Archives de l’auteur : Jean-Marie CORBIN

Promenade de l’Orge. L’ouverture d’un passage à travers l’hôpital du Perray-Vaucluse

Une arlésienne au moins trentenaire

Le 11 juillet 2019, le Syndicat de l’Orge nous conviait à l’inauguration du couloir traversant l’emprise de l’hôpital du Perray-Vaucluse. Ce couloir tant attendu et long d’un kilomètre, relie désormais les berges aménagées à la promenade en aval de Savigny-sur-Orge et Viry-Châtillon avec celles en amont de Saint-Michel-sur-Orge en direction de Brétigny-sur-Orge et au-delà.

Nous ne pouvions être présents à l’inauguration en cette période estivale, mais, nous avons tenu à nous rendre sur place dès le dimanche 21 juillet 2019.

Rappelons, qu’auparavant le promeneur comme l’usager au quotidien étaient obligés de contourner l’hôpital par un détour de plusieurs kilomètres le long d’une route très fréquentée.

Ainsi Xavier, étudiant l’IUT de Brétigny-sur-Orge et domicilié à Savigny-sur-Orge, gagnera au moins 10 minutes par trajet qui n’en comptera plus que 30 au lieu de 40 jusqu’à présent.

Le couloir est d’ores et déjà très fréquenté que ce soit le dimanche comme le reste de la semaine en période scolaire dans une ambiance totale de quiétude.

Cette liaison était vraiment indispensable et les arguments récurrents du Groupe de Santé Public du Perray-Vaucluse (dont le siège se trouve à Paris 13) opposé pendant trop longtemps à son aménagement, ne nous avaient jamais franchement convaincu.

Nous sommes heureux que les négociations aient pu enfin aboutir. Le Syndicat de l’Orge a donc obtenu un accord pour l’acquisition foncière avec le groupe de santé Perray-Vaucluse sous certaines conditions notamment du respect des patients présent sur le site de l’hôpital. Ainsi le couloir n’est ouvert que de 7h à 19h. Il suis le tracé du collecteur d’eau usée le long de la Boëlle et non pas le cours d’eau principal de l’Orge. Entre l’Orge et la Boëlle, une clôture a été édifiée sur 1500 m afin de protéger d’éventuelles incursions indésirables dans la zone humide. L’ensemble des terrains acquis représentent 23 hectares dont 17 pour la zone humide et 6 d’espace boisé classé. Les travaux de cette première phase ont coûté 190 000 €.

Une étude plus globale sera lancée fin 2019 afin d’établir un diagnostic du site et d’envisager les opportunités d’évolution sur le long terme.

DOCUMENTS

  1. Le plan de situation : http://portes-essonne-environnement.fr/perray-vaucluse-avec-legendes/
  2. L’actualité publiée sur le site du Syndicat de l’Orge : http://www.syndicatdelorge.fr/toute-l-actualite/643-la-nouvelle-promenade-perray-vaucluse-et-l-espace-naturel-du-breuil.html
  3.  La vidéo officielle de l’inauguration : https://youtu.be/rxSFtyjmHj4
  4. En savoir plus sur le Syndicat de l’Orge : http://www.syndicatdelorge.fr/

© Jean-Marie CORBIN, 15 septembre 2019. Article mis en ligne le 19 septembre 2019

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ISSN 2495-1161. Dépôt légal du numérique, BNF 2019

SIAHVY. Journée technique de l’eau, 20 juin 2019

Ce jeudi 20 juin 2019, s’est tenue la dixième journée annuelle technique de l’eau organisée par le Syndicat Intercommunal de l’Aménagement Hydraulique de la Vallée de l’Yvette (SIAHVY). Dans le périmètre de la communauté d’agglomération des Portes de l’Essonne sont concernées les communes de Savigny-sur-Orge et Morangis. Concernant l’exploitation hydraulique et l’entretien de la rivière environ 5,5 M € y ont été consacrés. Concernant l’assainissement 16,5 M € y ont été consacrés. Soit un budget cumulé de 22 M € (source Rapport d’activité 2018 page 26).

La mascotte du SIAHVY.

La mascotte du SIAHVY.


Le SIAHVY est financé par les recettes issues des redevances indexées sur la consommation d’eau potable des particuliers et des entreprises, les subventions communales liées à la collecte des eaux usées, les subventions départementales, régionales, l’Agence de l’eau Seine Normandie et bien la fameuse taxe GEMAPI.

Pour l’assainissement, le SIAHVY se charge de la collecte des eaux usées mais il ne les traite pas ou exceptionnellement (voir dernier paragraphe). Celles-ci transitent par le réseau du Syndicat de l’Orge pour être traitées par le Syndicat Interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (SIAAP) à l’usine Seine Amont située à Valenton.

Michel BARRET est le président du SIAHVY depuis maintenant plusieurs années. François VIVIEN reste attaché à la Direction générale des services du SIAHVY et est assisté par Mme Leslie GABRY en remplacement de Mme Christiane POUTRET partie à la retraite.

Le programme de cette journée technique était consacré, cette année, à la visite de 2 chantiers en cours avec plus un « bonus » le dimanche suivant.


1. La restauration de la continuité écologique de l’Yvette au niveau du campus universitaire Paris-Sud

Ces travaux concernent le cours d’eau l’Yvette à Orsay, aux abords du campus universitaire d’Orsay. Le SIAHVY a donc entrepris de restaurer 1,3 km du cours d’eau d’une manière sinueuse comme cela l’était à l’origine et remet en continuité 3,5 km de cours d’eau après suppression d’un clapet. Les visiteurs extérieurs pourront se promener le long des rives, un espace le long du cours d’eau ayant été réservé à cet effet.

Les berges de l'Yvette à Orsay après renaturation. © JMC pour PEE, 2019.

Les berges de l’Yvette à Orsay après renaturation. © JMC pour PEE, 2019.

Renaturation des berges à Orsay autre vue. © JMC pour PEE, 2019.

Renaturation des berges à Orsay autre vue. © JMC pour PEE, 2019.


2. Le dévoiement du collecteur intercommunal d’assainissement des eaux usées à Savigny-sur-Orge

Ce chantier consiste à dévoyer le collecteur intercommunal (débit de 1 500 à 4 000 m3/h) à Savigny-sur-Orge à l’intersection avec la ligne du futur T12 (ex-TTME). La ligne du futur T12, projet coûteux dont l’inefficience est à notre avis inévitable même à long terme, franchira l’Yvette et le CD25 à deux reprises. Le franchissement le long du viaduc ferroviaire d’Épinay-sur-Orge se fera sous la forme d’un pont dont une pile a ses fondations prévues à l’endroit même où passe actuellement le collecteur intercommunal d’eaux usées.

Vue générale du chantier T12 © JMC pour PEE, 2019.

Vue générale du chantier T12 © JMC pour PEE, 2019.

Le SIAVHY s’est trouvé dans l’obligation d’organiser en urgence un chantier de dévoiement du collecteur afin de laisser la place au chantier du T12. Le financement (environ 1 M €) est quasiment sur les fonds propres du SIAHVY. Le Conseil Départemental de l’Essonne y participe mais pas Ile-de-France Mobilités (ex-STIF) pourtant principal intéressé. La visite de chantier a permis d’observer la taille imposante d’un collecteur ovoïde de 1,80 m avant sa pose.

Collecteur ovoïde d'1,80 m. © JMC pour PEE, 2019.

Collecteur ovoïde d’1,80 m. © JMC pour PEE, 2019.

Notons au passage les propos peu appropriés au contexte d’Éric MEHLHORN, maire de Savigny-sur-Orge et conseiller départemental, regrettant le passage du T12 sans arrêt à Savigny-sur-Orge. Il oublie trop rapidement, qu’il faisait partie de l’équipe en place en tant qu’adjoint au maire et comme conseiller général lorsque se sont faits au STIF les arbitrages du tracé. Il a été particulièrement silencieux à ce moment là !

L'ancien collecteur qui sera prochainement neutralisé. © JMC pour PEE, 2019..

L’ancien collecteur qui sera prochainement neutralisé. © JMC pour PEE, 2019.


3. Complément de visite : la station d’épuration de Gometz-la-ville

Cette visite du dimanche 23 juin 2019 n’était pas au programme de la journée technique. Ouverte à tout public sur inscription, elle était initialement prévue le 11 mai 2019 mais elle fut annulée pour des raisons d’inondation suite à de très fortes précipitations la veille, le 10 mai 2019.

Accueilli par le M. JACQUEMIN, nous avons eu une explication détaillée étape par étape du traitement des eaux usées d’une partie du village de Gometz-la-Ville. En effet, certaines habitations sont situées sur un versant qui n’est pas facilement raccordables aux collecteurs du réseau d’eaux usées. Par ailleurs, les eaux doivent être traitées avec soin avant rejet dans la rivière La Salmouille dont le débit naturel est faible. La technologie employée s’adresse à des stations de petite taille qui sont assez courantes en Allemagne mais en revanche, peu répandue en France.

Vue générale de la station d'épuration de Gometz-Ville. © JMC pour PEE, 2019.

Vue générale de la station d’épuration de Gometz-Ville. © JMC pour PEE, 2019.

Regard d'arrivée des eaux usées avant traitement. © JMC pour PEE, 2019.

Regard d’arrivée des eaux usées avant traitement. © JMC pour PEE, 2019.

Collecte des débris solides mis en décharge. © JMC pour PEE, 2019.

Collecte des débris solides mis en décharge. © JMC pour PEE, 2019.

Traitement chimique. © JMC pour PEE, 2019.

Traitement chimique. © JMC pour PEE, 2019.

Traitement biologique avec un système de disques rotatifs. © JMC pour PEE, 2019 JMC.

Traitement biologique avec un système de disques rotatifs. © JMC pour PEE, 2019 JMC.

Floculation et décantation. © JMC pour PEE, 2019.

Floculation et décantation. © JMC pour PEE, 2019.

Armoire de commande. © JMC pour PEE, 2019.

Armoire de commande. © JMC pour PEE, 2019.

Console de supervision avec schéma synoptique. © JMC pour PEE, 2019.

Console de supervision avec schéma synoptique. © JMC pour PEE, 2019.

La salle des machines. © JMC pour PEE, 2019.

La salle des machines. © JMC pour PEE, 2019.

Boues liées avec un polymérisant. © JMC pour PEE, 2019.

Boues liées avec un polymérisant. © JMC pour PEE, 2019.

Regard de transfert des eaux usées traitées vers le lagunage. © JMC pour PEE, 2019.

Regard de transfert des eaux usées traitées vers le lagunage. © JMC pour PEE, 2019.

Premier niveau supplémentaire de filtration par lagunage. © JMC pour PEE, 2019.

Premier niveau supplémentaire de filtration par lagunage. © JMC pour PEE, 2019.

Second niveau supplémentaire de filtration. © JMC pour PEE, 2019.

Second niveau supplémentaire de filtration. © JMC pour PEE, 2019.

Niveau supplémentaire de filtration par lagunage. © JMC pour PEE, 2019.

Niveau supplémentaire de filtration par lagunage. © JMC pour PEE, 2019.

Grenouille "à l'aise" dans le dernier lagunage. © JMC pour PEE, 2019.

Grenouille « à l’aise » dans le dernier lagunage. © JMC pour PEE, 2019.

Point de versement des eaux clarifiées dans la Salmouille. © JMC pour PEE, 2019.

Point de versement des eaux clarifiées dans la Salmouille. © JMC pour PEE, 2019.


4. Conclusion

Au-delà de la lecture d’un simple rapport d’activité (1), ces journées techniques sont particulièrement intéressantes. Par la rencontre informelle des différents acteurs (élus, opérateurs de la maîtrise d’ouvrage, opérateurs de la maîtrise d’œuvre, autres associations …), elles mettent le citoyen en condition d’apprentissage et de questionnement sur un sujet qu’il aborde bien souvent que par le biais d’une facture. Elles permettent ainsi de contrôler un pan de la gestion du service public.

Grenouille bonbon à sucer sur fond de la carte d'invitation du SIAHVY. © JMC pour PEE, 2019.

Grenouille bonbon à sucer sur fond de la carte d’invitation du SIAHVY. © JMC pour PEE, 2019.


DOCUMENTS

1. Rapport activité SIAHVY 2018
2. Restauration de l’Yvette Campus Orsay SIAHVY 2019
3. Dévoiement collecteur Savigny TTME-T12 SIAHVY 2019
4. En savoir plus sur le SIAHVY

© Jean-Marie CORBIN, 31 juillet 2019. Article mis en ligne le 7 août 2019, 11 h 55.

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Mondialisation. La ville dense et connectée ne fait pas rêver les Français

Près d’un Français sur deux – et 62 % des Franciliens – aspirent à vivre ailleurs que là où ils habitent actuellement. Idéalement, dans un village ou une petite ville aux portes d’une grande ville. C’est ce que révèle une étude l’Observatoire Société et Consommation (Obsoco). Autrement dit, le bonheur n’existe que loin du tumulte et des désagréments des grandes villes.

Des voyageurs et pas de trains. Gare de Lyon, Paris, 8 juillet 2017. © Photographie CAD/ Bernard MÉRIGOT pour PEE.

La proportion considérable de candidats potentiels à une migration vers un ailleurs est à mettre en face de la métropole du Grand Paris avec comme tableau caricatural ses quais de Seine piétonniers et festifs où des promeneurs issus de catégories professionnelles cosmopolites et aisées se délassent d’une journée active, en bonne santé car nourris essentiellement de produits bios. Un Boboland idéal à l’égard duquel la maire de Paris Anne HIDALGO, sa prêtresse, est intarissable d’éloges !

La réalité est vécue différemment par le métropolitain ou le Grand Parisien, anciennement appelé vulgus banlieusaris. Il circule (terme galvaudé pour différentes raisons) par les transports en commun, chronophages, toujours dans l’attente d’une régularité sans cesse promise et jamais atteinte. L’usagé passe le plus clair de son temps rivé à son smartphone, à échanger on ne sait quels SMS, espérant s’échapper de l’entourage, peu intéressant, qui s’adonne à la même « activité » que lui.

Les téléphones potables ont une fonction éminente : informer ses collègues de travail (le matin) et les membres de sa famille (le soir) qu’on va être en retard en raison de trains supprimés ou de bouchons inattendus.

Le RER-C patine invariablement tous les automnes sur les feuilles mortes tombées sur les voies. A moins qu’il ne soit coincé dans les bouchons, à l’abri de son automobile, bien évidemment dotée de son précieux autocollant Crit’Air, et de son fidèle compagnon de 4 à 6 pouces de diagonale (vous remarquerez que le système métrique a abdiqué), pour faire partager ses vicissitudes routières à un proche bloqué ailleurs. Il y a mieux pour faire rêver, vous ne trouvez pas !


La ville dense et connectée ne fait pas rêver les Français et les Françaises. Alors que plus des trois quarts de la population française habite en ville, et qu’un Français sur cinq réside dans une des 100 communes les plus peuplées, la vie en ville, notamment dans les villes denses et « connectées », ne fait pas rêver, voire rebute plus d’un. C’est le constat dressé par l’Observatoire Société et Consommation (Obsoco) et le cabinet d’études et de prospectives Chronos dans une enquête, dévoilée mi-novembre, sur les «usages émergents de la ville».


Une forte envie d’«ailleurs». Premier constat, plus la ville est densément peuplée, plus l’aspiration au partir est forte. Sur 4 000 personnes interrogées, près de la moitié (48 %) voudrait « aller vivre ailleurs ». Ils sont 62 % en Ile-de-France et 59 % dans les agglomérations de plus de 200 000 habitants.

  • Idéalement, 30 % des personnes interrogées souhaiteraient aller vivre dans « une petite ville ou un village à la périphérie d’une grande ville ». Et 19 % dans une ville de taille moyenne. « Il y a une attirance à l ‘égard des zones faiblement urbanisées, majoritairement chez les citadins », constate Philippe MOATI.
  • Les grands centres-villes attirent moins. Ils ne sont que 11 % à déclarer souhaiter y vivre et 10 % à vouloir vivre dans la périphérie d’une grande ville. En outre, 14 % déclarent vouloir vivre dans une petite ville ou un village loin des grands pôles urbains. Et 15 % isolés, à la campagne.

« Vers Paris. Appareil momentanément hors service. Veuillez nous en excuser », Écran d’information du RER C, Gare de Juvisy-sur-Orge, 12 octobre 2016. © Photographie CAD / BM pour PEE.


Un rejet de la ville dense et connectée. Cette envie d’ailleurs, très forte chez les citadins des grandes métropoles, est portée par une vision négative de leur lieu de vie. « Si la ville est propice aux études, pour se cultiver, faire des achats ou encore travailler, ce n’est pas l’endroit idéal pour grandir, habiter, élever des enfants ou vieillir », note Philippe MOATI, professeur d’économie à l’Université Paris-Diderot et coprésident de l’Obsoco.

Pour les habitants des grandes villes, et plus encore pour ceux de Paris intra-muros, les personnes interrogées relèvent de nombreuses nuisances, telles que le coût de la vie, la pollution, le bruit, la mauvaise qualité de l’air ou encore l’absence de contact avec la nature.

Autre tendance, depuis quelques années, cette envie d’ailleurs se matérialise par une migration du Nord et de l’Est vers l’ouest et le Sud-ouest de l’Hexagone, note l’Obsoco. Ainsi, depuis quelques années le solde migratoire de ville comme Paris, Lille, Dijon, Nancy, Strasbourg, Grenoble ou Nice est négatif alors que celui de villes comme Nantes, Toulouse, Bordeaux, Montpellier affichent des soldes migratoires positifs, selon l’Insee. « On va chercher ailleurs un cadre de vie meilleur, et non un emploi. C’est une révolution » souligne Philippe MOATI.

En outre, alors que depuis quelques années, collectivités locales, services publics et grands groupes privés investissent massivement pour créer des cités « intelligentes » et interactives, « la ville connectée est rejetée», constatent les auteurs de l’enquête.

  • Plus de deux Français sur trois refusent d’ailleurs de partager leurs données personnelles, qui pourtant contribueraient au développement de ces «smart cities» (villes intelligentes). « À la fois, on rejette la ville connectée, en même temps 90 % des Parisiens utilisent un mobile dans la ville » tempère le sociologue et fondateur de Chronos, Bruno MARZLOFF.

L’archétype de la ville idéale est au contraire une « ville nature », autosuffisante, avec de courtes distances, et une gouvernance collaborative. « Les Français veulent tout et leur contraire. Ils souhaitent bénéficier des usages de la ville et vivre dans un environnement de village » résume Philippe MOATI. « Une ville ni trop grande, ni trop petite, ni trop proche de la grande ville, ni trop loin…»

Trop de villes ne sont pas encore connectées au Très haut débit. Câble enroulé, au pied d’un poteau d’éclairage public, le long d’une clôture. « En attente ». novembre 2017. ©Photographie CAD /BM pour PEE.


Télétravail et collaboratif. Mais les villes ne se vident pas pour autant. « Si les gens déclarent globalement vouloir vivre ailleurs, ils assument leurs contradictions et développent des stratégies de résilience » explique Bruno MARZLOFF. Comme par exemple, le télétravail qui se développe: « 44  % des actifs travaillent, plusieurs fois par mois, à distance des locaux de leur entreprise ».

  • Par ailleurs, de plus en plus de citadins sont adeptes de jardins partagées: «73 % des urbains se disent attirés par l’autoproduction alimentaire» selon l’étude. Dans les faits, 23 % des citadins et 16 % des Parisiens sont engagés dans des pratiques d’autoproduction alimentaire.
  • En outre, 64% des personnes interrogées aimeraient qu’on leur propose un budget participatif. «Tout cela traduit le désir d’une ville à portée de main, de proximité », souligne Bruno MARZLOFF. « On n’est plus dans le train de la croissance qu’on connaissait hier. Plus qu’une aspiration, l’économie collaborative est devenue une tendance de fond. »

L’avenir d’aucune métropole n’est garanti. La moitié des Français et des deux tiers des Franciliens – et donc les 686 407 habitants du Val-de-Marne et de l’Essonne, appartenant aux 24 communes de l’établissement public territorial Grand Orly Seine Bièvre sont concernés.

RÉFÉRENCES

MALIGORNE Clémentine, « La ville dense et connectée est loin de faire rêver les Français », Le Figaro, 25 novembre 2017.  http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/11/25/20002-20171125ARTFIG00006-la-ville-dense-et-connectee-est-loin-de-faire-rever-les-francais.php

Cette enquête a été réalisée en ligne auprès d’un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 à 70 ans de plus de 4000 personnes, interrogées du 3 au 31 juillet 2017. Elle a parallèlement été conduite en Allemagne, en Italie et au Royaume-Uni, avec à chaque fois un échantillon de 1 000 personnes représentatif de la population nationale.

© Jean-Marie CORBIN pour PEE le 5 décembre 2017

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Aéroports de Paris. Hausse de 3,6 % sur un an du trafic passagers des aéroports parisiens

Une dépêche toute fraiche de l’AFP qui ne réjouira pas les riverains d’Orly et de Roissy. Les deux aéroports de Paris se portent très bien et ne sont pas près de faire faillite. Quand on réalise le poids financier du groupe, restons lucide et intégrons que l’avis des riverains que nous sommes, ne pèse pas lourd dans la balance. À charge pour nous de rester mobilisés …

© Jean-Marie CORBIN, le 14 novembre 2017, 21 h 20.


Paris (AFP) – Le trafic passager des aéroports parisiens a bondi en octobre de 3,6% sur le même mois de 2016, tiré par le trafic hors Europe (« 5,8%), a annoncé mardi leur gestionnaire Groupe ADP, Orly et Roissy-Charles-de-Gaulle affichant ainsi « 4,6% et 86,2 millions de passagers depuis le 1er janvier.

En octobre, le trafic avec la zone Moyen-Orient s’est envolé de 14,7%, suivi par la zone Amérique du Nord (« 7,4%), la zone Afrique (« 6,4%) et les DOM-COM (+4%).

Le trafic avec la zone Asie-Pacifique n’a progressé que de 1%, et celui concernant la zone Amérique du Sud a reculé de 3,7%.

Le trafic Europe était en hausse de 3,1%, mais le trafic France était en légère décroissance (-0,2%).

En octobre, le nombre de passagers en correspondance sur les deux plateformes parisiennes a augmenté de 2,7%, et le taux de correspondance a baissé de 0,4 point, à 22,5%.

Le trafic du groupe turc TAV Airports, dont le Groupe ADP détient 46,1% du capital, est en hausse de 12% en octobre et de 8,2% depuis le début de l’année.

A l’aéroport de Santiago du Chili, dont le Groupe ADP détient 45% du capital, le trafic est en hausse de 12% en octobre et de 8,2% depuis le début de l’année.

En 2016, le groupe, qui construit, aménage et exploite des plateformes aéroportuaires, a accueilli plus de 97 millions de passagers sur Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly et plus de 42 millions au travers d’aéroports qu’il gère à l’étranger.

Il a réalisé un chiffre d’affaires de 2,947 milliards d’euros avec un résultat net de 435 millions d’euros.

Transports en commun en Ile-de-France. Nouveaux tarifs

Avec le changement de majorité politique au sein du conseil régional d’Ile-de-France, le Syndicat des Transports d’Ile-de-France (STIF) a changé de nom pour s’appeler désormais « Ile-de-France mobilités ». Action cosmétique dont l’usager pourra s’interroger pendant longtemps sur un quelconque apport positif de ce « rebranding » (changement de marque), notamment sur la qualité et la ponctualité de ses déplacements.

En effet, les tracas restent comme ont pu le constater les usagers du RER-C qui ont définitivement dit adieu aux trains PAUL et BALI aux heures de pointes. Pourtant le poste d’aiguillage des Ardoines incendié par négligence au cours de l’été 2014 a été reconstruit et est enfin à nouveau opérationnel depuis le mois d’avril 2017.

A propos du rebranding soulignons aussi que l’appellation RER est aussi obsolète : on appelle plus ainsi un RER mais « Train » ! Il faut dire qu’entre retards, ralentissements, suppressions, l’acronyme RER signifiant Réseau Express Régional était devenu de plus en plus galvaudé. La notion d’express n’est plus qu’un souvenir lointain. En 1985, il était possible d’aller de la gare de Lyon à celle de Montgeron, par exemple, en 12 minutes chrono et sans aucun arrêt intermédiaire.

Rappelons aussi que depuis 2011, la plupart des missions du RER-C marquent des arrêts supplémentaires dans les gares de la petite couronne notamment aux Ardoines, à Vitry-sur-Seine et  Ivry-sur-Seine.

Train touristique d'Artouste (64) - (c) Jean-Marie CORBIN PEE Juillet 2015

Train touristique d’Artouste dans les Pyrénées. © Photographie Jean-Marie CORBIN pour PEE, juillet 2015.

Face à ces cumuls de régressions des transports en commun, l’usager avait sans doute apprécié la baisse conséquente (plus de 30 %) du prix de l’abonnement mensuel au mois de septembre 2015. C’était une promesse électorale du candidat Jean-Paul HUCHON en 2009, votée juste avant l’expiration de son mandat de président du conseil régional francilien en décembre 2015.

Depuis l’abonnement mensuel a repris son cours inflationniste. D’ailleurs, Ile-de-France mobilités a beau se targuer de la qualifier comme modérée, cette hausse reste largement supérieure au cours de l’inflation. Pour les zones 1-4, elle est de 3 % et est 0,5 % supérieure à celle moyenne de 2,5 % annoncé dans le communiqué de presse d’Ile-de-France mobilités. Concernant la comparaison du prix de l’abonnement des transports en commun avec d’autres métropoles européennes, il faut aussi comparer les pouvoirs d’achat respectifs de ses habitants ! (1)

Voici donc le tableau récapitulatif du prix du coupon 1-4 mensuel et annuel depuis l’année 2002. Même si Ile-de-France mobilités se targue d’investissement conséquents, ceux-ci sont affectés en priorité au Grand Paris Express. Cela ne concernera que les usagers de la petite couronne. Les usagers du RER-C euh pardon, Train-C devront se contenter des rames actuelles dont les livraisons se sont échelonnées entre 1977 et 2001.

      variation
millésime mensuel annuel annuelle globale
01/07/2002 70,24 772,64    
01/07/2003 73,5 808,50 4,6% 4,6%
01/07/2004 75,8 833,80 3,1% 7,9%
01/07/2005 77,5 852,50 2,2% 10,3%
01/07/2006 79,1 870,10 2,1% 12,6%
01/07/2007 80,5 885,50 1,8% 14,6%
01/07/2008 82,9 911,90 3,0% 18,0%
01/07/2009 84,5363636 929,90 2,0% 20,4%
01/07/2010 88,4 972,40 4,6% 25,9%
01/07/2011 92,2 1014,20 4,3% 31,3%
01/07/2012 96,5 1061,50 4,7% 37,4%
01/07/2013 99,4 1093,40 3,0% 41,5%
01/01/2015 102,3 1125,30 2,9% 45,6%
01/09/2015 70 770,00 -31,6% -0,3%
01/08/2016 73 803,00 4,3% 3,9%
01/08/2017 75,2 827,20 3,0% 7,1%

RÉFÉRENCE
1.
Les tarifs 2017 actualisés sur le site d’Ile-de-France mobilités : http://www.stif.info/nouveaux-tarifs-nouveau-forfait-pour-2017.html.

© Jean-Marie CORBIN, 2 août 2017, 10 h 30.

ISSN 2495-1161. Dépôt légal du numérique, BNF 2017.
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