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Mondialisation. La ville dense et connectée ne fait pas rêver les Français

Près d’un Français sur deux – et 62 % des Franciliens – aspirent à vivre ailleurs que là où ils habitent actuellement. Idéalement, dans un village ou une petite ville aux portes d’une grande ville. C’est ce que révèle une étude l’Observatoire Société et Consommation (Obsoco). Autrement dit, le bonheur n’existe que loin du tumulte et des désagréments des grandes villes.

Des voyageurs et pas de trains. Gare de Lyon, Paris, 8 juillet 2017. © Photographie CAD/ Bernard MÉRIGOT pour PEE.

La proportion considérable de candidats potentiels à une migration vers un ailleurs est à mettre en face de la métropole du Grand Paris avec comme tableau caricatural ses quais de Seine piétonniers et festifs où des promeneurs issus de catégories professionnelles cosmopolites et aisées se délassent d’une journée active, en bonne santé car nourris essentiellement de produits bios. Un Boboland idéal à l’égard duquel la maire de Paris Anne HIDALGO, sa prêtresse, est intarissable d’éloges !

La réalité est vécue différemment par le métropolitain ou le Grand Parisien, anciennement appelé vulgus banlieusaris. Il circule (terme galvaudé pour différentes raisons) par les transports en commun, chronophages, toujours dans l’attente d’une régularité sans cesse promise et jamais atteinte. L’usagé passe le plus clair de son temps rivé à son smartphone, à échanger on ne sait quels SMS, espérant s’échapper de l’entourage, peu intéressant, qui s’adonne à la même « activité » que lui.

Les téléphones potables ont une fonction éminente : informer ses collègues de travail (le matin) et les membres de sa famille (le soir) qu’on va être en retard en raison de trains supprimés ou de bouchons inattendus.

Le RER-C patine invariablement tous les automnes sur les feuilles mortes tombées sur les voies. A moins qu’il ne soit coincé dans les bouchons, à l’abri de son automobile, bien évidemment dotée de son précieux autocollant Crit’Air, et de son fidèle compagnon de 4 à 6 pouces de diagonale (vous remarquerez que le système métrique a abdiqué), pour faire partager ses vicissitudes routières à un proche bloqué ailleurs. Il y a mieux pour faire rêver, vous ne trouvez pas !


La ville dense et connectée ne fait pas rêver les Français et les Françaises. Alors que plus des trois quarts de la population française habite en ville, et qu’un Français sur cinq réside dans une des 100 communes les plus peuplées, la vie en ville, notamment dans les villes denses et « connectées », ne fait pas rêver, voire rebute plus d’un. C’est le constat dressé par l’Observatoire Société et Consommation (Obsoco) et le cabinet d’études et de prospectives Chronos dans une enquête, dévoilée mi-novembre, sur les «usages émergents de la ville».


Une forte envie d’«ailleurs». Premier constat, plus la ville est densément peuplée, plus l’aspiration au partir est forte. Sur 4 000 personnes interrogées, près de la moitié (48 %) voudrait « aller vivre ailleurs ». Ils sont 62 % en Ile-de-France et 59 % dans les agglomérations de plus de 200 000 habitants.

  • Idéalement, 30 % des personnes interrogées souhaiteraient aller vivre dans « une petite ville ou un village à la périphérie d’une grande ville ». Et 19 % dans une ville de taille moyenne. « Il y a une attirance à l ‘égard des zones faiblement urbanisées, majoritairement chez les citadins », constate Philippe MOATI.
  • Les grands centres-villes attirent moins. Ils ne sont que 11 % à déclarer souhaiter y vivre et 10 % à vouloir vivre dans la périphérie d’une grande ville. En outre, 14 % déclarent vouloir vivre dans une petite ville ou un village loin des grands pôles urbains. Et 15 % isolés, à la campagne.

« Vers Paris. Appareil momentanément hors service. Veuillez nous en excuser », Écran d’information du RER C, Gare de Juvisy-sur-Orge, 12 octobre 2016. © Photographie CAD / BM pour PEE.


Un rejet de la ville dense et connectée. Cette envie d’ailleurs, très forte chez les citadins des grandes métropoles, est portée par une vision négative de leur lieu de vie. « Si la ville est propice aux études, pour se cultiver, faire des achats ou encore travailler, ce n’est pas l’endroit idéal pour grandir, habiter, élever des enfants ou vieillir », note Philippe MOATI, professeur d’économie à l’Université Paris-Diderot et coprésident de l’Obsoco.

Pour les habitants des grandes villes, et plus encore pour ceux de Paris intra-muros, les personnes interrogées relèvent de nombreuses nuisances, telles que le coût de la vie, la pollution, le bruit, la mauvaise qualité de l’air ou encore l’absence de contact avec la nature.

Autre tendance, depuis quelques années, cette envie d’ailleurs se matérialise par une migration du Nord et de l’Est vers l’ouest et le Sud-ouest de l’Hexagone, note l’Obsoco. Ainsi, depuis quelques années le solde migratoire de ville comme Paris, Lille, Dijon, Nancy, Strasbourg, Grenoble ou Nice est négatif alors que celui de villes comme Nantes, Toulouse, Bordeaux, Montpellier affichent des soldes migratoires positifs, selon l’Insee. « On va chercher ailleurs un cadre de vie meilleur, et non un emploi. C’est une révolution » souligne Philippe MOATI.

En outre, alors que depuis quelques années, collectivités locales, services publics et grands groupes privés investissent massivement pour créer des cités « intelligentes » et interactives, « la ville connectée est rejetée», constatent les auteurs de l’enquête.

  • Plus de deux Français sur trois refusent d’ailleurs de partager leurs données personnelles, qui pourtant contribueraient au développement de ces «smart cities» (villes intelligentes). « À la fois, on rejette la ville connectée, en même temps 90 % des Parisiens utilisent un mobile dans la ville » tempère le sociologue et fondateur de Chronos, Bruno MARZLOFF.

L’archétype de la ville idéale est au contraire une « ville nature », autosuffisante, avec de courtes distances, et une gouvernance collaborative. « Les Français veulent tout et leur contraire. Ils souhaitent bénéficier des usages de la ville et vivre dans un environnement de village » résume Philippe MOATI. « Une ville ni trop grande, ni trop petite, ni trop proche de la grande ville, ni trop loin…»

Trop de villes ne sont pas encore connectées au Très haut débit. Câble enroulé, au pied d’un poteau d’éclairage public, le long d’une clôture. « En attente ». novembre 2017. ©Photographie CAD /BM pour PEE.


Télétravail et collaboratif. Mais les villes ne se vident pas pour autant. « Si les gens déclarent globalement vouloir vivre ailleurs, ils assument leurs contradictions et développent des stratégies de résilience » explique Bruno MARZLOFF. Comme par exemple, le télétravail qui se développe: « 44  % des actifs travaillent, plusieurs fois par mois, à distance des locaux de leur entreprise ».

  • Par ailleurs, de plus en plus de citadins sont adeptes de jardins partagées: «73 % des urbains se disent attirés par l’autoproduction alimentaire» selon l’étude. Dans les faits, 23 % des citadins et 16 % des Parisiens sont engagés dans des pratiques d’autoproduction alimentaire.
  • En outre, 64% des personnes interrogées aimeraient qu’on leur propose un budget participatif. «Tout cela traduit le désir d’une ville à portée de main, de proximité », souligne Bruno MARZLOFF. « On n’est plus dans le train de la croissance qu’on connaissait hier. Plus qu’une aspiration, l’économie collaborative est devenue une tendance de fond. »

L’avenir d’aucune métropole n’est garanti. La moitié des Français et des deux tiers des Franciliens – et donc les 686 407 habitants du Val-de-Marne et de l’Essonne, appartenant aux 24 communes de l’établissement public territorial Grand Orly Seine Bièvre sont concernés.

RÉFÉRENCES

MALIGORNE Clémentine, « La ville dense et connectée est loin de faire rêver les Français », Le Figaro, 25 novembre 2017.  http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/11/25/20002-20171125ARTFIG00006-la-ville-dense-et-connectee-est-loin-de-faire-rever-les-francais.php

Cette enquête a été réalisée en ligne auprès d’un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 à 70 ans de plus de 4000 personnes, interrogées du 3 au 31 juillet 2017. Elle a parallèlement été conduite en Allemagne, en Italie et au Royaume-Uni, avec à chaque fois un échantillon de 1 000 personnes représentatif de la population nationale.

© Jean-Marie CORBIN pour PEE le 5 décembre 2017

ISSN 2495-1161. Dépôt légal du numérique, BNF 2017
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Aéroports de Paris. Hausse de 3,6 % sur un an du trafic passagers des aéroports parisiens

Une dépêche toute fraiche de l’AFP qui ne réjouira pas les riverains d’Orly et de Roissy. Les deux aéroports de Paris se portent très bien et ne sont pas près de faire faillite. Quand on réalise le poids financier du groupe, restons lucide et intégrons que l’avis des riverains que nous sommes, ne pèse pas lourd dans la balance. À charge pour nous de rester mobilisés …

© Jean-Marie CORBIN, le 14 novembre 2017, 21 h 20.


Paris (AFP) – Le trafic passager des aéroports parisiens a bondi en octobre de 3,6% sur le même mois de 2016, tiré par le trafic hors Europe (« 5,8%), a annoncé mardi leur gestionnaire Groupe ADP, Orly et Roissy-Charles-de-Gaulle affichant ainsi « 4,6% et 86,2 millions de passagers depuis le 1er janvier.

En octobre, le trafic avec la zone Moyen-Orient s’est envolé de 14,7%, suivi par la zone Amérique du Nord (« 7,4%), la zone Afrique (« 6,4%) et les DOM-COM (+4%).

Le trafic avec la zone Asie-Pacifique n’a progressé que de 1%, et celui concernant la zone Amérique du Sud a reculé de 3,7%.

Le trafic Europe était en hausse de 3,1%, mais le trafic France était en légère décroissance (-0,2%).

En octobre, le nombre de passagers en correspondance sur les deux plateformes parisiennes a augmenté de 2,7%, et le taux de correspondance a baissé de 0,4 point, à 22,5%.

Le trafic du groupe turc TAV Airports, dont le Groupe ADP détient 46,1% du capital, est en hausse de 12% en octobre et de 8,2% depuis le début de l’année.

A l’aéroport de Santiago du Chili, dont le Groupe ADP détient 45% du capital, le trafic est en hausse de 12% en octobre et de 8,2% depuis le début de l’année.

En 2016, le groupe, qui construit, aménage et exploite des plateformes aéroportuaires, a accueilli plus de 97 millions de passagers sur Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly et plus de 42 millions au travers d’aéroports qu’il gère à l’étranger.

Il a réalisé un chiffre d’affaires de 2,947 milliards d’euros avec un résultat net de 435 millions d’euros.

Transports en commun en Ile-de-France. Nouveaux tarifs

Avec le changement de majorité politique au sein du conseil régional d’Ile-de-France, le Syndicat des Transports d’Ile-de-France (STIF) a changé de nom pour s’appeler désormais « Ile-de-France mobilités ». Action cosmétique dont l’usager pourra s’interroger pendant longtemps sur un quelconque apport positif de ce « rebranding » (changement de marque), notamment sur la qualité et la ponctualité de ses déplacements.

En effet, les tracas restent comme ont pu le constater les usagers du RER-C qui ont définitivement dit adieu aux trains PAUL et BALI aux heures de pointes. Pourtant le poste d’aiguillage des Ardoines incendié par négligence au cours de l’été 2014 a été reconstruit et est enfin à nouveau opérationnel depuis le mois d’avril 2017.

A propos du rebranding soulignons aussi que l’appellation RER est aussi obsolète : on appelle plus ainsi un RER mais « Train » ! Il faut dire qu’entre retards, ralentissements, suppressions, l’acronyme RER signifiant Réseau Express Régional était devenu de plus en plus galvaudé. La notion d’express n’est plus qu’un souvenir lointain. En 1985, il était possible d’aller de la gare de Lyon à celle de Montgeron, par exemple, en 12 minutes chrono et sans aucun arrêt intermédiaire.

Rappelons aussi que depuis 2011, la plupart des missions du RER-C marquent des arrêts supplémentaires dans les gares de la petite couronne notamment aux Ardoines, à Vitry-sur-Seine et  Ivry-sur-Seine.

Train touristique d'Artouste (64) - (c) Jean-Marie CORBIN PEE Juillet 2015

Train touristique d’Artouste dans les Pyrénées. © Photographie Jean-Marie CORBIN pour PEE, juillet 2015.

Face à ces cumuls de régressions des transports en commun, l’usager avait sans doute apprécié la baisse conséquente (plus de 30 %) du prix de l’abonnement mensuel au mois de septembre 2015. C’était une promesse électorale du candidat Jean-Paul HUCHON en 2009, votée juste avant l’expiration de son mandat de président du conseil régional francilien en décembre 2015.

Depuis l’abonnement mensuel a repris son cours inflationniste. D’ailleurs, Ile-de-France mobilités a beau se targuer de la qualifier comme modérée, cette hausse reste largement supérieure au cours de l’inflation. Pour les zones 1-4, elle est de 3 % et est 0,5 % supérieure à celle moyenne de 2,5 % annoncé dans le communiqué de presse d’Ile-de-France mobilités. Concernant la comparaison du prix de l’abonnement des transports en commun avec d’autres métropoles européennes, il faut aussi comparer les pouvoirs d’achat respectifs de ses habitants ! (1)

Voici donc le tableau récapitulatif du prix du coupon 1-4 mensuel et annuel depuis l’année 2002. Même si Ile-de-France mobilités se targue d’investissement conséquents, ceux-ci sont affectés en priorité au Grand Paris Express. Cela ne concernera que les usagers de la petite couronne. Les usagers du RER-C euh pardon, Train-C devront se contenter des rames actuelles dont les livraisons se sont échelonnées entre 1977 et 2001.

      variation
millésime mensuel annuel annuelle globale
01/07/2002 70,24 772,64    
01/07/2003 73,5 808,50 4,6% 4,6%
01/07/2004 75,8 833,80 3,1% 7,9%
01/07/2005 77,5 852,50 2,2% 10,3%
01/07/2006 79,1 870,10 2,1% 12,6%
01/07/2007 80,5 885,50 1,8% 14,6%
01/07/2008 82,9 911,90 3,0% 18,0%
01/07/2009 84,5363636 929,90 2,0% 20,4%
01/07/2010 88,4 972,40 4,6% 25,9%
01/07/2011 92,2 1014,20 4,3% 31,3%
01/07/2012 96,5 1061,50 4,7% 37,4%
01/07/2013 99,4 1093,40 3,0% 41,5%
01/01/2015 102,3 1125,30 2,9% 45,6%
01/09/2015 70 770,00 -31,6% -0,3%
01/08/2016 73 803,00 4,3% 3,9%
01/08/2017 75,2 827,20 3,0% 7,1%

RÉFÉRENCE
1.
Les tarifs 2017 actualisés sur le site d’Ile-de-France mobilités : http://www.stif.info/nouveaux-tarifs-nouveau-forfait-pour-2017.html.

© Jean-Marie CORBIN, 2 août 2017, 10 h 30.

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Énergie. La région Île-de-France toujours plus gourmande en électricité

Un article, dernièrement paru dans le journal du Figaro, fait état de la croissance de la consommation électrique de la région Ile-de-France. (1) Avec plus de 12 millions d’habitants, c’est la région la plus peuplée de France.

Lignes à haute tension à Épinay-sur-Orge. © Jean-Marie CORBIN pour PEE, 18 juin 2017.


Une électricité fabriquée loin du lieu de consommation

L’article n’est pas hélas pas très disert sur la question de la production énergétique en Ile-de-France. En effet, la centrale au charbon de Vitry-sur-Seine s’est arrêtée définitivement au début de l’année 2015. (2) Dans le cadre des visites organisées par FNE Ile-de-France, elle avait pu être visitée en novembre 2013. Construite en partie à partir des années 60 et terminée dans les années 70, elle était devenue trop polluante par rapport aux nouvelles normes européennes. Ses rejets (fumées) contenaient trop de particules.

Faute de production locale conséquente, ne serait-ce qu’à l’aide de panneaux photovoltaïques disposés sur l’ensemble des toitures, l’Ile-de-France est obligée d’importer à 95 % son électricité depuis les autres régions. Ce chiffre tenait probablement compte de la production de la centrale thermique de Porcheville. (3) Sachez qu’elle vient aussi de fermer ses portes, le 1er mai 2017, soit plus d’un an en avance sur le calendrier initialement prévu.

La production électrique locale résiduelle reste celle des éoliennes dispersées dans les parcelles agricoles situées en périphérie de la région comme celles que l’on apercevoir depuis la N20 dans la Beauce et les deux centrales thermiques à turbine à gaz de Gennevilliers et de Montereau qui, avec leur puissance cumulée de 500 MW, sont loin de couvrir les besoins franciliens. Cela oblige à faire venir cette électricité depuis la province à l’aide de nombreuses lignes à très haute tension.


La part du nucléaire : 85 à 89 %

Alors que tous les abonnés au tarif réglementé continuent de recevoir des factures de rappel vieilles de plus de deux ans, EDF réduit sa production flexible pour continuer à recentrer sur ses centrales électro-nucléaires. Ainsi, pour le particulier qui n’a pas souscrit de contrat différencié sur l’approvisionnement, la part du nucléaire est passé en quelques années de 85 à 89 %. L’approche est risquée, car les centrales électro-nucléaires sont tout sauf flexibles dans la variation quotidienne de la production.


Une consommation toujours plus forte…

L’augmentation constante de la consommation électrique est le prolongement de la politique du tout électrique dans l’habitat résidentiel amorcée dans les années 70 pour faire face aux crises pétrolières. Aujourd’hui, cet engouement se prolonge au profit des pompes à chaleur fortes consommatrices d’énergie électrique et dont peu de gens savent que les performances s’effondrent lorsque la température extérieure est inférieure à 4°C (dépôt de givre sur l’échangeur extérieur).

L’installation très fréquente de ballons électriques d’eau (très) chaude sanitaire pose également un problème. Ces appareils sont énergivores car les constructeurs les règlent en usine à une température dépassant largement les 65°C, ce qui par ailleurs occasionne l’entartrement de l’élément chauffant puis sa destruction. Cette surchauffe, où l’utilisateur, surtout quand il est un jeune enfant, risque l’ébouillantement, est soi-disant pour nous protéger d’un risque de légionellose. Pourtant les données médicales actuellement disponibles ont bien du mal à mettre en évidence une quelconque causalité. De son coté, faisant fi de ces avertissements s’apparentant à de l’appel de la terreur, l’auteur de ses lignes a volontairement réduit à 40°C la température de son cumulus, et il y gagne 4 kWh/jour ! (4)

N’oublions pas aussi l’engouement très probable pour la voiture électrique et qui risque d’impacter à la hausse les consommations électriques. À cela la réponse « nucléaire » ne nous semble pas appropriée, non seulement en raison des déchets dangereux et irréductibles que cela engendre mais aussi du fait des risques – certes mimines mais cataclysmiques – d’une catastrophe à l’exploitation (voir Three-Miles-Island, Tchernobyl et Fukushima).


DOCUMENT

« La région Île-de-France toujours plus gourmande en électricité », par Frédéric De MONICAULT, www.lefigaro.fr. Publié le 15/06/2017 à 06:00. Mis à jour le 15/06/2017 à 06:07. (1)

Selon les chiffres publiés mercredi par Réseau de transport d’électricité (RTE), la consommation d’électricité de la région francilienne a progressé de 1,9% en 2016. Le climat est le premier responsable de cette progression.

C’est un fait solidement établi: la région francilienne est la région qui consomme le plus d’électricité dans l’Hexagone. En revanche, parmi les éléments nouveaux, cette demande a encore progressé en 2016, selon les chiffres publiés mercredi par Réseau de transport d’électricité (RTE), la filiale d’EDF en charge des lignes haute et très haute tension. L’année dernière, la consommation d’électricité en Ile-de-France a progressé de 1,9%, à 69.032 gigawattheures (GWh). Ce léger gain par rapport à 2015 s’explique d’abord par des températures plus froides. À noter que la consommation finale des professionnels et des particuliers représente 46% des GWh consommés, contre 54% pour les PME-PMI et la grande industrie.

Après la consommation, la production: en 2016, la production d’électricité en Ile-de-France a progressé de 2,9%, à 3703 GWh. Cette progression n’empêche pas que la production francilienne recouvre seulement 5% des besoins de la consommation électrique régionale. En matière de répartition des sources d’énergie, RTE insiste sur le poids des bioénergies – qui ont représenté 32 % de la production totale de la région – et sur l’importance de la contribution éolienne, qui a augmenté de 15,6 % en 2016.

Croissance exponentielle des investissements

En Ile-de-France comme dans les autres régions du territoires, RTE prévoit de continuer à investir massivement sur ses infrastructures, qu’il s’agisse des lignes proprement dites ou des postes électriques. Mercredi, RTE a indiqué que le volume des investissements sur la période 2017-2022 dépasserait les 550 millions d’euros. En 2016, cette enveloppe s’est élevée précisément à 113 millions. La courbe des investissements dévoilée par le transport vise à répondre à la croissance des besoins en électricité de la région, pour un seuil de puissance supplémentaire estimé à 2400 mégawatts (MW).

Au regard de RTE, le développement des territoires passe par le souci constant de sécuriser l’alimentation électrique. Ceci implique des réflexions poussées en matière d’aménagement puisque «la forte pression sur le foncier augmente les demandes de mises en souterrain des ouvrages de RTE, dont certains font partie du réseau stratégique indispensable à l’alimentation de l’Ile-de-France», note l’entreprise.


RÉFÉRENCES

  1. De MONICAULT Frédéric, « La région Ile de France toujours plus gourmande en énergie », www.lefigaro.fr, 15 juin 2017 : http://www.lefigaro.fr/conso/2017/06/15/20010-20170615ARTFIG00016-la-region-ile-de-france-toujours-plus-gourmande-en-electricite.php.
  2. CHAILLOU Clément, « Vitry voit s’éteindre sa dernière centrale électrique, www.leparisien.fr, 23 avril 2015 :  http://www.leparisien.fr/informations/vitry-voit-s-eteindre-sa-derniere-centrale-electrique-23-04-2015-4718829.php.
  3. Sur la centrale de Porcheville, lire l’article publié sur www.wikipedia.org : https://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_thermique_de_Porcheville.
  4. Sur l’appel à la terreur, lire l’article publié sur www.wikipedia.org : https://fr.wikipedia.org/wiki/Appel_%C3%A0_la_terreur.

© Jean-Marie CORBIN, 20 juin 2017, 22 h 00.

Déchets. Des bénévoles nettoient les abords de l’Yvette à Épinay-sur-Orge

Ce samedi 1er avril 2017 alors que je circulais sur mon vélo électrique le long de la vallée de l’Yvette, je vois avec surprise des sacs de déchets fraichement déposés le long du chemin qui longe la rivière. Plus loin, j’aperçois, un homme avec un sac. Je m’approche et je constate rapidement qu’il est en train de collecter les déchets pour les regrouper en vue d’un ramassage imminent. Les sacs portent le logo du Conseil Départemental de l’Essonne.

Un bénévole collecte les déchets le long de l’Yvette. © Photographie Jean-Marie CORBIN pour PEE, 1er avril 2017.

Je me suis donc arrêté pour en savoir un peu plus sur cette opération. Il s’agissait d’un riverain habitant à proximité de la gare de Petit-Vaux. Il m’a dit qu’il collectait une quantité impressionnante de bouteilles de verre du fait que le parc de Petit-Vaux soit devenu, hélas, un lieu de rendez-vous pour les ivrognes !

Le parc de Petit-Vaux à Épinay-sur-Orge. © Photographie Jean-Marie CORBIN pour PEE, 1er avril 2017.

Ces appels au bénévolat se font régulièrement dans le département de l’Essonne comme j’ai pu le constater dernièrement le long de la RN6, à Montgeron, le 19 mars dernier. (1)

En dehors d’Essonne Nature Environnement (ENE) dont le siège se trouve à Épinay-sur-Orge, il existe une toute récente association locale de protection de l’environnement, née en 2016 suite au projet d’urbanisation de la ZAC de la Croix-Ronde. L’information sur le nettoyage des bords spinoliens de l’Yvette n’est relayée ni par ENE, ni par l’association, ni par la mairie d’Épinay-sur-Orge. C’est un peu dommage, ce type d’opération mériterait une meilleure exposition médiatique, d’autant que la ville affiche clairement son souci de la protection du cadre de vie.

Capture d’écran du site Internet de la ville d’Épinay-sur-Orge le 1er avril 2017.

RÉFÉRENCE
1. Nettoyage des abords de la RN6, ville de Montgeron : https://www.montgeron.fr/index.php/bibliotheque-images?idpage=113&idmetacontenu=4772.

© Jean-Marie CORBIN, le 1er avril 2017, 16 heures.

ISSN 2495-1161. Dépôt légal du numérique, BNF 2017