Alors que certaines décisions sont votées par consensus (tout le monde vote pour, ou bien la majorité vote pour et une minorité s’abstient), il y en a d’autres pour lesquelles les avis sont partagés. Lors des séances de conseil municipal, l’information de tous les membres siégeant est rarement égale, de nombreux documents publics détenus par la majorité étant cachés aux minorités. Il faut tenir compte que, durant un mandat municipal de six ans, la plupart des actes qu’un maire et sa majorité accomplissent ont pour objet d’obtenir le soutient d’une majorité d’électeurs susceptibles de les réélire lors des élections municipales suivantes. Ce manque d’égalité dans l’accès aux informations font qu’Il est difficile pour un conseiller municipal de se prononcer sur le lancement d’études concernant une ZAC alors qu’il n’est pas en possession de son cahier des charges. (2)

Qui est présent et qui n’est pas présent sur de tels stands présentant des aménagements urbanistiques ?  Les membres de la majorité du Conseil municipal se sont fortement mobilisés pour être présents sur le stand. On a ainsi pu noter la présence de Sébastien BENETEAU, adjoint au maire chargé des Finances ; Daniel GUETTO, adjoint au maire chargé de la Solidarité et du Monde combattant ; Daniel JAUGEAS, adjoint au maire chargé de la Sécurité, Joëlle EUGENE, adjointe au maire chargée de la Culture ; Mathieu FLOWER, adjoint au maire chargé des Sports et de la démocratie locale ; Nicolas FROGER, conseiller municipal ; Raymond GUYARD, conseiller municipal ; ainsi que Bernard BLANCHAUD, conseiller municipal minoritaire.

En revanche, la présence de Nadège ACHTERGAËLLE, première adjointe au maire chargée de l’Urbanisme, n’a pas été relevée, ce qui est inattendu. En effet, c’est elle qui a donné lecture, d’une façon assez laborieuse il est vrai, de la note de synthèse sur la délibération concernant la Zone d’aménagement concerté (ZAC) lors de la séance publique du conseil municipal du mercredi 20 juin 2018.

ZAC du quartier de la Gare et de la place Davout de Savigny-sur-Orge. Sébastien BENETEAU, adjoint au maire chargé des Finances devant l’affiche de la ZAC, vendredi 29 juin 2018. © Photographie BM/CAD pour PEE.


La participation directe de la population dans les décisions d’urbanisme a été expérimentée dans de nombreux pays européens (Civic Wise, cartographies participatives, Col-Urbs, Unlimited Cities…). Olivier LECLERCQ observe que tous les procédés développés misent sur la capacitation citoyenne. Ils s’appuient sur « une montée en compétence collective pour permettre d’exploiter l’intelligence d’un large public sur les questions du cadre de vie ». C’est ainsi que se met en pratique une gouvernance ascendante (bottom-up) par l’intervention effective, aux côtés des élus et des administrations locales et des urbanistes et architectes, et à égalité avec elles, de toutes les compétences locales de la société civile.

Il faut rappeler que l’évaluation d’un dispositif participatif ne peut en aucun cas être réalisé par les exécutifs (élus, administration communale, administration intercommunale, services de l’État…). On considère qu’il existe quatre paliers successifs : information, consultation, diagnostic partagé, co-décision. (3) Aucun pallier ne peut exclure la dimension conflictuelle qui lui est propre.

  • L’information est à flux unique depuis les porteurs du projet vers le public. L’objectif est d’expliquer le projet afin de tester l’adhésion ou le refus suscité par le projet. Ce palier autorise les participants à réagir et à se construire une opinion.
  • La consultation consiste à collecter tous les avis des participants. Ceux-ci sont rendus publics dans leur intégralité (éventuellement anonymisés, si la demande en est faite par les intéressés). Les décideurs en font un retour explicatif aux participants.
  • Le diagnostic partagé consiste à faire lister les dysfonctionnements du territoire urbain considéré.
  • La co-décision confère aux habitants un pouvoir effectif, par exemple dans le choix du programme ou des tâches de conception.

Tous les projets urbains appartiennent à la sphère publique (depuis la délivrance des permis de construire locaux, les ZAC, PLU, SCOT…). Ils doivent se dérouler « à dossiers ouverts » dans le cadre par d’un vaste Open data démocratique.

Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) du quartier de la Gare de de la place Davout de Savigny-sur-Orge (Essonne). Pierre JACQUEMARD, ancien maire-adjoint, prend des notes sous la tente du stand de présentation le vendredi 29 juin 2018. © Photographie BM/CAD pour PEE.


RÉFÉRENCES

1. LECLERCQ Olivier, « L’urbanisme collaboratif n’est pas une option mais une nécessité », in Comment fabriquer la ville ?, Universités d’été de l’architecture, Paris, 2017. http://www.universites-architecture.org/lurbanisme-collaboratif-nest-option-necessite/
Olivier Leclercq est architecte et conseiller à l’Ordre des Architectes d’Ile-de-France.

2. GODIER Patrice, Fabrication de la ville contemporaine. Processus et actions, Thèse de doctorat de Sociologie, Université de Bordeaux II Victor Segalen, 2009, 322 p.

3. CHELZEN Hélène Chelzen et JÉGOU Anne, « À la recherche de l’habitant dans les dispositifs participatifs de projets urbains durables en région parisienne : les éclairages de l’observation participante », Développement durable et territoires, Vol. 6, n°2, septembre 2015. http://journals.openedition.org/developpementdurable/10896
DOI : 10.4000/developpementdurable.10896


LÉGENDES DES ILLUSTRATIONS

  • Le projet de Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) du quartier de la Gare et de la place Davout de Savigny-sur-Orge (Essonne). Éric MEHLHORN (LR),  maire de Savigny-sur-Orge, conseiller départemental de l’Essonne, vice-président de l’Établissement public territorial (EPT) Grand Orly Seine Bièvre, en chemise blanche, présente  sous une tente installée par la Mairie devant le marché le lancement des études concernant le projet de ZAC, le vendredi 29 juin 2018 à 18 heures 30. Derrière lui, le seul document qui est affiché dans le stand. © Photographie BM/CAD pour PEE.
  • Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) du quartier de la Gare et de la place Davout de Savigny-sur-Orge (Essonne). Affiche de la mairie. 29 juin 2018. © Photographie BM/CAD pour PEE.
  • Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) du quartier Gare – place Davout de Savigny-sur-Orge (Essonne). Information aux habitants sur le lancement des études par le maire Eric MEHLHORN. Un stand sous tente a été installé place du marché Davout. Une quarantaine de personnes y sont présentes le vendredi 29 juin 2018 à 18 heures 30. © Photographie BM/CAD pour PEE.
  • ZAC du quartier de la Gare et de la Place Davout de Savigny-sur-Orge. Sébastien BENETEAU, adjoint au maire chargé des Finances devant l’affiche de la ZAC, vendredi 29 juin 2018. © Photographie BM/CAD pour PEE.
  • Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) du quartier de la Gare et de la place Davout de Savigny-sur-Orge (Essonne). Pierre JACQUEMARD, ancien maire-adjoint, prend des notes sous la tente du stand de présentation le vendredi 29 juin 2018. © Photographie BM/CAD pour PEE.
  • Bernard BLANCHAUD, conseiller municipal minoritaire (à gauche sur la photo) était présent le vendredi 29 juin 2018 sur le stand de la ZAC du quartier de la Gare / Place Davout. © Photographie BM/CAD pour PEE.

Bernard BLANCHAUD, conseiller municipal minoritaire (à gauche sur la photo) était présent le vendredi 29 juin 2018 sur le stand de la ZAC du quartier de la Gare / Place Davout. © Photographie BM/CAD pour PEE.


DOCUMENT

Ville de Savigny-sur-Orge

ZONE D’AMÉNAGEMENT CONCERTÉ
Quartier de la Gare – Place Davout

La Ville travaille à la définition d’une ZAC pour

  • Donner un avenir à un quartier « historique » de la ville
  • Retrouver une diversité dans l’offre de commerces et de services de proximité
  • Définir et organiser les déplacements de demain
  • Harmoniser l’urbanisation et renforcer l’attractivité du quartier

Un projet concerté commençant dès aujourd’hui !

  • Mercredi 20 juin 2018
    Le Conseil municipal vote le lancement des études d’opportunité.
  • Septembre 2018
    Le Grand Orly Seine Bièvre qui assure la compétence aménagement engage les études
  • 1er semestre 2019
    Le Grand Orly Seine Bièvre adopte une délibération créant la ZAC et définit les règles de concertation des habitants et des forces vives du quartier.

RÉFÉRENCE DU DOCUMENT
COMMUNE DE SAVIGNY-SUR-ORGE,
« Zone d’aménagement concerté. Quartier de la Gare – Place Davout », Affiche format 59 cm x 24 cm, 30 juin 2018.


© Bernard MÉRIGOT. Mise en ligne de l’article : 1er juillet 2018, 16 heures. Modifié le 5 juillet, 18 heures.


COMMENTAIRE du 2 juillet 2018
Bernard BLANCHAUD, conseiller municipal de la minorité
L’article est bien fait. Il explique la manière avec laquelle les choses auraient pu être menées en matière d’aménagement urbain à la condition qu’il y ait eu la volonté de le faire.
Les nombreuses questions posées par le petit nombre d’habitants de la commune présent ce vendredi 29 juin à 18 h 30 n’avaient pas de lien direct avec le sujet qui demeure celui de la construction urbanistique. Mais elles prouvent les très fortes attentes des administrés et des administrées pour un nombre considérable de problèmes de vie quotidienne dans le quartier qui ne sont pas résolues à ce jour.

COMMENTAIRE du 5 juillet 2018

SAVIGNY-SUR-ORGE : UN PLAN D’ACTION POUR REDYNAMISER LE CENTRE-VILLE

Le conseil municipal vient d’adopter une délibération qui lance le dossier de réhabilitation du quartier gare/centre-ville.

Manque de stationnement, enclavement, commerces fermés et insécurité. Le quartier centre-ville de Savigny-sur-Orge et les abords de la gare RER sont clairement en souffrance. A l’image de la Grande-Rue, cœur historique de la ville, minée par les squats et les rideaux de fer éternellement baissés, le secteur n’est plus du tout attractif. Pour tenter de le redynamiser, la commune vient d’adopter une délibération en conseil municipal afin de lancer les premières réflexions sur le devenir du quartier.

La volonté de la municipalité est de créer une zone d’aménagement concertée (ZAC). Une option sur laquelle va maintenant devoir délibérer le Grand Orly Seine-Bièvre (GOSB) qui détient seul la compétence sur l’opportunité de création d’une ZAC. « Des études de faisabilité financées par le GOSB devraient démarrer en septembre », indique le cabinet du maire Eric Mehlhorn (LR). Par la suite, un aménageur sera désigné et des procédures de concertation lancées. Le calendrier de cette vaste opération de réhabilitation et de redynamisation s’annonce donc plutôt long.

« Cela ne se fera pas en six mois »

« Nous sommes sur des délais proches de celui du programme ANRU du quartier Grand-Vaux, prévient le maire. Cela ne se fera pas en six mois. Les premières réflexions doivent nous mener jusqu’à la fin de l’année 2019. Une fois l’aménageur désigné, le dossier pourra accélérer. » Ce dossier, l’un des principaux de sa fin de mandat, tient particulièrement à cœur à Eric Mehlhorn. « Nous souhaitons redonner à la ville un centre attractif, confie-t-il. Il faut retrouver une offre commerciale satisfaisante et diversifiée là où trop de fast-foods se sont installés par exemple. Entre la gare et les deux lycées implantés dans le quartier, le passage est très important mais il n’existe actuellement aucun lieu convivial de fixation pour ce public. »

Ces arguments n’ont pas convaincu le groupe d’opposition « Savigny, notre ville » qui s’est exprimé contre cette délibération. « Le périmètre choisi pour cette ZAC ne correspond pas à la réalité du quartier, rétorque Jean-Marc Defrémont, opposant EELV. La répartition est favorable aux intérêts des constructeurs mais pas à la cohérence du quartier. »

RÉFÉRENCE
DEGRADI Laurent, « Savigny-sur-Orge : un plan d’action pour redynamiser le centre-ville », Le Parisien, Édition Essonne, 5 juillet 2018, p. IV.

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ISSN 2495-1161. Dépôt légal du numérique, BNF 2018

Savigny-sur-Orge. Vente de la colonie de vacances de La Tranche-sur-Mer (Vendée) pour 385 000 €

C’est pour une somme de 385 000 € qu’un acheteur a enfin acquit les 2,4 hectares et les 2 589 m2 construits de la colonie de vacances La Savinière, à La Tranche-sur-Mer  (Vendée), que possédait la commune de Savigny-sur-Orge (Essonne). La vente aux enchères à la bougie, le 26 juin 2018 à la Chambre des notaires de Paris, 12 avenue Victoria, dans le 11e arrondissement, a été laborieuse puisqu’on se souvient qu’une première vente aux enchères s’était déroulée le 22 novembre 2017. La mise à prix était alors de 408 000 €. Aucun acheteur ne s’était présenté.

Vente par la commune de Savigny-sur-Orge de la colonie de vacances de La Tranche-sur-Mer (Vendée). Extrait de «Vente aux enchères immobilières des Notaires», n°410, Séances des 26 juin et 3 juillet 2018, édité par la Chambre des notaires de Paris, p. 7.


Ce dernier épisode clos un bien triste dossier et amène à s’interroger sur la valeur réelle des biens immobiliers des communes. D’abord estimée à plus de 1 000 000 €, puis à 500 000 €, ce n’est qu’à la somme de 385 000 € qu’un acheteur a été trouvé.

Cela met le m2 construit à 148 €, ce qui n’est pas cher ! Il y a en effet 2 589 m2 construits. D’autant plus que ce prix intègre un terrain de 2,4 hectares, dont une partie boisée ! Ces questions d’estimation des biens communaux font rêver les élus, les fonctionnaires territoriaux, et les consultants des collectivités locales : ils ont une tendance naturelle à surestimer leur valeur, sans tenir compte de la réalité du marché immobilier.

Ce qui n’est pas cher dans la mesure où pour 385 000 €, on peut difficilement acheter deux pavillons avec jardin dans la plupart des quartiers de la commune de Savigny-sur-Orge en 2018.

Il est à noter que la ville de Savigny-sur-Orge n’encaissera pas la somme exacte de 385 000 €, divers frais venant les diminuer…

Le temps des joyeuses colonies de vacances est révolu.


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LÉGENDE DES ILLUSTRATIONS
Vente par la commune de Savigny-sur-Orge de la colonie de vacances de La Tranche-sur-Mer (Vendée). Extrait de «Vente aux enchères immobilières des Notaires», n°410, Séances des 26 juin et 3 juillet 2018, édité par la Chambre des notaires de Paris, p. 7.

© Bernard MÉRIGOT, le 29 juin 2018, 21 heures.

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Savigny-sur-Orge. La 2e édition de la vente aux enchères de La Savinière trouvera-t-elle un acheteur ?

La commune de Savigny-sur-Orge est propriétaire d’une colonie de vacances située à La Tranche-sur-Mer (Vendée). Son conseil municipal, après l’avoir fermé en 2015, a décidé par une délibération de la vendre.

  • Une première séance de vente aux enchères à la bougie a eu lieu le 21 novembre 2017. Elle était mise à prix à 408 000 €. Aucun acheteur ne s’est manifesté.
  • Une seconde séance de vente aux enchères aura lieu le mardi 26 juin 2018 à 14 heures. Elle est mise à prix 350 000 € par la Chambre des Notaires de Paris, 12 avenue Victoria, Paris 1er.

DOCUMENT

ENSEMBLE IMMOBILIER DE 2 589 m² ENVIRON
SUR UN TERRAIN DE 2,4 HECTARES ENVIRON

Référence : 2018-19-14
Séance : 26 juin 2018 – 13h30 ( Après-midi )
La Savinière, 85360 LA TRANCHE-SUR-MER
Mise à prix
: 350 000 €
Consignation
: 70 000 € (par chèque de banque à l’ordre de Maître de PUISSÉGUR)

Galerie La Savinière, La Tranche-sur-Mer (Vendée).
Vente aux enchères du mardi 26 juin 2018, Chambre des Notaires de Paris,
12 avenue Victoria, Paris 1er, à 13 heures.

Vente à la bougie

Description
Dans une commune du Centre-Ouest de la France, dans le département de la Vendée, ensemble immobilier anciennement à usage de centre de vacances, situé dans une forêt de pins au coeur d’un parc clos, au 9 chemin du Sablon, Route des Sables « La Savinière ».
– Bâtiment principal, édifié en 1932, comprenant : salle de classe, dortoirs, sanitaires, cuisine professionnelle refaite en 2010, réfectoire, lingerie, bibliothèque et un logement.
– Bâtiment de plain-pied avec préau pour les classes extérieures.
– Bâtiment infirmerie comprenant : chambres, local infirmerie, sanitaires, local buanderie.
– Local bar et technique avec piscine.
– Deux blocs sanitaires.
– Chaufferie.
– Terrain de tennis.

Honoraires
Consulter le cahier des charges.

Visites
Jours et horaires. Visite uniquement sur rendez-vous. Contacter MMe. SOUSA au 01 69 05 60 83.

Lieu de vente
Chambre des Notaires de Paris, 12 avenue Victoria, Paris 1er, à 14 heures.

Étude
Maître de PUISSÉGUR
78 avenue Jean Jaurès
91602 SAVIGNY-SUR-ORGE
Tél. : 01 69 05 60 83

Vendeur
Commune de Savigny-sur-Orge


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© Bernard MÉRIGOT, 25 juin 2018, 15 heures.

ISSN 2495-1161. Dépôt légal du numérique, BNF 2018
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Genèse et implications d’un concept mondial. Qu’est-ce qu’une « ville apprenante » (Learning citie) ? (UNESCO)

Pourquoi la gouvernance mondiale a-t-elle besoin de concepts mondiaux ?

Comment pense-t-on localement la réalité présente de la mondialisation ? Avec quels concepts l’analyse-t-on ? Et comment pense-t-on son avenir ? Pour répondre, il convient de distinguer l’histoire de la mondialisation et l’histoire du concept de mondialisation (« Globalisation » en anglais). Il y a d’une part le phénomène, et d’autre part le mot qui le désigne. La mondialisation a commencé à exister avant que son concept moderne n’apparaisse à la fin du XXe siècle. Le temps des choses, des faits et des idées n’est pas le temps des mots. Deux temporalités sont mêlées. Durant des siècles, les moyens de communications et les échanges entre les pays du monde ont lentement évolués. Ils se sont perfectionnés jusqu’au moment où du fait de leur emprise grandissante, un modèle unique, économique, financier, social et culturel à commencé à s’ imposer.

La ville mondiale, la nuit, une ville semblable à toutes les villes du monde. « Street art » sur un mur de clôture en ciment. Il existe un imaginaire mondial des villes que des artistes anonymes représentent dans l’espace public. Oeuvre peinte Chemin de Grigny à Savigny-sur-Orge (Essonne), 6 novembre 2017. © Photographie BM/CAD pour PEE.

SOMMAIRE

INTRODUCTION. L’imaginaire fort de la ville mondiale
1. La gouvernance mondiale privée
2. La gouvernance mondiale publique
3. Les 7 savoirs nécessaires à l’éducation du futur
4. La gouvernance mondiale produit des concepts mondiaux
5. La ville globale, reflet de la complexité et de la dynamique du monde
6. Le réseau mondial des villes apprenantes de l’UNESCO
7. Villes intelligentes et villes apprenantes
CONCLUSION. Concept mondial. Citoyenneté mondiale. Citoyenneté effective. Éducation mondiale. Compréhension mondiale.


INTRODUCTION

La mondialisation est un phénomène qui n’est ni extérieur, ni lointain : elle est partout présente. Chaque territoire, aussi petit soit-il, aussi modeste soit-il, est une des parties du « monde mondialisé ». Aucune ville n’y échappe, et aucune vie ne peut exister en dehors d’elle. Chacun d’entre nous – que ce soit inconsciemment, en s’en défendant ou en le revendiquant – en est un acteur. Au début des années 2000, le sociologue et anthropologue Alain BERTHO constatait à propos des « affrontement urbains contemporains », que les banlieues étaient des « micros territoires » où se télescopaient des processus transnationaux. (Voir « Autres sources», en fin d’article).

La diffusion généralisée des phénomènes de la mondialisation ignore toute limite. Les interdépendances qui lui est liées n’échappe pas aux plus jeunes. Ils manifestent (au sens fort du terme) qu’il existe, dans chaque territoire, dans chaque banlieue, dans chaque cité, dans chaque fast food ou kebab shop, à chaque coin de rue… un imaginaire fort de la ville mondiale. (Voir « Autres sources», en fin d’article). Les productions de l’art urbain (Street art), dont les peintures à la bombe couvrent les murs des villes en sont la preuve. Il n’est pas anodin que des jeunes de Savigny-sur-Orge, représentent la ville mondiale, version locale du modèle circulant global, sur le mur d’enceinte du cimetière de la Matinière, chemin de Grigny, à Savigny-sur-Orge.

Les murs en ciment, qui entourent sur le côté le cimetière de la Martinière, chemin de Grigny, à Savigny-sur-Orge, offrent leur support à des peintures à la bombe, manifestation de l’Art street. 6 novembre 2017 © Photographie BM/CAD pour PEE.


La mondialisation impose un modèle unique au travers de plusieurs modalités.

1. Gouvernance mondiale publique ou gouvernance mondiale privée ? Aujourd’hui, comme hier, l’humanité est toujours confrontée à des crises et à des problèmes qu’elle n’arrive pas à résoudre comme la pauvreté, la faim, les catastrophes environnementales, l’injustice sociale, la prolifération des armes nucléaires… A partir des années 1990, cédant aux exigences des marchés financiers, une gouvernance mondiale privée s’est mise à concentrer de plus en plus les richesses : marchandisation des savoirs et des connaissances, contrats d’objectifs fondés sur la rentabilité, flexibilisation et la précarisation des personnels, soumission à la compétitivité et à la concurrence.

2. L’alternative à cette domination existe. C’est une gouvernance mondiale publique qui se fonde sur la connaissance, l’intelligence et l’expérience, c’est-à-dire sur des biens communs qui ont pour caractéristique de se multiplier en se partageant, en s’inscrivant dans une logique de mutualisation et de partage collectif et gratuit, et en ayant un seul projet : le progrès pour tous.

3. Les 7 savoirs nécessaires à l’éducation du futur. Federico MAYOR, directeur général de l’UNESCO de 1987 à 1999, écrit dans sa préface au rapport d’Edgar MORIN intitulé Les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur : « nous devons repenser la façon d’organiser la connaissance (…) abattre les barrières traditionnelles entre les disciplines et concevoir comment relier ce qui a été jusqu’ici séparé. » (1)

Les sept principes proposés par Edgar MORIN sont les suivants :

1. la lutte contre l’erreur et l’illusion qui parasitent le comportement et l’esprit humains,
2. les principes d’une connaissance pertinente, c’est-à-dire d’une pensée qui distingue et qui relie,
3. l’enseignement de la condition humaine,
4. l’enseignement de l’identité terrienne,
5. la conscience des incertitudes humaines et scientifiques et l’apprentissage des stratégies pour les affronter,
6. l’enseignement de la compréhension de soi et de l’autre,
7. l’éthique du genre humain.

4. La gouvernance mondiale produit des concepts mondiaux. Quand et comment les consensus entre les pays du monde se forment-ils ? Sur quels sujets ? Autour de quelles idées ? Avec quels mots ? Autant de questions qui se posent à l’égard de l’actualité des grandes organisations internationales : ONU, UNESCO, CNUCED, PNUD, HCR, PNUE, PAM, UNICEF, Haut-Commissariat aux droits de l’homme… Elles sont confrontées aux rapports entre puissances (bipolarité, multipolarité, pays émergents), aux transformations de la conflictualité (déclin de la guerre « clausewitzienne», à la multiplication des conflits intra-étatiques et des guerres asymétriques), aux nouveaux défis transnationaux (réchauffement climatique, pandémies), aux dynamiques de la globalisation (financiarisation, migrations, Internet), aux nouvelles normes d’action collective (sécurité humaine, développement durable, « responsabilité de protéger »). (2)

Une bibliothèque publique est un exemple d’équipement qui structure à la fois la ville et la société en leur conférant une « fonction apprenante ». Le site de la Bibliothèque nationale de France (BNF) à Paris, 13e arrondissement, « comme s’il était recouvert de neige et survolé par un drone ». Maquette de la ville de Paris exposée au Pavillon de l’Arsenal, 21 Boulevard Morland, Paris IVe, 22 janvier 1018. © Photographie BM/CAD pour PEE.

5. La ville globale est un reflet de la complexité et des dynamiques mondiales. Une ville « globale » peut-elle échapper aux logiques de la mondialisation ? Elle ne saurait se résumer à la seule projection au sol de sa propre globalisation. Saskia SASSEN et Richard SENNETT remarquent qu’elle est « le lieu où s’incarnent et deviennent visibles les conflits sociaux, les injustices sociales, la marginalisation et la construction de nouvelles identités. Elle est le reflet de la complexité contemporaine des dynamiques et des échanges de ses acteurs ». (3)

Comment « penser la ville globale » ? Dans un premier temps, on peut considérer les formes urbaines successives qu’elle a prises au cours des temps. Mais on ne saurait se limiter à cette étude. On est obligé d’examiner le jeu des pouvoirs politiques et économiques, publics et privés, ainsi que les dynamiques des reconnaissances ou des exclusions auxquels ses acteurs se livrent aujourd’hui. « (La ville globale) est ce que dessine l’urbaniste, mais aussi ce que produisent ses habitants, les intérêts publics et privés, les déplacements de population, les migrations ».

  • Comment penser la ville à l’heure des réseaux et d’Internet, à celle de la mobilité interne et internationale des acteurs ?
  • Comment comprendre l’organisation de l’espace, les transports, l’ouverture à la modernité, à la durabilité, au souci d’environnement, ou de démocratie ?
  • Peut-on éviter de la considérer autrement que sous l’angle de sa complexité, de ses ambivalences ?
  • Comment la penser en des temps de violences et d’inquiétudes sur notre capacité à vivre ensemble ?

6. Le Réseau mondial des villes apprenantes de l’UNESCO (Global network of learning Cities, GNLC) est né en 2013, à Pékin, lors de la tenue de la Première Conférence internationale sur les villes apprenantes, organisée par l’Institut de l’UNESCO pour l’apprentissage tout au long de la vie (Unesco Institute for Longlife learning, UIL) dont le siège est à Hambourg. Cette réunion, qui a rassemblé près de 500 maires et responsables locaux, a adopté la Déclaration de Pékin sur la création des villes apprenantes.

Une « Ville apprenante » (Learning Citie) est une ville qui mobilise ses forces pour assurer à ses citoyens un apprentissage de qualité tout au long de la vie, depuis l’éducation de base jusqu’à l’enseignement supérieur, en y intégrant toutes les autres formes d’éducation informelle et de formation de ses habitants.

« Cadre des principales caractéristiques des villes apprenantes », extrait de « Réseau mondial des villes apprenantes. Documents d’orientation », UNESCO, 2015, p. 13.

Les objectifs du réseau des « villes apprenantes » sont de réunir, de par le monde, les collectivités désireuses de :

  • promouvoir un apprentissage intégrateur, pour l’emploi et le travail, dans les systèmes d’enseignement ;
  • favoriser une culture de l’apprentissage tout au long de la vie ;
  • autonomiser les individus et promouvoir la cohésion sociale, en les incitant et en leur donnant les moyens de participer activement à la vie publique ;
  • soutenir le développement économique et la prospérité culturelle en soutenant l’accès, à la culture, aux technologies et aux loisirs ;
  • promouvoir le développement durable, en changeant nos façons de penser et d’agir grâce à l’éducation ;
  • stimuler la mobilisation et l’utilisation des ressources, l’échange des idées et encourager les citoyens à partager leurs talents et savoirs ;
  • renforcer la volonté et l’engagement politique dans les stratégies de construction des villes apprenantes.

7. « Ville intelligente » et « ville apprenante ». La notion de « ville apprenante » peut être considérée comme une évolution de celle de « ville intelligente » : la ville apprenante intégrerait une dimension « plus humaine et sociale que celle de ville intelligente, en introduisant un droit à l’erreur (« On apprend de ses erreurs ») ». (5) Sans entrer dans la définition de ce que l’on doit entendre par « intelligence », soulignons que l’« intelligence » est un processus individuel et collectif complexe. L’intelligence n’est jamais linéaire, elle n’existe qu’au travers de constructions sociales, toujours élaborées à un moment donné, dans un lieu donné, et chaque fois recomposées à un autre moment, dans un autre lieu.

La reconnaissance du droit à l’erreur ne doit pas aboutir à une culture du fatalisme de l’erreur qui aboutirait à une excuse généralisée de toutes les conséquences des politiques publiques en les excusant par avance.  Les politiques publiques font l’objet de « révisions » périodiques. Ce qui apparaissait à un moment historique donné comme une bonne solution, ne présentant que des avantages, se révèle – un autre moment historique – comme ayant négligé des inconvénients majeurs. L’erreur publique ne doit pas devenir un Droit à l’erreur, faite de « on ne savait pas », « on ne pouvait pas savoir », « les choses étaient différentes ».

« Nous nous sommes complétement trompés en construisant les grands ensembles d’habitation » : un tel jugement émis par des urbanistes en 1990 sur ce qu’ils ont réalisé en 1960, trente ans plus tard, résonne comme une remise en cause radicale des certitudes publiques qui ont présidées à la réalisation d’équipements structurants des villes. Il est évident que l’intelligence territoriale de 1990, n’est pas la même que celle de 1960, avec ses contraintes et ses moyens du moment, avec ses rapports entre l’État, les collectivités et les habitants. La seule curiosité qu’il est urgent d’avoir ne concerne pas tellement les erreurs collectives qui sont faites aujourd’hui, mais celle qui seront faites demain, parce qu’elles auront des conséquences après-demain.

La véritable nouveauté de la ville apprenante ne saurait résider de façon limitative dans la reconnaissance tardive des erreurs passées. La Déclaration de Pékin sur les villes apprenantes de l’UNESCO (2015), en reconnaissant la place des apprentissages c’est-à-dire les savoirs, les connaissances… fondées sur un libre accès à toutes les informations publiques, fixe trois objectifs :

  • « améliorer la qualité de la vie,
  • transmettre aux citoyens la capacité d’anticiper et de relever les nouveaux défis,
  • édifier des sociétés meilleures et plus durables ». (p. 5)

Nous retiendrons les idées suivantes extraites du Préambule :

  • La viabilité des sociétés.  « Nous constatons que nous vivons dans un monde complexe en perpétuelle évolution, dans lequel les normes sociales, économiques et politiques sont redéfinies en permanence.
    La croissance économique et l’emploi, l’urbanisation, l’évolution démographique, les avancées scientifiques et technologiques, la diversité culturelle et la nécessité de maintenir la sécurité humaine ainsi que la sécurité publique constituent quelques-uns des défis posés à la gouvernance et à la viabilité de nos sociétés. »
    (Préambule 1)
  • L’autonomisation des citoyens. « Nous affirmons que, si nous voulons autonomiser les citoyens – c’est-à-dire tous les résidents des villes et des communautés – nous devons faire notre possible pour leur donner l’accès à un vaste choix d’opportunités d’apprendre tout au long de leur vie, et pour les encourager à les exploiter. » (Préambule 2)
  • Rôle des apprentissages. « Nous sommes convaincus que l’apprentissage améliore la qualité de la vie, transmet aux citoyens la capacité d’anticiper et de relever les nouveaux défis, et contribue à édifier des sociétés meilleures et plus durables. » (Préambule 3)
  • L’accélération de l’urbanisation. « Nous constatons que la majorité de la population mondiale vit aujourd’hui dans des villes et régions urbaines, et que cette tendance s’accélère. Par conséquent, les villes et les régions urbaines jouent un rôle toujours plus important dans le développement national et mondial. » (Préambule 6)
  • Rôle des communautés apprenantes et des villes apprenantes dans le développement durable. « Nous savons que les villes assument un rôle de premier plan dans la promotion de l’inclusion sociale, de la croissance économique, de la sécurité publique et de la protection de l’environnement.Les villes doivent par conséquent être à la fois les architectes et les exécutants des stratégies qui favorisent l’apprentissage tout au long de la vie et le développement durable. » (Préambule 7)
  • La citoyenneté active. « Nous anticipons que les villes apprenantes faciliteront l’autonomisation des individus, établiront la cohésion sociale, favoriseront la citoyenneté active, développeront la prospérité économique et culturelle et poseront les fondements du développement durable. » (Préambule 11)

Salle de classe d’école primaire, années 1930-1950. Reconstitution. Musée d’Histoire locale, Fréjus (Var), 2 janvier 2018. © Photographie BM/CAD pour PEE.


CONCLUSION

A la date du 31 décembre 2017, 105 villes du monde ont adhéré au réseau des villes apprenantes de l’UNESCO. Le cas du concept de « ville apprenante » (Learning Citie), appartient à deux domaines distincts qui sont évidemment liés :

  • domaine des actions des institutions internationales (UNESCO), des programmes que celles-ci développent, et des accords internationaux qu’elles élaborent,
  • domaine de la recherche académique sur les concepts utilisés dans ces actions, et sur les pratiques des programmes qui les mettent en œuvre, sur leurs effets, sur leurs évaluations.

L’examen du statut de concept mondial (Global concept) amène à conclure qu’il n’est pas possible de penser, d’agir, et de faire des recherches sans prendre en compte la citoyenneté mondiale. Celle-ci se définit comme étant la :

« citoyenneté implicite et légitime des citoyens du monde qui estiment que tous les habitants de la Terre forment un même peuple commun, avec des droits et des devoirs communs qui dépassent les clivages nationaux en plaçant l’intérêt de l’humanité au-dessus des intérêts nationaux ».

Se pose alors la question de la citoyenneté effective (Effective citizenship), c’est-à-dire de la citoyenneté vécue localement et quotidiennement. Aux États-Unis, pour le Conseil national des sciences sociales (National Council for Social Studies, NCSS), le but des sciences humaines et sociales (Humanities and social Sciences) consiste à :

« enseigner aux élèves la connaissance du contenu, des compétences intellectuelles, et les valeurs civiques nécessaires pour remplir les devoirs de la citoyenneté dans une démocratie participative. ». (6)

Le but de la recherche en sciences humaines et sociales est de contribuer à la réalisation d’une démocratie participative par une « éducation globale ».

Cette éducation globale doit inculquer une « compréhension globale ». (7) Elle consiste à faire comprendre, et faire reconnaître par tous – et notamment aux élèves – que leur point de vue personnel sur les problèmes du monde ne sont pas nécessairement partagés par les autres.


RÉFÉRENCES DE L’ARTICLE

1. MORIN Edgar, Les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur, Rapport à l’UNESCO, 1999.
2. NAY Olivier, PETITEVILLE Franck, « Éléments pour une sociologie du changement dans les organisations internationales », Critique internationale, 2011/4 (n° 53), p. 9-20. DOI : 10.3917/crii.053.0009. URL : https://www.cairn.info/revue-critique-internationale-2011-4-page-9.htm
3. SASSEN Saskia et SENNETT Richard,
« Villes globales », Chaire Ville globale, Collège d’études mondiales Fondation Maison Sciences de l’Homme, 2017-2018. URL : http://www.fmsh.fr/fr/college-etudesmondiales/24280
4. « La Déclaration de Pékin sur la création des villes apprenantes »,
UNESCO, 21-23 octobre 2013 », p. 5 et 6, in Apprentissage tout au long de la vie pour tous : inclusion, prospérité et pérennité dans les villes, Institut pour l’apprentissage tout au long de la vie /UIL, Hambourg (Allemagne), 2015, 23 p. UIL/2015/ME/H/SRev.
5. « La ville apprenante », Géoconfluence, 12 mai 2017. URL : http://geoconfluences.ens-lyon.fr/actualites/veille/ville-apprenante
6. « About National Council for the Social Studies ». The National Council for Social Studies (NCSS), URL : http://www.socialstudies.org/about [archive], 2009.
7. HANVEY Robert, « An Attainable Global Perspective, Theory into Practice », Vol. 21, No. 3, Global Education, 1982, pp. 162-167.
ANDERSON Charlotte, «Global Education in the Classroom, Theory into Practice, Vol. 21, No. 3, Global Education, 1982, pp 168-176.

Autres sources

  • BERTHO Alain, « Penser la « ville monde » », Socio-anthropologie, 2005. URL : http://journals.openedition.org/socio-anthropologie/430
  • « A kebab shop is a quick service food establishment quick service specialising in various fast food and street foods dishes, primarily Döner kebb Döner and related sandwiches. Kebab shops are commonplace throughout most of the European continent with recent growth in countries like the United States, Canada, and Australia. »
  • GUIGNARD Virginie, « La gouvernance urbaine des villes apprenantes », 7 mai 2017.
    L’article interroge la manière dont les administrations urbaines peuvent jouer un rôle moteur dans l’émergence d’une ville apprenante, quitte à résister aux échelons supérieurs en jouant le rôle de « refuges sociétaux » (par exemple pour régulariser des sans-papiers).
  • DURIEZ Frédéric, « Quand ce sont les villes qui apprennent de leurs habitants », 6 mai 2017.
    L’expérience citadine implique une somme importante d’apprentissages en termes de comportements, de motilité, de maîtrise du temps. L’article se demande comment le big data peut tirer parti de ces savoirs, en soulignant les limites possibles de ces outils.
  • LE LUHERNE Nicolas, « Enclavée ou connectée quels enjeux pour la commune rurale de demain ? », 11 mai 2017.
    Et si les bourgs ruraux pouvaient devenir des « smart villages » ? Le territoire apprenant doit s’accorder le droit à l’erreur pour acquérir les compétences indispensables du monde numérique.
  • ROBERGE Alexandre, « Les bibliothèques, centres urbains de création », 7 mai 2017.
    Autrefois « gardiennes urbaines des livres », les bibliothèques ont été des lieux d’accès à la culture numérique avant la démocratisation de l’accès à internet. Et maintenant ? En Amérique du Nord, des bibliothèques deviennent des lieux de création et d’expression.

RÉFÉRENCES DES ILLUSTRATIONS

  • La ville mondiale, la nuit est semblable à toutes les villes du monde. Street Art sur mur en ciment. Sentier de Grigny à Savigny-sur-Orge, le 6 novembre 2017. © Photographie Bernard MÉRIGOT/CAD pour PEE.
  • Une bibliothèque publique est un exemple d’équipement qui structure à la fois la ville et la société en leur conférant une « fonction apprenante ». Le site de la Bibliothèque nationale de France (BNF) à Paris, 13e arrondissement, « comme s’il était recouvert de neige et survolé par un drone ». Maquette de la ville de Paris exposée au Pavillon de l’Arsenal, 21 Boulevard Morland, Paris IVe, 22 janvier 1018. © Photographie Bernard MÉRIGOT/CAD pour PEE.
  • « Cadre des principales caractéristiques des villes apprenantes », extrait de « Réseau mondial des villes apprenantes. Documents d’orientation », UNESCO, 2015, p. 13.
  • Salle de classe d’école primaire, années 1930-1950. Reconstitution. Musée d’Histoire locale, Fréjus (Var)., 2 janvier 2018. © Photographie Bernard MÉRIGOT/CAD pour PEE.

DOCUMENT

DÉCLARATION DE PÉKIN DE L’UNESCO
SUR LA CRÉATION DE VILLES APPRENANTES
Apprentissage tout au long de la vie pour tous, inclusion, prospérité et pérennité dans les villes
23 octobre 2015

Extraits du préambule

Préambule 1. La viabilité de nos sociétés
« Nous constatons que nous vivons dans un monde complexe en perpétuelle évolution, dans lequel les normes sociales, économiques et politiques sont redéfinies en permanence.

La croissance économique et l’emploi, l’urbanisation, l’évolution démographique, les avancées scientifiques et technologiques, la diversité culturelle et la nécessité de maintenir la sécurité humaine ainsi que la sécurité publique constituent quelques-uns des défis posés à la gouvernance et à la viabilité de nos sociétés. »

Préambule 2. L’autonomisation des citoyens
« Nous affirmons que, si nous voulons autonomiser les citoyens – c’est-à-dire tous les résidents des villes et des communautés – nous devons faire notre possible pour leur donner l’accès à un vaste choix d’opportunités d’apprendre tout au long de leur vie, et pour les encourager à les exploiter. »

Préambule 3. Rôle des apprentissages
« Nous sommes convaincus que l’apprentissage améliore la qualité de la vie, transmet aux citoyens la capacité d’anticiper et de relever les nouveaux défis, et contribue à édifier des sociétés meilleures et plus durables. »

(…)

Préambule 6. L’accélération de l’urbanisation
« 
Nous constatons que la majorité de la population mondiale vit aujourd’hui dans des villes et régions urbaines, et que cette tendance s’accélère. Par conséquent, les villes et les régions urbaines jouent un rôle toujours plus important dans le développement national et mondial. »

Préambule 7. Rôle des communautés apprenantes et des villes apprenantes dans le développement durable
« Nous savons que les villes assument un rôle de premier plan dans la promotion de l’inclusion sociale, de la croissance économique, de la sécurité publique et de la protection de l’environnement.Les villes doivent par conséquent être à la fois les architectes et les exécutants des stratégies qui favorisent l’apprentissage tout au long de la vie et le développement durable. »

(…)

Préambule 11. Favoriser la citoyenneté active
« Nous anticipons que les villes apprenantes faciliteront l’autonomisation des individus, établiront la cohésion sociale, favoriseront la citoyenneté active, développeront la prospérité économique et culturelle et poseront les fondements du développement durable. »

RÉFÉRENCES DU DOCUMENT
UNESCO,
« Déclaration de Pékin sur la création des villes apprenantes. Pékin 21-23 octobre 2013 », p. 5 et 6, in Apprentissage tout au long de la vie pour tous : inclusion, prospérité et pérennité dans les villes, Institut pour l’apprentissage tout au long de la vie /UIL, Hambourg (Allemagne), 2015, 23 p. UIL/2015/ME/H/SRev. URL :
https://uil.unesco.org/fr/apprendre-au-long-vie/villes-apprenantes


© Sylvie MÉRIGOT-MONNIOTTE, 22 juin 2018, 23 heures.

ISSN 2495-1161. Dépôt légal du numérique, BNF 2018
http://portes-essonne-environnement.fr

Savigny-sur-Orge. Quartier de Grand-Vaux. Un projet d’atelier de menuiserie pour l’insertion par l’emploi

Avec quels projets une commune peut-elle favoriser l’insertion des jeunes par le travail ?

Territoires et Emplois. Un territoire donné – en l’occurrence ici, une commune – comprend une réalité visible (ses rues, ses équipements, ses monuments, ses maisons…) et des réalités vécues, non visibles directement, qui doivent faire l’objet d’enquêtes pour être appréhendées. Il en est ainsi de l’emploi dans une commune. Qui travaille et qui ne travaille pas ? Qui est à la recherche d’un travail ? Qui est au chômage ?

Cette réalité se décline à chaque niveau d’emboîtement des territoires (commune, intercommunalité, département, région, métropole, ensemble de la France). On se livre ici au jeu de la comparaison des valeurs et des pourcentages : où y a-t-il plus de chômage ? Où y a-t-il moins de chômage ?

Taux de chômage à Savigny-sur-Orge (Essonne) et en France de 2006 à 2014.

  • 2006-2010. Le taux de chômage à Savigny-sur-Orge est inférieur au taux de l’ensemble de la France.
  • 2011. Le taux de chômage à Savigny-sur-Orge est identique au taux de l’ensemble de la France (9,7%).
  • 2014. Le taux de chômage à Savigny-sur-Orge est supérieur au taux de l’ensemble de la France.

Il est évident que cette situation requiert une attention de tous les acteurs de la commune. D’autant plus qu’il s’agit d’une moyenne et que le chômage touche plus sévèrement les jeunes, particulièrement dans certains quartiers de la commune.  A la date du 9 mai 2018, l’INSEE en France ne fournit aucun chiffre postérieur à l’année 2014.


Quel est le taux de chômage des 15-24 ans en France ? L’Organisation internationale du travail définit le chômage comme « la situation de la main-d’oeuvre disponible pour travailler, qui est à la recherche d’un emploi, et qui ne réussit pas à en trouver ». Pour le centre de recherche Perspective Monde de l’Université de Sherbrooke (Canada), la situation du chômage en France pour les 15-24 ans s’établit en 2017 à un taux de 24,58 %. Pour les années à venir, les projections qu’ils ont établies prend en compte la situation structurelle de l’économie française. Elles ne prévoient en aucun cas une diminution du chômage mais, au contraire, une augmentation régulière. (1)

Taux de chômage des 18 – 24 ans en France

  • 2017. 24,58 %
  • 2018. 24,72 %
  • 2019. 24,85 %
  • 2020. 24,98 %

Quelles initiatives pour changer la situation ? C’est dans ce contexte d’augmentation du chômage dans la commune que deux habitants proposent de créer une entreprise d’insertion par l’emploi sous la forme d’un atelier coopératif  de menuiserie sous le nom de « Urban Style. Une menuiserie dans les quartiers ».

Savigny-sur-Orge. Urban Style. Une menuiserie dans les quartiers. Entreprise d’insertion par l’emploi. Extrait du dossier de présentation, 7 mai 2018.

Elle prendrait la forme d’une société coopérative de production (SCOP) dont le capital serait réparti pour 1/3 par les jeunes habitants de la commune, 1/3 par les habitants et 1/3 par les entreprises. Ses produits seraient constitués par des mobiliers conçus, fabriqués et vendus à partir de matériaux neufs et/ou d’occasion afin d’être recyclés.

DOCUMENT

SAVIGNY-SUR-ORGE : UNE MENUISERIE D’INSERTION
EN PROJET AU CŒUR DE GRAND-VAUX

Deux associés travaillent sur l’installation d’une menuiserie coopérative dans le quartier de Grand-Vaux où des jeunes du quartier, éloignés de l’emploi, seraient embauchés et actionnaires.
A 62 ans, Bernard Blanchaud, a conservé intact son esprit d’entreprendre. Ce chef d’entreprise, également élu d’opposition (LREM) à Savigny-sur-Orge, apporte actuellement les dernières touches à un projet d’entreprise d’insertion par le travail qui pourrait voir le jour dès janvier 2019 sur le quartier de Grand-Vaux.
« Mon mandat d’élu m’a aidé à prendre conscience de certaines réalités présentes sur les quartiers populaires de notre ville comme Grand Vaux ou les Prés-Saint-Martin. Surtout en ce qui concerne la situation des jeunes », confie-t-il. Associé à Nicolas Fernandes, jeune chauffeur-livreur de 26 ans originaire de Grand Vaux, il s’est fixé l’objectif d’ouvrir une menuiserie à statut de coopérative de production (SCOP). « Dans un premier temps, on partirait avec 36 actionnaires, révèle Bernard Blanchaud. Un tiers d’entre eux seraient des jeunes issus de ces quartiers, un tiers des particuliers et le dernier tiers serait composé de chefs d’entreprise de la région. »
Mobilier urbain et meubles
Dans un premier temps, cette menuiserie pourrait intégrer les locaux d’une ancienne supérette de Grand Vaux, désormais fermée, sous la forme d’un bail précaire. Puis, dans le cadre de l’opération ANRU dont va bénéficier ce grand ensemble, Bernard Blanchaud espère voir sa SCOP intégrer des locaux neufs dans la zone artisanale prévue en bordure du quartier.
Le public visé par cette menuiserie solidaire est celui concerné par le dispositif d’insertion par l’activité économique (IAE), à savoir très éloigné de l’emploi. « Pôle emploi et les missions locales nous enverrons leurs 16-25 ans que nous formerons mais ce dispositif peut aussi concerner les seniors en fin de droits notamment », explique le chef d’entreprise. Chaque candidat retenu profitera d’une formation de six mois aux métiers du bois naturellement mais également à l’ensemble des maillons d’une entreprise commerciale comme la comptabilité, le secrétariat ou les méthodes de vente. « Nous allons démarrer avec un salarié à plein temps spécialisé dans la production du bois et une équipe de bénévoles », complète Bernard Blanchaud qui a déjà débuté sa prospection. Des réunions d’information sont organisées dans la commune et des affiches ont été placardées à Grand Vaux ou aux Pré-Saint-Martin. « C’est un appel à toutes les bonnes volontés. Il faut aussi que des particuliers s’investissent pour que ce projet existe », poursuit-il.
Une fois lancée, la menuiserie s’attaquera à deux marchés différents. Celui du mobilier urbain comme les bancs ou tables de pique-nique et celui d’un mobilier davantage adressé aux particuliers. « On veut développer un site Internet de e-commerce pour la vente de produits tendances réalisés à partir de tonneaux recyclés et de palettes. Il s’agit d’une toute nouvelle activité », révèle Bernard Blanchaud qui se heurte à un ultime obstacle, celui du financement. « Un partenaire financier s’est déjà déclaré intéressé puisque ce projet bénéficie des mesures en faveur des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPC), poursuit-il. Reste maintenant à trouver des prêts complémentaires. »
RÉFÉRENCES DE L’ARTICLE
« Savigny-sur-Orge : une menuiserie d’insertion en projet au cœur de Grand-Vaux », Le Parisien Essonne, 6 mai 2018. Article de Laurent Degradi. http://www.leparisien.fr/essonne-91/savigny-sur-orge-une-menuiserie-d-insertion-en-projet-au-coeur-de-grand-vaux-06-05-2018-7701789.php

RÉFÉRENCES

1. « Chômage. % de la main d’oeuvre totale âgée de 15 à 24 ans », in Perspective monde, Outil pédagogique des grandes tendances mondiales depuis 1945, UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE (Canada). http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?langue=fr&codePays=FRA&codeTheme=8&codeStat=SL.UEM.1524.ZS

« Les projections sont établies à partir d’une tendance linéaire des cinq dernières valeurs réelles. L’équation de régression est construite ainsi : constante = -246.965, coefficient de régression = 0.135. Le calcul est simple : au produit de l’année par le coefficient de régression, on additionne la constante. On obtient alors la valeur estimée. »

Le site de Perspective Monde de l’université de Sherbrooke a été fondé en 2000 par Jean-Herman Guay, professeur titulaire à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke. Professeurs, professionnels de recherche, chargés de cours et étudiants ont contribué à son développement et son rayonnement. L’idée maîtresse est simple : fournir une plate-forme conviviale, gratuite, avec des contenus variés qui permettent de comprendre le monde contemporain.

LÉGENDES DES ILLUSTRATIONS

Savigny-sur-Orge. Urban Style. Une menuiserie dans les quartiers. Entreprise d’insertion par l’emploi. Extrait du dossier de présentation, 7 mai 2018.

© Bernard MÉRIGOT, 9 mai 2018, 23 heures.

ISSN 2495-1161. Dépôt légal du numérique, BNF 2018
http://portes-essonne-environnement.fr