Vœux de PEE pour 2020

Le Conseil d’orientation de Portes de l’Essonne Environnement
vous adresse ses meilleurs vœux pour l’année 2020.

RÉFÉRENCE
© Crédit photographique BM/CAD pour PEE, « Héron au parc de Savigny-sur-Orge Morsang-sur-Orge », 20 août 2019.

Portes de l’Essonne Environnement
 http://portes-essonne-environnement.fr
 Média numérique
 ISSN 2495-1161. Dépôt légal du numérique, BNF 2020

Quatre vœux pour 2020 : démocratie, environnement, égalités, intersectionnalité

Le média numérique Portes de l’Essonne Environnement (ISSN 2495-1161), publié sur le site http://portes-essonne-environnement.fr, est supporté par une structure associative et contributive, Porte de l’Essonne Environnement (PEE). Son Conseil d’orientation adresse ses remerciements à l’intention de tous ses lecteurs et de toutes ses lectrices qui suivent ses publications depuis la création du site en 2014.
En ce mois de janvier 2020, il leur adresse ses vœux les plus sincères.

Portes de l’Essonne Environnement

 

Dialogue global est le titre de la revue de l’Association internationale de Sociologie (International Sociological Association, ISA). « Dialogue global » constitue un impératif auquel tous les esprits progressistes ne peuvent que souscrire.

SOMMAIRE

  1. Les 4 voeux
  2. Document
  3. Exemples de conflits environnementaux et sociaux de demain
  4. Note sur l’intersectionnalité
  5. Légendes des illustrations de l’article
  6. Commentaires

I. LES 4 VOEUX

  • Une démocratie véritable
  • Un environnement enfin respecté
  • Un respect généralisé de l’égalité
  • Une dénonciation des effets des intersectionnalités (1)

Tels sont les quatre vœux que nous formulons pour cette nouvelle année 2020. Ce n’est pas un hasard s’ils concernent dans leur ensemble les quatre défis pour le XXIe siècle proposés par l’Association internationale de Sociologie qui organise en juillet 2020 à Porto Alegre son prochain congrès. Celui-ci se produit dans un contexte français, européen et mondial difficile, un monde rempli de dangers pour les générations qui habitent la Terre.


« Danger de mort ». Plaque de mise en garde de la SNCF taguée, 26 octobre 2019. © Photographie BM pour PEE.

 

Commentaire de l’illustration.
« Danger de mort » : les tags recouvrent la ville et cachent les interdictions.  Comment se fait-il que l’on ne rencontre jamais de panneaux  « Danger de vie » ? Peut-être parce que la vie, individuelle et collective, n’aime pas les interdictions. Pourtant les dangers se multiplient : réchauffement climatique, pesticides, perturbateurs endocriniens, discriminations, féminicides, diminution des retraites et des pouvoirs d’achat, absence de démocratie participative, discrédit des pouvoirs politiques… Et, dans dans une indifférence grandissante, venant d’au-delà des mers, des hommes, des femmes et des enfants continuent de franchir les frontières au péril de leur vie.


Il n’existe pas de gouvernance mondiale en mesure de résoudre les problèmes du monde.

« L’espoir d’une démocratie mondiale capable de s’attaquer aux trois problèmes mondiaux majeurs que sont le changement climatique, les migrations et les inégalités croissantes s’est aujourd’hui évanoui », tel est le constat réaliste que formule l’organe international représentatif des sociologues universitaires. Cela veut dire qu’aujourd’hui, l’analyse des pratiques politiques des différents États ne permet plus de croire qu’il existe une gouvernance mondiale en mesure de prendre en charge et de résoudre les problèmes du monde.

Le constat est alarmant. Il ne provient ni d’une analyse d’instances politiques, ni de celles de contre-pouvoirs partisans, mais d’une expertise scientifique indépendante développée par l’Association internationale de Sociologie (International Sociological Association, ISA). Ayant un statut d’ONG auprès de l’UNESCO, l’ISA regroupe 70 associations du monde entier et compte plus  8 000 sociologues universitaires appartenant à plus 72 pays. Ceux-ci ont choisi comme thème pour leur prochain congrès, en juillet 2020 à Porto Alegre (Brésil), de se pencher sur les quatre défis majeurs auxquels le monde est aujourd’hui confronté : la démocratie, l’environnement, l’immigration, l’intersectionnalité.

Leur analyse nous concerne pour une raison simple. Nous ne pouvons pas nous intéresser à un territoire (Portes de l’Essonne, Grand Orly Seine Bièvre, Métropole du Grand Paris) sans porter en même temps une attention particulière aux autres territoires qui nous entourent, et auxquels nous sommes confrontés. Le monde n’est pas seulement à notre porte : nous sommes le monde et le monde est en nous.

Tel est le message que nous adresse la communauté mondiale des sociologues. on lira ci-dessous en Document, leur message.


2. DOCUMENT

DÉMOCRATIE, ENVIRONNEMENT,
INÉGALITÉS, INTERSECTIONNALITÉ
Les quatre défis du XXIe siècle au programme du
Forum de l’Association internationale de Sociologie
de Porto Alegre (Brésil), du 14 au 18 juillet 2020

2000-2020 : vingt ans après le début du XXIe siècle, l’optimisme du millénaire s’est estompé et les défis auxquels nous sommes confrontés pour vivre ensemble sur une planète limitée sont encore plus urgents.

1. Démocratie
2. Environnement
3. Égalités
4. Intersectionnalités
5. Quels conflits environnementaux pour demain ?

1. DÉMOCRATIE

Alors que l’expansion et l’approfondissement de la démocratisation étaient tenus pour acquis au tournant du millénaire, la démocratie est en jeu dans un nombre croissant de pays, tandis que son élément clé constitué par la diversité et le respect égal pour tous les citoyens, est menacé.

L’espoir d’une démocratie mondiale qui soit capable de s’attaquer aux trois problèmes mondiaux majeurs s’est évanoui :

    • le changement climatique,
    • les migrations,
    • les inégalités croissantes.

Il est maintenant devenu clair que, pour faire face aux défis mondiaux, la démocratie doit être réinventée au sein et au-delà du système représentatif.

2. ENVIRONNEMENT

La crise environnementale et le changement climatique sont désormais une réalité préoccupante. Comment pouvons-nous vivre ensemble sur une planète limitée ? La terre et la nourriture sont redevenues des objets de lutte majeurs. Les conflits environnementaux et socio-territoriaux se sont multipliés contre les industries extractives. Quels sont les acteurs qui apportent des solutions innovantes pour faire prospérer nos sociétés à l’intérieur des frontières planétaires ? Comment la crise environnementale mondiale nous conduit-elle à la fois :

– à repenser notre monde ?
– à repenser les disciplines elles-mêmes qui étudient le monde, comme la sociologie et les sciences humaines et sociales ?

3. INÉGALITÉS

Les inégalités ont considérablement augmenté depuis le début du millénaire. Nous pouvons désormais compter vingt-six personnes qui possèdent plus de richesses que la moitié la plus pauvre de l’humanité. Ce niveau d’inégalité est une menace majeure pour la démocratie et l’écologie. Les inégalités affectent particulièrement les populations marginalisées et les femmes dans leur vie professionnelle, publique et privée.

4. INTERSECTIONNALITÉ

L’intersectionnalité est devenue un thème majeur dans les conférences de l’International Sociological Association (ISA) depuis 2000, au cours des vingt dernières années. Surmonter les discriminations économiques, raciales, coloniales et sexistes durables et interconnectées, et la violence qui les entretient, est un autre défi majeur de notre époque. La prise de conscience croissante de l’intersectionnalité est à la fois le résultat et le déclencheur de la montée des acteurs et des mouvements subalternes. Des communautés autochtones, des minorités, des féministes et des petites formes d’agriculture résistent à l’injustice en combinant pratiques, luttes sociales et visions du monde alternatives.

5. QUELS CONFLITS ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIAUX POUR DEMAIN ?

Le Forum de l’Association internationale de Sociologie l’International Sociological Association (ISA), qui se réunit en juillet 2020 à Porto Alegre (Brésil), s’est donné pour tâche de fournir des analyses répondant à ces quatre défis mondiaux, en accordant une attention particulière à leurs interconnexions et aux solutions possibles.  Nous utiliserons ce forum pour demander comment la sociologie et les sciences sociales ont relevé ces quatre défis mondiaux et comment elles ont été transformées elles-mêmes par eux.
•   Quels sont les apports des acteurs et des épistémologies du Sud ?
•   Quelles sont les nouvelles tendances de la sociologie mondiale qui permettent des analyses innovantes répondant à ces défis ?
•   Quels sont les obstacles auxquels nous sommes confrontés pour résoudre ces problèmes ?
•   Comment affronter nos problèmes communs à l’ère de la mondialisation ?

De quelle manière les acteurs et les mouvements, tant progressistes que conservateurs, abordent-ils ces défis ? Dans quelles perspectives conflictuelles ?

Geoffrey PLEYERS
Vice-président de l’ISA chargé de la recherche

RÉFÉRENCES DU DOCUMENT

PLEYERS Geoffrey, « Les défis du XXIe siècle : démocratie, environnement, inégalités, intersectionnalité », IVe Forum ISA de sociologie, Porto Alegre, Brésil, 14-18 juillet 2020.
PLEYERS Geoffrey, « Challenges of the 21st Century : Democracy, Environment, Inequalities, Intersectionality », IV ISA Forum of Sociology, Porto Alegre, Brazil, July 14-18, 2020. https://www.isa-sociology.org/en/conferences/forum/porto-alegre-2020


3. EXEMPLES LOCAUX DE CONFLITS ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIAUX DE DEMAIN

Au niveau local, les plans locaux d’urbanisme (PLU) décidés par les communes et les intercommunalités, qui autorisent par exemple la démolition de pavillons (dans le cas présent, des années de la fin du XIXe/début du XXe, et la disparition de leurs jardins et de leurs arbres) pour être remplacés par des immeubles avec leurs parkings, font partie d’un secteur de décisions qui échappent à ce jour à une réelle démocratie participative, maintenant à distance les habitants et les usagers actuels des territoires concernés. L’urbanisation croissante et la densification de l’habitat existant font partie des conflits environnementaux et sociaux de demain.

Annonce de démolition d’un pavillon devant être remplacé par un immeuble, rue Albert 1er / rue Chamberlin / avenue Carnot à Savigny-sur-Orge (Essonne). © Photographie BM pour PEE, 4 décembre 2019.

Commentaire de l’illustration.

Dans cet exemple, trois panneaux d’information de délivrance des permis de construire annoncent la construction d’un immeuble de 30 appartements (1 580 m2 construits). Il se situe dans un secteur subissant déjà de fortes contraintes urbanistiques et des bouchons de véhicules automobiles liés aux déplacements « pendulaires » (Une fois le matin, et une fois en fin de journée, du lundi au vendredi, durant les périodes scolaires), causés par les entrées et sorties des élèves de l’école du Sacré-Cœur, rue Chamberlin. Aucune municipalité n’a été en mesure à ce jour de les résoudre.
Un nouvel immeuble induit des nuisances permanentes. Les 30 appartements nouveaux amèneront environ 120 personnes et le stationnement permanent de 60 véhicules automobiles supplémentaires (2 véhicules par logement).
Il induit des nuisances intenses dans un temps limité. La période du chantier de construction – dont la durée et la conduite sont la plupart du temps insuffisamment maîtrisées – provoquera d’importantes nuisances du fait de la circulation d’innombrables véhicules pour les travaux.
Dans une ville, tout le monde cohabite avec tout le monde. La construction projetée aggravera de la situation, à la fois pendant les travaux, pour les riverains et pour les usagers, et de façon durable pour demain.

 

« Ici prochainement. La Villa Carnot ». Panneau d’annonce de construction d’un immeuble au carrefour rue Albert 1er / rue Chamberlin / avenue Carnot à Savigny-sur-Orge (Essonne), 30 décembre 2019 © Photographie BM pour PEE.

Commentaire de l’illustration

La délivrance des permis de construire par les communes est une pratique singulière qui est généralement conduite vis-à-vis des riverains et des usagers des villes par les élus et les administrations avec « une extrême  discrétion », voire dans une sorte de « secret défense »,  qui sont deux composantes de la « politique du fait accompli ». Pour quelles raisons profondes une municipalité délivre-t-elle, pour une même parcelle, un permis de démolir pour un pavillon existant (datant de la fin du XIXe/début du XXe siècle), et un permis de construire pour un immeuble ? Ces deux décisions doivent être interrogées : elles se situent, en cette année 2019, ou elles se produisent, dans un contexte de densification urbaine du quartier de la gare du RER de Savigny-sur-Orge. Elles résultent d’un effet paradoxal – c’est-à-dire incompréhensible – de la rénovation urbaine d’un autre quartier de la commune, le quartier de Grand-Vaux, où une rénovation urbaine en cours (ANRU), provoque la démolition de nombreux logements existants et à terme une baisse des logements sociaux de ce quartier : constructions de nouveaux logements d’un côté, démolition de logements sociaux existants d’un autre côté.

CONCLUSION

Une ville est un organisme vivant qui agrège de façon visible des milliers de vies individuelles complexes qui sont, pour leur majeure partie, invisibles les unes vis-à-vis des autres, chacune possédant un environnement et une histoire qui lui est propre. Une amélioration future hypothétique (AFH) peut-elle être compensée par une dégradation présente certaine (DPC) ? Rien n’est moins sûr. La perte de la qualité de vie offerte par des quartiers pavillonnaires (avec ses espaces non construits, ses arbres, sa faune et sa flore, sa qualité de l’air, son réchauffement climatique limité, son régime de retour des eaux pluviales vers les nappes phréatiques …) ne peut en aucun cas être compensée, pour ce même territoire, par celle offerte par des immeubles. La vie individuelle ignore les « compensations » imposées. Elles sont contraires à  l’écologie intégrale qui s’impose à nous.


4. NOTE SUR L’INTERSECTIONNALITÉ
La notion d’intersectionnalité est une notion relativement récente en sciences sociales. Elle nécessite d’être précisée.

L’intersectionnalité (intersectionality en anglais) est un concept utilisé en sociologie et en sciences sociales. Elle qualifie la situation de personnes qui subissent simultanément plusieurs formes de domination ou de discrimination dans une société. Le terme a été proposé en 1989 par l’américaine Kimberlé CRENSHAW (née en 1959), docteur en droit, avocate, professeur à l’Université de Californie, pour analyser les effets cumulés visant les femmes noires américaines : à savoir l’intersection du sexisme (être une femme) et du racisme (être noire).

Par exemple, en 2019, les critiques médiatiques adressées à Greta THUNBERG (née en 2003), militante contre le réchauffement climatique qui dénonce l’inaction des gouvernements, relèvent de l’intersectionnalité : elles visent à la fois son engagement écologiste, son appartenance au sexe féminin, sa jeunesse, voire sa nationalité suédoise ou sa personnalité.

L’intersectionnalité étudie les liens de domination et de discrimination (genre, race, classe sociale, orientation sexuelle, engagement politique…) qui se nouent. Elle analyse les rapports sociaux, à la fois au niveau macro-sociologique et au niveau micro-sociologique :

  • macro-sociologique, en analysant les systèmes de pouvoir expliquent le maintien des inégalités et leur développement,
  • micro-sociologique, en analysant la nature et les effets des systèmes d’inégalités complexes dans les trajectoires individuelles.

La recherche en matière d’intersectionnalité envisage différentes orientations comme l’approfondissement des notions de pouvoir, et la prise en compte des notions de capital (capital économique, de capital social, de capital naturel).

5. LÉGENDES DES ILLUSTRATIONS DE L’ARTICLE

  • Dialogue global est le titre de la revue de l’Association internationale de Sociologie (International Sociological Association, ISA). Il constitue un projet auquel tous les esprits progressistes ne peuvent que souscrire.
  • « Danger de mort ». Plaque de mise en garde de la SNCF taguée, 26 octobre 2019. © Photographie BM pour PEE.
  • Challenges of the 21st Century : Democracy, Environment, inequalities, Intersectionelity, IV ISA Forum of Sociology, July 14-18 2020, Porto Alegre, Brazil. © International Sociological Association/ISA.
  • Annonce de démolition d’un pavillon devant être remplacé par un immeuble, rue Albert 1er / rue Chamberlin / avenue Carnot à Savigny-sur-Orge (Essonne). © Photographie BM pour PEE, 4 décembre 2019.
  • « Ici prochainement. La Villa Carnot ». Panneau d’annonce de construction d’un immeuble au carrefour rue Albert 1er / rue Chamberlin / avenue Carnot à Savigny-sur-Orge (Essonne), 30 décembre 2019 © Photographie BM pour PEE.  

6. COMMENTAIRES

COMMENTAIRE du 3 janvier 2020
Un cinquième vœux : le décolonialisme

Dans votre article – très intéressant à plus d’un titre – vous soulevez un grave problème qui se pose chaque fois que l’on considère la façon dont les pouvoirs politiques modifient un environnement existant (naturel, urbain…) dans lequel des habitants vivent, en le démolissant purement et simplement pour le remplacer par un nouvel environnement (artificiel, densifié…).

Cette opération est effectuée par les autorités selon deux temporalités :

  • dans un contexte général (le Plan Local d’Urbanisme, le PLU, qu’il soit communal, intercommunal, métropolitain…),
  • dans un contexte particulier, concernant des décisions ponctuelles, avec souvent leurs lots « magnifiques et surprenantes dérogations » (hauteur des immeubles, dépassement des surfaces construites, manque de places de stationnement, voire autorisation de construction sur le domaine public lorsque par exemple des balcons privés le surplombent …).

Dans le cas des autorisations particulières, lorsque celles-ci portent sur un dossier précis (pour un permis de construire) celles-ci sont données :

  • avec une absence de transparence (rétention d’informations, confidentialité, secret…) entourant les décisions publiques d’attribution des permis de démolir, des permis de construire
  • avec un argumentaire fondé sur les seuls avantages que présente « ce qui est à venir » au détriment de « ce qui existe ». Les avantages sont toujours optimisés et les inconvénients sont, soit minimisés, soit tout simplement oubliés. Toute pensée autre est immédiatement réfutée et reléguée comme une position rétrograde. N’oublions pas que c’est par cette surdité et cet aveuglement que la France a détruit les haies de ses campagnes avec les graves conséquences sur la biodiversité des espèces végétales et animales, le régime des vents, l’aggravation des inondations…

Entre les élus municipaux, les élus intercommunaux, les fonctionnaires territoriaux, les propriétaires et les promoteurs, existe une « sympathique convivialité » fondée sur des intérêts communs : la construction d’un immeuble à la place d’un pavillon génère de nouveaux impôts fonciers, donc des recettes pour les collectivités. Elle génère aussi des dépenses, mais on n’en parle jamais.

Résumons :

  • D’un coté, ceux qui décident : les pouvoirs, les administrations, les maires, les promoteurs, les urbanistes…
  • De l’autre côté, ceux qui subissent leurs décisions : les riverains, les habitants, les usagers des territoires…

On s’aperçoit tout de suite qu’il y a une dépossession territoriale de ceux qui vivent la ville dans la mesure où, à aucun moment, les décisions de modification de l’environnement ne font l’objet d’une réelle démocratie participative de nature à ouvrir un espace permettant de formuler des consensus collectifs explicites.

« Le sol cède sous les pieds »

Cette situation est bien décrite par Bruno LATOUR qui écrit :

« L’impression de vertige, presque de panique, qui traverse toute la politique contemporaine, vient de ce que le sol cède sous les pieds de tout le monde à la fois, comme si on se sentait attaqué partout dans ses habitudes et dans ses biens. » (p. 17) Il précise : « C’est une question d’attachement, de mode de vie que l’on est en train de nous arracher, de sol, de propriété qui cèdent sous nos pas. » (p.18)

Le constat qu’il fait est simple :

« Personne n’est plus chez soi. Tout et ouvert. Il faudra vivre dehors, sans aucune protection, balloté par tous les vents, mélangé à tout le monde, se battre pour tout, ne plus avoir aucune garantie, se déplacer sans cesse, perde toute identité, tout confort. » (p. 20). Il lance cette interrogation : « Qui peut vivre ainsi ? »

Son analyse est que nous sommes en présence d’une nouvelle universalité. Lorsqu’il dit « sentir que le sol est en train de céder. » (p. 19), il ne s’agit pas d’une métaphore, d’un retour dialectique – ce que les médias seraient tentés de qualifier de « retour de manivelle » (Mais qui sait aujourd’hui ce que c’est ?) et qui pourrait s’énoncer en ces termes : le pouvoir qui dépossède est à son tour, dépossédé.

« Vous avez perdu votre territoire ? Nous vous l’avons pris. Apprenez que nous sommes en train de le perdre à notre tour… » (p. 17)

Autrement dit : Nous sommes des voleurs, mais nous sommes nous-mêmes, à notre tour, victimes de voleurs : ce sont les autres qui sont des voleurs ! Ainsi tentent cyniquement de se justifier ceux qui portent atteinte à la biodiversité et qui commettent les effets pernicieux sur le réchauffement climatique qui en découlent.

La désobéissance civile

Alors, comment penser la situation présente ? Et que faire ? Pour résister à cette colonisation, il existe une condition qui doit être remplie préalablement : celle de l’exercice d’une désobéissance épistémique, c’est-à-dire d’un abandon de l’obéissance de pensée. Rien de compliqué. Rappelons-nous l’idée novatrice de désobéissance civile, la Civil Disobedience défendue par l’américain Henry THOREAU (1817-1962). Il la définissait en 1849 comme « le refus assumé et public de se soumettre à une loi, à un règlement, à une organisation ou à un pouvoir jugé inique par ceux qui les subissent ». Alors que la désobéissance classique oppose deux formes de violence, la désobéissance civile est un refus non violent de participer aux mesures prises par un pouvoir illégitime.

La résistance à des lois injustes a existé dans le droit romain : c’est la jus resistendi, le droit à la résistance que LA BOÉTIE a repris au XVIe siècle dans le Discours de la servitude volontaire : le pouvoir d’un État repose entièrement sur la coopération de la population. Ainsi, dès l’instant où la population refuse d’obéir, l’État n’a plus de pouvoir.

A l’évidence nous sommes dans une logique marquée par le colonialisme. La réponse à lui apporter est celle du décolonialisme.

Le décolonialisme est donc le 5e vœu.

Et merci encore pour l’article et le document qui sont très intéressants.

LATOUR Bruno, Où atterrir ? Comment s’orienter en politique ? La Découverte, 2017, 156 p.

MAESSCHLCK Marc, « La désobéissance épistémique comme « contre-poétique » décoloniale » in MIGNOLO Walter D, La désobéissance épistémique. Rhétorique de la modernité, logique de la colonialité et grammaire de la décolonialité, PIE Peter Lang, 2015.


© Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT et Bernard MÉRIGOT, le Conseil d’orientation de PEE. Article mis en ligne le 1er janvier 2020.

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Grand Orly Seine Bièvre (GOSB). En quoi l’économie circulaire participe-t-elle au développement économique d’un territoire ?

L’Établissement public territorial Grand-Orly Seine Bièvre a organisé le 7 novembre 2019 ses 3e Assises du développement économique au Centre de conférences de l’Aéroport d’Orly (1).  Au programme : bilan de l’année, remise de prix, nouvelles signatures du Manifeste pour un territoire industriel et productif. Trois ateliers se sont déroulés dans le but de « préparer l’année à venir ». Ils ont porté sur :

  • les implantations industrielles de demain,
  • l’attractivité à l’international,
  • l’économie circulaire.

Ces trois notions sont à la fois des concepts théoriques, des notions opérationnelles générales et des domaines d’actions locales concrètes. Quels rapports entretiennent-elles entre elles ? La collectivité territoriale du Grand Orly Seine Bièvre s’étend sur 24 communes, 124 kilomètres carrés, et compte 700 000 habitants, 307 000 logements, 285 000 emplois. Dans ce cadre, comment peut être pensée une l’économie circulaire qui participe au développement de ce territoire ?

Régis LACOTE, directeur de l’aéroport d’Orly/Groupe ADP, et Michel LEPRETRE, président de l’Établissement public territorial Grand Orly Seine Bièvre (GOSB), lors des 3e Assises du développement économique, Centre de conférences de l’Aérogare d’Orly, 7 novembre 2019. © Photographie Bernard Mérigot pour PEE.


Le développement économique d’un territoire est une donnée directement compréhensible. Tout du moins en apparence. Mais savons-nous, d’une façon critique et prospective, ce qu’est vraiment le développement économique ?

Le niveau de développement économique et social d’un territoire est tout simplement l’état des évolutions positives ou négatives (démographie, emploi, logement, niveau de vie, éducation, santé…) qui affectent une population localisée. Constaté à un moment donné, il évolue dans le temps : tous les territoires connaissent des « cycles de vie » qui comportent des phases d’expansion, de stagnation, de déclin. Nous savons tous qu’un développement positif et continu, sans limite, d’un territoire, de l’illusion, de la prétention ou de la propagande. Voire, des trois.

Au niveau international, la première utilisation au XXe siècle du mot « développement », avec sa signification actuelle, semble être due à Harry TRUMAN (1884-1972), président des États-Unis de 1945 à 1953, lors de son discours d’investiture de 1949. On doit se demander aujourd’hui si le « développement économique », pris entre les programmes électoraux et la réalité vécue, est constitué par un ensemble de pratiques qui accroissent les égalités, ou bien qui renforcent les inégalités territoriales. Est-il inclusif ou bien exclusif ? Et surtout, produit-il des richesses durables ? Ces interrogations se posent dans tous les territoires, grands ou petits.

En pratique, on doit observer et retenir trois caractéristiques du développement, en tant que concept international, que l’on rencontre toujours à l’état de mélange :

  • des bonnes volontés de certains états industrialisés et d’initiatives privées,
  • des actions effectives de la communauté internationale (comme l’ONU, de divers organismes, d’ONG),
  • des résultats de conflits entre pays (guerre froide, tiers-monde, décolonisation).

Il convient d’ajouter à ces trois composantes, des idées et des concepts opérationnels qui ont marqués les opinions et les politiques publiques et privées, comme la décolonisation (1960), la conscience des limites de la croissance (Club de Rome, 1970), le développement durable (1980), le néolibéralisme (1990), l’altermondialisme (1990), le réchauffement climatique (2000), la transition énergétique (2010), l’écologie intégrale (2015), ou les fractures sociales et territoriales (Gilets jaunes, 2018, pour la France) …

Aucun développement territorial n’est « hors du temps ». Ce qui a marché en 1990 ne marche plus vingt ans après en 2000. Et on ne peut plus refaire en 2020 ce que l’on faisait en 2000.

Au niveau local en France, on retrouve ces différentes composantes. Elles sont en jeu au sein des politiques conduites par l’Europe (Programme FEDER, par exemple), par l’État (aménagement du territoire), par les régions, par les départements et par les établissements publics territoriaux (EPT) depuis que le législateur leur ont confié la compétence économique…
Le développement économique effectif d’un territoire est la résultante de ces différentes composantes, et de leurs différentes interactions, en sachant qu’en cette matière il y a rarement des surprises : le plus fort avance, le plus faible recule.


Les grands projets et les sites économiques de l’établissement public territorial Grand Orly Seine Bièvre (GOSB). Extrait de la carte distribuée le 7 novembre 2019 lors des 3e Assises du développement économique au Centre de conférence de l’Aéroport d’Orly. (Coll. Portes de l’Essonne Environnement).

On remarquera sur la carte figurant ci-dessus que certaines communes ne comportent aucun site économique. Pourquoi ?

Pour Michel LEPRÊTRE, président de Grand Orly Seine Bièvre, avec ces 3e Assises du développement économique, il s’agit de « poursuivre la dynamique enclenchée depuis 2017 : faire le point sur la mise en œuvre de la feuille de route du développement économique et tracer les perspectives de travail pour 2020 ».

Revenons à la question de la raison de l’implantation géographique d’une activité : pourquoi ici et pas ailleurs ? L’interrogation est d’actualité puisqu’on peut la lire dans le Bulletin officiel de l’Éducation nationale.

« La géographie vise à comprendre comment les individus et les sociétés organisent leur espace, s’y développent, le transforment. La géographie répond à des questions telles que « Où ? Quels acteurs ? Comment ? Pourquoi ici et pas ailleurs ? » pour décrire et expliquer le fonctionnement des territoires à différentes échelles. Elle met en évidence les interactions entre les sociétés et leurs environnements. » (3)

Cette réflexion figure dans le « Programme d’histoire-géographie de seconde générale et technologique » publié en 2019. Il concerne donc des élèves âgés d’une quinzaine d’années.

« Pourquoi ici et pas ailleurs ? » est une question dont on ne saurait mettre en doute la pertinence. Elle ouvre une interrogation sur la causalité. Pourquoi un fait se produit-il dans un lieu et pas dans un autre ? Quelle rationalité explique son existence et quelle raison justifie son inexistence ? Encore faudrait-il savoir ce qu’est un fait. Qu’est-ce qu’un fait géographique ? Qu’est-ce qu’un fait historique ? Qu’est-ce qu’un fait économique ? Qu’est-ce qu’un fait sociologique ? Qu’est-ce qu’un fait anthropologique ? … etc.

Et qu’est-ce qu’un fait politique ? C’est-à-dire un fait qui relève de la décision exécutive prise par un pouvoir qui possède la compétence juridique de la prendre, quelque soit le cadre des jeux d’opinions et d’influences, où interviennent une pluralité d’acteurs, et dont le citoyen, l’habitant, et le travailleur sont très souvent exclus, réduits au rôle d’approbateurs perpétuels de décisions déjà prises par les administrations et les élus. C’est le « consentement citoyen supposé acquit », le CCSA.

La question du « Pourquoi ici et pas ailleurs ? » vient tout naturellement lorsque l’on étudie l’implantation des sites économiques d’un territoire. Surtout lorsqu’on la pare des vertus d’un nouveau système complexe comme celui de l’ « Économie circulaire ».

Schéma de l’économie circulaire. « Les boucles de l’économie circulaire », extrait du site de la Métropole du Grand Paris (MGP) http://grandpariscirculaire.org./ Document Institut de l’Économie circulaire / Fondation Ellen Mac Arthur / Kledge Business Scholl. https://www.grandpariscirculaire.org/static/presentation_economie_circulaire.html


« L’homme tient par des liens étroits au sol sur lequel il vit » note Émile DURKHEIM dans le compte rendu qu’il fait du livre Anthropogéographie de Friedrich RATZEL publié en 1899. Ce « lien étroit », cette dépendance entre les hommes, les femmes, les ménages, les enfants… et un territoire, défini et limité, présente  selon Émile DURKHEIM deux caractéristiques :

  • une mobilité : « Les emplacements qu’occupent les sociétés sont en devenir perpétuel »,
  • une système complexe de frontières, des frontières visibles et des frontières invisibles, qui ont pour fonction de contenir les populations. « Par-dessus leurs frontières visibles, et qui sont douées d’une fixité relative, elles se mêlent de toutes les manières, pénètrent chez leurs voisines ou sont pénétrées par elles, se grossissent d’immigrants ou en envoient ». (4)

On observera l’étonnante actualité que prend ce propos sur les migrations humaines, toujours à la recherche d’une habitation et d’un travail. Si ce n’est pas à côté, ce sera plus loin, voire beaucoup plus loin …  Les frontières nous trompent, elles ne sont pas celles que l’on voit, elles ne sont pas celles que l’on croit voir. Alors, comment caractériser la réalité qu’elles enserrent, fondée sur une réalité sociale qui fait que l’on ne voit que ce que l’on veut voir, ce que l’on peut voir, ce que l’on veut bien que l’on voit ?

Les frontières sont à la fois visibles/invisibles, fermées/ouvertes, impénétrables/pénétrables, pénétrantes/inter-pénétrantes, autonomes/dépendantes, uniques/superposables, franchies à l’entrée/à la sortie, temporaires/définitives… En fait, personne ne sait très bien ni où elles se trouvent, ni quand elles sont franchies. Elles constituent un des problèmes majeurs des temps : elles doivent être appréciées localement ou globalement, dans différentes échelles (jours, semaines, mois, années, vie, générations…).

  • Pour les frontières qui sont visibles – et dont on est conscient – elles prennent les noms les plus divers : migrations pendulaires, migrations touristiques, migrations économiques, migrations climatiques. Le boulevard périphérique est une frontière, tout comme la Francilenne, cette voie rapide qui vient déplacer les bouchons routiers au-delà du périphérique. Une frontière est un agent de dissémination : elle retient chaque jour de nouveaux objets. Contre leur gré.
  • Pour les frontières qui sont invisibles – dont on est inconscients – elles sont porteuses d’un statut identitaire qui rend nécessaire chaque jour de nouvelles légitimations sociales.

Conclusion

Où habite-t-on ? Ou travaille-t-on ? Les 24 communes du  territoire du Grand Orly Seine Bièvre, et ses 700 000 habitants, comptent presque autant de logements (307 000) que d’emplois (285 000). L’un des problème de notre temps globalisé, est qu’un nombre réduit d’habitants travaillent à proximité du lieu où ils habitent.

Ces deux questions sont une même question qui en comporte deux autres, imbriquées dans leur épaisseur temporelle : Où a-t-on habité et où a-t-on travaillé hier Où habitera-t-on et où travaillerons t-on demain ? En ayant à l’esprit qu’ « habiter » signifie en même temps « être sans domicile », et que « travailler » signifie aussi « être sans emploi, être au chômage ». Tout comme la question « comment maigrir ? » signifie pour beaucoup, d’une façon essentielle,  « comment avoir de quoi manger », c’est-à-dire tout simplement « comment subsister ? »

Un  territoire peut être grand, petit ou imbriqué dans un autre. Comme le note Émile DURKHEIM, « le mouvement des populations ne s’arrête jamais, et ne commence jamais ». La clé de tout développement économique territorial réside dans cette circularité permanente. Et sur la façon dont le pouvoir citoyen pèse sur son évolution.

On marche sur le GOSB et pourtant on ne pose le pied sur rien. Projection depuis le Centre de conférences de l’Aéroport d’Orly (4e niveau) sur le sol du 3e niveau du logo de Grand Orly Seine Bièvre le jeudi 7 novembre 2019. © Photographie Bernard Mérigot pour PEE.


DOCUMENT

L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE
3 domaines, 7 piliers

  • Domaine n° 1. GESTION DES DÉCHETS
    • Pilier n° 1. Recyclage (Tri, Collecte, Traitement)
  • Domaine n° 2. OFFRE DES ACTEURS ÉCONOMIQUES
    • Pilier n° 2. Approvisionnement durable
    • Pilier n° 3. Éco-conception
    • Pilier n° 4. Écologie industrielle du territoire
    • Pilier n° 5. Économie de la fonctionnalité
  • Domaine n° 3. DEMANDES ET COMPORTEMENT DES CONSOMMATEURS
    • Pilier n° 6. Consommation responsable
    • Pilier n° 7. Allongement de la durée d’usage

CONCEPTS DE L’ÉCONOMIE CICULAIRE

  • Le recyclage vise à utiliser les matières premières issues de déchets. (Tri, Collecte Traitement).
  • L’approvisionnement durable (extraction/exploitation et achats durables) concerne le mode d’exploitation/extraction des ressources visant une utilisant efficace des ressources en limitant les rebuts et leur impact sur l’environnement, notamment dans l’exploitation des matières énergétiques et minérales (mines et carrières) ou dans l’exploitation agricole et forestière tant pour les matières/énergie renouvelables que non renouvelables . Il comprend les achats privés et publics (entreprises, collectivités…).
  • L’écoconception d’un bien ou d’un service vise à prendre en compte l’ensemble de son cycle de vie en minimisant tous ses impacts environnementaux
  • L’écologie industrielle et territoriale (dénommée aussi « symbiose industrielle »), constitue un mode d’organisation interentreprises pour échanger le flux ou la mutualisation des besoins. Elle vise à optimiser les ressources sur un territoire (énergies, eau, matières, déchets, équipements expertises…) par une approche systémique s’inspirant du fonctionnement des écosystèmes naturels.
  • L’économie de la fonctionnalité recommande de remplacer l’usage à la possession et tend à vendre des services liés aux produits plutôt que les produits eux-mêmes. On n’achète plus, on loue ou on échange.
  • La consommation responsable conduit l’acheteur, qu’il soit acteur économique (privé ou public) ou citoyen consommateur, à effectuer son choix en prenant en compte les impacts environnementaux à toutes les étapes du cycle de vie des produits (biens ou services).
  • L’allongement de la durée d’usage par le consommateur conduit au recours à la réparation, à la revente ou au don de biens d’occasion, ou bien à l’achat d’occasion (réemploi ou réutilisation). ADEME, « Économie circulaire », https://www.ademe.fr/expertises/economie-circulaire.

DOCUMENT

3e ASSISES DU DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE
de l’Établissement public territorial Grand Orly seine Bièvre (GOSB)
Jeudi 7 novembre 2019

Centre de conférences de l’Aéroport d’Orly 4

  • Accueil
    Régis Lacote, directeur de l’aéroport Paris-Orly – Groupe ADP
  • Ouverture des 3e assises du développement économique
    Michel Leprêtre, président du Grand-Orly Seine Bièvre
  • La feuille de route du développement économique : où en sommes-nous ?
  • Ils ont fait l’actualité en 2019. Les lauréats de l’appel à projets innovants d’Économie Sociale et Solidaire (ESS)

ATELIERS DE TRAVAIL THÉMATIQUES

Atelier 1. Quelle industrie pour demain ?
François Dubos, chef de projets développement économique – Grand Paris Aménagement

  • Patrice Diguet, vice-président délégué à l’immobilier d’entreprise et aux activités productives, Grand-Orly Seine Bièvre
  • Gilles Crague, directeur de recherches, Laboratoire Centre International de Recherche sur l’Environnement et le Développement, École des Ponts ParisTech
  • Rémy Marchand, président directeur général, STAE
  • Jean-Pierre Corniou, président de l’enjeu Industrie & Services, Systematic
  • Aurélien Gomez, directeur affaires territoriales, Air France Industries

Atelier 2. Grand-Orly Seine Bièvre, un territoire attractif à l’international ?
Nicolas Da Silva, Business development manager, IT Sales, Choose Paris Region

  • Richard Dell’ Agnola, vice-président délégué à la stratégie économique, Grand-Orly Seine Bièvre
  • José-Michel Garcia, président COCEF, Chambre officielle de commerce d’Espagne en France
  • Gildas Dussauze, director of growth Creative Valley
  • Hubert Fontanel, directeur immobilier adjoint Groupe ADP
  • Robert De Marchi, directeur général adjoint GSE
  • Jean-Marc Tissot, consultant sénior Perelis

Atelier 3. Économie circulaire, un levier au service du développement et des transitions territoriales ?
Samuel Sauvage, chef de projet économie /environnement, Auxilia Conseil

  • Nathalie Lallier, vice-présidente déléguée à l’économie sociale et solidaire, Grand-Orly Seine Bièvre
  • Stéphanie Daumin, vice-présidente déléguée à la transition énergétique, à la gestion et à la valorisation des déchets ainsi qu’aux enjeux aéroportuaires, Grand-Orly Seine Bièvre
  • Pierre Olivier Viac, responsable des projets transition énergétique et développement durable, CCI Essonne
  • Benoît Varin, président RCube et co-fondateur Re-commerce Solutions
  • Paul Dedieu, La Ressourcerie du Spectacle
  • Sandy Messaoui, directeur de projets, Grand Paris Aménagement
  • Emmanuel Cazeneuve, fondateur et dirigeant, Hesus
  • Marine Girault, chargée de projets Maison pour Rebondir Val-de-Marne (Groupe Suez)

PLÉNIÈRE DE CLÔTURE

Quelles perspectives de développement et quelles actions prioritaires en 2020 ?
Intervention. Agnès Pannier-Runacher, Secrétaire d’État auprès du Ministre de l’Économie et des Finances

TABLE RONDE animée par Alain Gazo, directeur de rédaction Conquérir, magazine économique des PME

  • Gilles Crague, directeur de recherches, Laboratoire Centre International de Recherche sur l’Environnement et le Développement – École des Ponts ParisTech
  • Alexandre Missoffe, directeur général, Paris Ile-de-France Capitale Économique
  • Samuel Sauvage, chef de projet économie /environnement, Auxilia Conseil
  • Vincent Jeanbrun, vice-président chargé de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’apprentissage, Conseil régional d’Ile-de-France
  • Raymond Le Deun, préfet du Val-de-Marne
  • Michel Leprêtre, président, Grand-Orly Seine Bièvre

Conclusion. Les priorités pour 2020
Michel Leprêtre, président Grand-Orly Seine Bièvre

Nouvelles signatures du Manifeste pour un territoire industriel et productif

GRAND ORLY SEINE BIÈVRE, (GOSB), « 3e assises du Développement économique », 7 novembre 2019, Aéroport de Paris-Orly, Programme détaillé. 6 p. https://www.send-up.net/site/programme-detaille/ageKl9IxwmcWYsPFLbPkeQw/aV-cGsn8gnlmmsG-SK-qPcQ


Solidaire et respectueuse de la planète. L’économie qui a du sens ! Mois de l’économie sociale et solidaire. Semaine européenne de réduction des déchets. Semaine de la Finance solidaire organisée en novembre 2019 par l’établissement public Grand Orly Seine Bièvre.


RÉFÉRENCES

1.GRAND ORLY SEINE BIÈVRE, (GOSB), « 3e assises du Développement économique », 7 novembre 2019, Aéroport de Paris-Orly, Programme, 6 p. https://www.grandorlyseinebievre.fr/information-transversale/actualites/rendez-vous-aux-3e-assises-du-developpement-economique-1080

2. GRAND ORLY SEINE BIÈVRE, (GOSB), « Solidaire et respectueuse de la planète. L’économie qui a du sens ! Novembre 2019. Mois de l’économie sociale et solidaire. Semaine européenne de réduction des déchets. Semaine de la Finance solidaire », 2019, 2 p. https://www.grandorlyseinebievre.fr/fileadmin/PORTAIL/Actualites_ECO/ESS_2019/2019__Programme_Mois_ESS_Grand_Orly_Seine_Bievre.pdf

GRAND ORLY SEINE BIÈVRE, (GOSB), « Projet de territoire. Exigences », s.d., 30 p. http://deveco.grandorlyseinebievre.fr/fileadmin/Presentation/Projet_de_territoire_2030/Les_4_exigences_du_projet_de_territoire.pdf

3. MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE, « Programme d’histoire-géographie de seconde générale et technologique », Bulletin Officiel de l’éducation nationale, https://eduscol.education.fr/cid144146/histoire-geographie-bac-2021.html

4. DURKHEIM Émile, « Friedrich Ratzel. Anthropogéographie. Compte rendu », L’Année sociologique, 3, 1998-1999, Paris, 1900.
RATZEL, Friedrich, Anthropogéographie, 1882-1891.


ARTICLES EN LIGNE SUR http://portes-essonne-environnement.fr/

MÉRIGOT Bernard, « GOSB. Premières assises économiques du territoire Grand-Orly Seine Bièvre », Portes de l’Essonne Environnement (PEE), 11 octobre 2017.

Le 2 février 2017, dernier lors des Premières rencontres économiques à l’aéroport d’Orly, il a été annoncé le lancement d’une concertation avec les acteurs économiques afin de contribuer à la construction d’une feuille de route 2018 de l’EPT en matière de développement économique…

http://portes-essonne-environnement.fr/gosb-premieres-assises-economiques-du-territoire-grand-orly-seine-bievre/


LÉGENDES DES ILLUSTRATIONS

  • Régis LACOTE, directeur de l’aéroport d’Orly/Groupe ADP, et Michel LEPRETRE, président de l’Établissement public territorial Grand Orly Seine Bièvre (GOSB), lors des 3e Assises du développement économique, Centre de conférences de l’Aérogare d’Orly, 7 novembre 2019. © Photographie Bernard Mérigot pour PEE.
  • Les grands projets et les sites économiques de l’établissement public territorial Grand Orly Seine Bièvre (GOSB). Extrait de la carte distribuée le 7 novembre 2019 lors des 3e Assises du développement économique au Centre de conférence de l’Aéroport d’Orly. (Coll. Portes de l’Essonne Environnement).
  • Schéma de l’économie circulaire. « Les boucles de l’économie circulaire », extrait du site de la Métropole du Grand Paris (MGP) http://grandpariscirculaire.org./ Document Institut de l’Économie circulaire / Fondation Ellen Mac Arthur / Kledge Business Scholl. https://www.grandpariscirculaire.org/static/presentation_economie_circulaire.html
  • On marche sur le GOSB et pourtant on ne pose le pied sur rien. Projection depuis le Centre de conférences de l’Aéroport d’Orly (4e niveau) sur le sol du 3e niveau du logo de Grand Orly Seine Bièvre le jeudi 7 novembre 2019. © Photographie Bernard Mérigot pour PEE.
  • Solidaire et respectueuse de la planète. L’économie qui a du sens ! Mois de l’économie sociale et solidaire. Semaine européenne de réduction des déchets. Semaine de la Finance solidaire organisée en novembre 2019 par l’établissement public Grand Orly Seine Bièvre.

© Bernard MÉRIGOT et Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT. Article mis en ligne le 11 novembre 2019, 20 heures.

Portes de l’Essonne Environnement
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Média numérique
ISSN 2495-1161. Dépôt légal du numérique, BNF 2019

Promenade de l’Orge. L’ouverture d’un passage à travers l’hôpital du Perray-Vaucluse

Une arlésienne au moins trentenaire

Le 11 juillet 2019, le Syndicat de l’Orge nous conviait à l’inauguration du couloir traversant l’emprise de l’hôpital du Perray-Vaucluse. Ce couloir tant attendu et long d’un kilomètre, relie désormais les berges aménagées à la promenade en aval de Savigny-sur-Orge et Viry-Châtillon avec celles en amont de Saint-Michel-sur-Orge en direction de Brétigny-sur-Orge et au-delà.

Nous ne pouvions être présents à l’inauguration en cette période estivale, mais, nous avons tenu à nous rendre sur place dès le dimanche 21 juillet 2019.

Rappelons, qu’auparavant le promeneur comme l’usager au quotidien étaient obligés de contourner l’hôpital par un détour de plusieurs kilomètres le long d’une route très fréquentée.

Ainsi Xavier, étudiant l’IUT de Brétigny-sur-Orge et domicilié à Savigny-sur-Orge, gagnera au moins 10 minutes par trajet qui n’en comptera plus que 30 au lieu de 40 jusqu’à présent.

Le couloir est d’ores et déjà très fréquenté que ce soit le dimanche comme le reste de la semaine en période scolaire dans une ambiance totale de quiétude.

Cette liaison était vraiment indispensable et les arguments récurrents du Groupe de Santé Public du Perray-Vaucluse (dont le siège se trouve à Paris 13) opposé pendant trop longtemps à son aménagement, ne nous avaient jamais franchement convaincu.

Nous sommes heureux que les négociations aient pu enfin aboutir. Le Syndicat de l’Orge a donc obtenu un accord pour l’acquisition foncière avec le groupe de santé Perray-Vaucluse sous certaines conditions notamment du respect des patients présent sur le site de l’hôpital. Ainsi le couloir n’est ouvert que de 7h à 19h. Il suis le tracé du collecteur d’eau usée le long de la Boëlle et non pas le cours d’eau principal de l’Orge. Entre l’Orge et la Boëlle, une clôture a été édifiée sur 1500 m afin de protéger d’éventuelles incursions indésirables dans la zone humide. L’ensemble des terrains acquis représentent 23 hectares dont 17 pour la zone humide et 6 d’espace boisé classé. Les travaux de cette première phase ont coûté 190 000 €.

Une étude plus globale sera lancée fin 2019 afin d’établir un diagnostic du site et d’envisager les opportunités d’évolution sur le long terme.

DOCUMENTS

  1. Le plan de situation : http://portes-essonne-environnement.fr/perray-vaucluse-avec-legendes/
  2. L’actualité publiée sur le site du Syndicat de l’Orge : http://www.syndicatdelorge.fr/toute-l-actualite/643-la-nouvelle-promenade-perray-vaucluse-et-l-espace-naturel-du-breuil.html
  3.  La vidéo officielle de l’inauguration : https://youtu.be/rxSFtyjmHj4
  4. En savoir plus sur le Syndicat de l’Orge : http://www.syndicatdelorge.fr/

© Jean-Marie CORBIN, 15 septembre 2019. Article mis en ligne le 19 septembre 2019

Portes de l’Essonne Environnement
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Média numérique
ISSN 2495-1161. Dépôt légal du numérique, BNF 2019

SIAHVY. Journée technique de l’eau, 20 juin 2019

Ce jeudi 20 juin 2019, s’est tenue la dixième journée annuelle technique de l’eau organisée par le Syndicat Intercommunal de l’Aménagement Hydraulique de la Vallée de l’Yvette (SIAHVY). Dans le périmètre de la communauté d’agglomération des Portes de l’Essonne sont concernées les communes de Savigny-sur-Orge et Morangis. Concernant l’exploitation hydraulique et l’entretien de la rivière environ 5,5 M € y ont été consacrés. Concernant l’assainissement 16,5 M € y ont été consacrés. Soit un budget cumulé de 22 M € (source Rapport d’activité 2018 page 26).

La mascotte du SIAHVY.

La mascotte du SIAHVY.


Le SIAHVY est financé par les recettes issues des redevances indexées sur la consommation d’eau potable des particuliers et des entreprises, les subventions communales liées à la collecte des eaux usées, les subventions départementales, régionales, l’Agence de l’eau Seine Normandie et bien la fameuse taxe GEMAPI.

Pour l’assainissement, le SIAHVY se charge de la collecte des eaux usées mais il ne les traite pas ou exceptionnellement (voir dernier paragraphe). Celles-ci transitent par le réseau du Syndicat de l’Orge pour être traitées par le Syndicat Interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (SIAAP) à l’usine Seine Amont située à Valenton.

Michel BARRET est le président du SIAHVY depuis maintenant plusieurs années. François VIVIEN reste attaché à la Direction générale des services du SIAHVY et est assisté par Mme Leslie GABRY en remplacement de Mme Christiane POUTRET partie à la retraite.

Le programme de cette journée technique était consacré, cette année, à la visite de 2 chantiers en cours avec plus un « bonus » le dimanche suivant.


1. La restauration de la continuité écologique de l’Yvette au niveau du campus universitaire Paris-Sud

Ces travaux concernent le cours d’eau l’Yvette à Orsay, aux abords du campus universitaire d’Orsay. Le SIAHVY a donc entrepris de restaurer 1,3 km du cours d’eau d’une manière sinueuse comme cela l’était à l’origine et remet en continuité 3,5 km de cours d’eau après suppression d’un clapet. Les visiteurs extérieurs pourront se promener le long des rives, un espace le long du cours d’eau ayant été réservé à cet effet.

Les berges de l'Yvette à Orsay après renaturation. © JMC pour PEE, 2019.

Les berges de l’Yvette à Orsay après renaturation. © JMC pour PEE, 2019.

Renaturation des berges à Orsay autre vue. © JMC pour PEE, 2019.

Renaturation des berges à Orsay autre vue. © JMC pour PEE, 2019.


2. Le dévoiement du collecteur intercommunal d’assainissement des eaux usées à Savigny-sur-Orge

Ce chantier consiste à dévoyer le collecteur intercommunal (débit de 1 500 à 4 000 m3/h) à Savigny-sur-Orge à l’intersection avec la ligne du futur T12 (ex-TTME). La ligne du futur T12, projet coûteux dont l’inefficience est à notre avis inévitable même à long terme, franchira l’Yvette et le CD25 à deux reprises. Le franchissement le long du viaduc ferroviaire d’Épinay-sur-Orge se fera sous la forme d’un pont dont une pile a ses fondations prévues à l’endroit même où passe actuellement le collecteur intercommunal d’eaux usées.

Vue générale du chantier T12 © JMC pour PEE, 2019.

Vue générale du chantier T12 © JMC pour PEE, 2019.

Le SIAVHY s’est trouvé dans l’obligation d’organiser en urgence un chantier de dévoiement du collecteur afin de laisser la place au chantier du T12. Le financement (environ 1 M €) est quasiment sur les fonds propres du SIAHVY. Le Conseil Départemental de l’Essonne y participe mais pas Ile-de-France Mobilités (ex-STIF) pourtant principal intéressé. La visite de chantier a permis d’observer la taille imposante d’un collecteur ovoïde de 1,80 m avant sa pose.

Collecteur ovoïde d'1,80 m. © JMC pour PEE, 2019.

Collecteur ovoïde d’1,80 m. © JMC pour PEE, 2019.

Notons au passage les propos peu appropriés au contexte d’Éric MEHLHORN, maire de Savigny-sur-Orge et conseiller départemental, regrettant le passage du T12 sans arrêt à Savigny-sur-Orge. Il oublie trop rapidement, qu’il faisait partie de l’équipe en place en tant qu’adjoint au maire et comme conseiller général lorsque se sont faits au STIF les arbitrages du tracé. Il a été particulièrement silencieux à ce moment là !

L'ancien collecteur qui sera prochainement neutralisé. © JMC pour PEE, 2019..

L’ancien collecteur qui sera prochainement neutralisé. © JMC pour PEE, 2019.


3. Complément de visite : la station d’épuration de Gometz-la-ville

Cette visite du dimanche 23 juin 2019 n’était pas au programme de la journée technique. Ouverte à tout public sur inscription, elle était initialement prévue le 11 mai 2019 mais elle fut annulée pour des raisons d’inondation suite à de très fortes précipitations la veille, le 10 mai 2019.

Accueilli par le M. JACQUEMIN, nous avons eu une explication détaillée étape par étape du traitement des eaux usées d’une partie du village de Gometz-la-Ville. En effet, certaines habitations sont situées sur un versant qui n’est pas facilement raccordables aux collecteurs du réseau d’eaux usées. Par ailleurs, les eaux doivent être traitées avec soin avant rejet dans la rivière La Salmouille dont le débit naturel est faible. La technologie employée s’adresse à des stations de petite taille qui sont assez courantes en Allemagne mais en revanche, peu répandue en France.

Vue générale de la station d'épuration de Gometz-Ville. © JMC pour PEE, 2019.

Vue générale de la station d’épuration de Gometz-Ville. © JMC pour PEE, 2019.

Regard d'arrivée des eaux usées avant traitement. © JMC pour PEE, 2019.

Regard d’arrivée des eaux usées avant traitement. © JMC pour PEE, 2019.

Collecte des débris solides mis en décharge. © JMC pour PEE, 2019.

Collecte des débris solides mis en décharge. © JMC pour PEE, 2019.

Traitement chimique. © JMC pour PEE, 2019.

Traitement chimique. © JMC pour PEE, 2019.

Traitement biologique avec un système de disques rotatifs. © JMC pour PEE, 2019 JMC.

Traitement biologique avec un système de disques rotatifs. © JMC pour PEE, 2019 JMC.

Floculation et décantation. © JMC pour PEE, 2019.

Floculation et décantation. © JMC pour PEE, 2019.

Armoire de commande. © JMC pour PEE, 2019.

Armoire de commande. © JMC pour PEE, 2019.

Console de supervision avec schéma synoptique. © JMC pour PEE, 2019.

Console de supervision avec schéma synoptique. © JMC pour PEE, 2019.

La salle des machines. © JMC pour PEE, 2019.

La salle des machines. © JMC pour PEE, 2019.

Boues liées avec un polymérisant. © JMC pour PEE, 2019.

Boues liées avec un polymérisant. © JMC pour PEE, 2019.

Regard de transfert des eaux usées traitées vers le lagunage. © JMC pour PEE, 2019.

Regard de transfert des eaux usées traitées vers le lagunage. © JMC pour PEE, 2019.

Premier niveau supplémentaire de filtration par lagunage. © JMC pour PEE, 2019.

Premier niveau supplémentaire de filtration par lagunage. © JMC pour PEE, 2019.

Second niveau supplémentaire de filtration. © JMC pour PEE, 2019.

Second niveau supplémentaire de filtration. © JMC pour PEE, 2019.

Niveau supplémentaire de filtration par lagunage. © JMC pour PEE, 2019.

Niveau supplémentaire de filtration par lagunage. © JMC pour PEE, 2019.

Grenouille "à l'aise" dans le dernier lagunage. © JMC pour PEE, 2019.

Grenouille « à l’aise » dans le dernier lagunage. © JMC pour PEE, 2019.

Point de versement des eaux clarifiées dans la Salmouille. © JMC pour PEE, 2019.

Point de versement des eaux clarifiées dans la Salmouille. © JMC pour PEE, 2019.


4. Conclusion

Au-delà de la lecture d’un simple rapport d’activité (1), ces journées techniques sont particulièrement intéressantes. Par la rencontre informelle des différents acteurs (élus, opérateurs de la maîtrise d’ouvrage, opérateurs de la maîtrise d’œuvre, autres associations …), elles mettent le citoyen en condition d’apprentissage et de questionnement sur un sujet qu’il aborde bien souvent que par le biais d’une facture. Elles permettent ainsi de contrôler un pan de la gestion du service public.

Grenouille bonbon à sucer sur fond de la carte d'invitation du SIAHVY. © JMC pour PEE, 2019.

Grenouille bonbon à sucer sur fond de la carte d’invitation du SIAHVY. © JMC pour PEE, 2019.


DOCUMENTS

1. Rapport activité SIAHVY 2018
2. Restauration de l’Yvette Campus Orsay SIAHVY 2019
3. Dévoiement collecteur Savigny TTME-T12 SIAHVY 2019
4. En savoir plus sur le SIAHVY

© Jean-Marie CORBIN, 31 juillet 2019. Article mis en ligne le 7 août 2019, 11 h 55.

Portes de l’Essonne Environnement
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