Archives de catégorie : Ressources pédagogiques

Aménagement du territoire. Définition géographique des territoires du quotidien

Le territoire est à la mode.

En tant que notion géographique, il ne se réduit ni à l’espace, ni au milieu. Il désigne à la fois :

  • le territoire institutionnel (découpage administratif)
  • le territoire produit ou vécu par chaque individu ou groupe. C’est un espace que l’on s’approprie.

Comme écrit le géographe Roger BRUNET, « Le territoire, on lui appartient autant qu’il nous appartient ».

« Le système territorial », extrait de Les territoires du quotidien en France de Sylvain GENEVOIS.


Selon Sylvain GENEVOIS, le territoire est une notion polysémique.

  • Territoire du quotidien : espace familier qu’un individu construit par ses déplacements autour du lieu où il réside, ou il travaille, ou il étudie, où il a des activités de loisirs, et en fonction de ses différentes activités par une pratique routinière,
  • Territoires de proximité : le quartier, la commune, le département, l’espace local avec ses services de proximité
  • Territoires de vie : espace vécu, habité, parcouru, le bassin de vie, mais aussi son espace proche qui intègre une dimension subjective
  • Nouveaux territoires : communautés de communes ou d’agglomération (EPCI), «pays », pôles d’excellence ruraux…
  • Territoires de projet : espaces lié à des enjeux d’aménagement ou d’environnement, avec parfois une visée prospective ou participative.

Le point commun entre ces différentes variations, c’est qu’elles transforment les territoires et leurs approches en intégrant les représentations collectives et individuelles.

Le géographe Sylvain GENEVOIS remarque que les nouveaux programmes de géographie de classe de Première (2012) multiplient les références aux « territoires ». Pour lui, cela présente deux écueils possibles :

  • perdre les élèves dans des nuances sans fin sur les différents types de territoires,
  • galvauder le territoire et de le ramener à la notion d’ espace.

Il propose un schéma qui donne une approche globale permettant de saisir la double logique à l’œuvre dans les logiques territoriales :

  • une territorialité par la base, vécue et émotionnelle,
  • une territorialité par le haut, plus abstraite, d’essence idéologique et politique.

« La logique des citoyens et la logique des décideurs ne sont pas disjointes : l’enjeu majeur des nouveaux territoires est précisément de les rapprocher en faisant correspondre, autant que l’on peut, les deux approches ».

Il souligne qu’en dépit de l’aspiration à l’égard des démarches participatives, il existe un hiatus entre :

  • l’espace vécu et l’espace perçu de l’homme habitant,
  • les espaces de projet, ou d’aménagement, proposés par les décideurs.

C’est par une approche par le diagnostic territorial que l’on peut dégager les véritables enjeux et confronter les points de vue des différents d’acteurs.

RÉFÉRENCES
GENEVOIS Sylvain,
« Le système territorial », Les territoires du quotidien en France. MCF Didactique de la géographique et TICE, Université de Cergy-Pontoise, IUFM de Versailles.
http://sgenevois.free.fr/Territoires%20du%20quotidien%20et%20TICE_Genevois.pdf

© Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT, 10 octobre 2017, 23 heures.

ISSN 2495-1161. Dépôt légal du numérique, BNF 2017.

 

Histoire. Les mutations des sociétés : l’exemple de la France depuis 1850 (1re ES. Thème 1. Chapitre 2)

De la moitié du XIXe siècle à nos jours, les pays industrialisés connaissent d’importantes mutations sociales. L’étude de la population active permet de les mettre en évidence. En effet, l’étude de l’ensemble des personnes en âge de travailler, disponibles sur le marché du travail, permet de repérer les secteurs économiques dynamiques ou moins, l’évolution des conditions de travail, etc. La France a accompli sa révolution industrielle au XIXe siècle en passant d’une société agricole à une société industrielle. Elle est donc un bon exemple pour illustrer cette étude.

Ainsi, entre 1850 et 1945, la population active se transforme en raison de l’industrialisation. Les paysans deviennent des ouvriers. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale jusqu’à aujourd’hui, les évolutions sont davantage marquées par la conjoncture économique. De 1945 aux années 1960, la société vit l’apogée du secteur secondaire. A partir de la décennie 1970, la majorité de la population active travaille dans le secteur tertiaire. On assiste à des modifications du concept « travail », le temps que l’on y consacre se réduit notamment. Enfin, la France est devenue une terre d’immigration.

La ferme Champagne sise sur les communes de Savigny-sur-Orge et de Juvisy-sur-Orge, l’une des dernières en activité au début du XXe siècle. (carte postale affranchie en 1923, fond privé AM)


Problématique

Comment évolue la population active française depuis 1850 ?
Comment évolue l’immigration en France au cours du XXe siècle ?
Quel est son impact sur la société française ?
Quels sont les bouleversements vécus par société française depuis 1850 ?

Comment les évolutions du monde du travail transforment-elles la société française ?


Sommaire

I. La population active, le reflet des bouleversements économiques et sociaux : l’exemple de la France depuis 1850

A. De la société agricole à la société industrielle

1/ Une fin progressive du monde paysan.
2/ Les mutations de la classe ouvrière.
3/ La montée du secteur tertiaire.

B. Les mutations du travail depuis la Seconde Guerre mondiale

1/ La société des « Trente Glorieuses » : industrielle et tertiaire.
2/ La crise des années 1970 et ses conséquences, vers une société post-industrielle.
3/ Le chômage de masse.

II. La société française et l’immigration

A. La France, une terre d’accueil (1845-1850)

1/ L’appel à l’immigration.
2/ Un accueil particulier des étrangers.

B. « Trente Glorieuses » : une immigration de masse, voulue et internationale

1/ Une immigration avant tout économique.
2/ Des origines renouvelées.

C. Depuis 1975, les immigrés victimes de la « croissance molle »

1/ Une immigration freinée.
2/ La question de l’intégration.


Conclusion

Depuis la moitié du XIXe siècle, la population active française connaît d’importants bouleversements afin de répondre à l’ouverture à la mondialisation. Premièrement, l’emploi agricole disparaît progressivement. Deuxièmement, l’emploi industriel croît jusqu’à la crise des années 1970 puis décline. Troisièmement, le secteur tertiaire offre de plus en plus d’emplois et se diversifie. L’évolution de la structure de la population active s’accompagne d’un changement dans les conditions de travail : développement du salariat jusque dans les années 1970, puis précarisation de l’emploi en raison d’un fort chômage structurel. Ces évolutions sont les mêmes dans les autres pays industrialisés, seul leur rythme diffère. Pour faire face aux demandes des différents secteurs économiques, la France recourt à l’immigration.

Entre 1900 et 1945, la France a recours à l’immigration frontalière pour pallier une démographie déclinante. Durant les Trente Glorieuses, le recours à l’immigration est encore plus important afin de répondre à la demande de main-d’œuvre nécessaire pour reconstruire la France d’après guerre et pour alimenter la croissance économique. La situation change totalement au cours de la décennie 1970, les frontières se ferment. La place des immigrés dans la société française occupe bon nombre de débats de la classe politique française. La question de l’intégration des étrangers installés en France est devenue cruciale pour une société multiculturelle et métissée depuis plus de cent cinquante ans. On peut se demander alors quelle est la position des autres pays européens sur le sujet.


Cours dispensé au lycée Saint-Charles d’Athis-Mons en septembre-octobre 2017

Pdf de 8 pages : H1ES T1 CH2 MUTATIONS SOCIETES SYNTHESE


Références – sources

  1. Ce chapitre a été élaboré à partir de nombreuses sources bibliographiques publiées et consultables en bibliothèques-médiathèques ou sur Internet. Citons également pour la partie « cours » : 1/ les séminaires de John Day, « Histoire économique de l’Europe du XIIIe au XVIIIe siècle », de Fabienne Bock, « État, pouvoir, exercice du pouvoir au XIXe siècle », de Robert Bonnaud, « Histoire du temps présent : le monde au XXe siècle », université Paris VII-Jussieu ; 2/ les cours de Sylvie Monniotte du lycée Saint-Jean (Lectoure) et du lycée Saint-Charles (Athis-Mons), de Stéphanie Yart du lycée Ile-de-France (Villebon-sur-Yvette), de Florian Nicolas du lycée Pierre-Bourdieu (Fronton), de Jacques El Alami du lycée d’Adultes (Paris), de M. Sizaret du lycée Léonard-de-Vinci (Saint-Witz), M. Buchoux, Mmes Trédez et Vitte du lycée Jean-Baptiste-Corot (Savigny-sur-Orge) ; 3/ les manuels scolaires d’histoire, niveau première, sous la direction de F. Lebrun et V. Zanghelli (Belin), R Benichi et J. Mathiex (Hachette), F. Besset, M. Navarro et R. Spina (Hachette), M. Chevallier et X. Lapray (Hatier), P. Wagret (Istra), A. Ployé (Magnard), S. Cote (Nathan).
  2. SAUVY Alfred, Histoire économique de la France entre les deux guerres, Librairie Arthème Fayard, 1967, 626 p. ; « Immigration et politique migratoire en France », dossier de La Documentation française, 2016 : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/d000073-immigration-et-politique-migratoire-en-France.

© Mise en ligne pour la rédaction de PEE : Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT, 3 septembre 2017, 19 heures. Mise à jour le 10 octobre 2017, 18 heures.

ISSN 2495-1161. Dépôt légal du numérique, BNF 2017.
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Géographie. Des cartes pour comprendre le monde (Terminale. Thème 1. Chapitre 1)

Dans le contexte des économies-monde unipolaires successives, du monde bipolaire politique et économique de la Guerre froide, et de la présente multipolarité où les puissances s’exercent dans un monde polycentrique, les cartes représentent une planète organisée autour d’un ou plusieurs pôles. Depuis les premières planches de l’Antiquité, elles ont considérablement évolué et poursuivent sans cesse leur évolution technologique. Aujourd’hui, les centres se répartissent entre plusieurs continents, ce qui complexifie les représentations cartographiques. Les acteurs de la mondialisation sont multiples. De nouvelles rivalités apparaissent. Des débats divers s’instaurent.

Chaque État possède sa propre histoire et sa propre vision du monde qui, de ce fait, devient de plus en plus difficile à comprendre. De par sa nature, la carte est une interprétation du monde. Elle peut aider à décrypter des tendances et des évolutions, même si son discours est souvent incomplet, partial, subjectif. La carte constitue un outil indispensable pour analyser la complexité du monde actuel grâce à des grilles de lecture différenciée. Son utilisation nécessite cependant un regard critique sur la façon de représenter cette complexité.

Carte de Cassini, secteur d’Athis-Mons, XVIIIe siècle.


Problématique

Comment les cartes rendent-elles compte de la complexité du monde actuel ?


Sommaire

I. La carte, un outil nécessaire pour comprendre le monde

A. Faire une carte, c’est faire des chois

B. Rappel sur la méthode de lecture d’une carte

II. Quatre lectures pour comprendre le monde actuel

A. Une lecture géopolitique du monde, entre paix et conflits

B. Une lecture géo-économique du monde, des inégalités caractérisées

C. Une lecture géoculturelle du monde, une uniformisation nuancée

D. Une lecture géo-environnementale d’un monde en souffrance


Conclusion

La combinaison des lectures, à des échelles différentes, est nécessaire afin de comprendre un monde de plus en plus complexe. Les dynamiques économiques et géopolitiques, les défis de l’environnement et du développement durable sont autant d’enjeux auxquels le monde actuel est confronté. Mais les cartes sont des outils subjectifs élaborés par des cartographes qui respectent des règles de présentation. Il faut les manipuler avec précaution car ce ne sont pas des documents neutres. Il est indispensable de s’interroger sur leurs auteurs et leurs motivations avant d’en faire l’analyse. Ainsi, les cartes les plus anciennes ont été commandées par les gouvernants politiques afin de matérialiser leur pouvoir et leur contrôle sur un territoire. Elles ont parfois été de véritables outils de propagande, comme au temps de l’Allemagne nazie. Il faut donc porter une grande attention sur la projection, le centrage et les figurés.


Cours dispensé au lycée Saint-Charles d’Athis-Mons en septembre 2017

Pdf de 5 pages : GTS T1 CH1 CARTES synthese


Références – sources

  1. Ce chapitre ouvrant le programme de géographie de la classe de terminale a été élaboré à partir de nombreuses sources bibliographiques publiées et consultables en bibliothèques-médiathèques ou sur Internet. Citons également pour la partie « cours » : 1/ les cours de Sylvie Monniotte du lycée Saint-Jean (Lectoure) et du lycée Saint-Charles (Athis-Mons), de Stéphanie Yart du lycée Ile-de-France (Villebon-sur-Yvette) que je remercie sincèrement pour son aide précieuse, de Danièle Catala du lycée Guy-Môquet (Chateaubriand), de Florian Nicolas du lycée Pierre-Bourdieu (Fronton), de Jacques El Alami du lycée d’Adultes (Paris), de M. Sizaret du lycée Léonard-de-Vinci (Saint-Witz), M. Buchoux, Mmes Trédez et Vitte du lycée Jean-Baptiste-Corot (Savigny-sur-Orge) ; 2/ les manuels scolaires de géographie, niveau terminale, sous la direction de D. Husken-Ulbrich (Hachette), A. Ciattoni (Hatier), G. Bourel (Hatier), J. Jalta (Magnard), E. Janin (Nathan).
  2. Pour en savoir plus sur l’histoire de la cartographie, voir le site Internet d’Alexandre Nicolas : http://www.le-cartographe.net.
  3. Pour une approche de la cartographie par les projections : http://ddc.arte.tv/nos-cartes/les-cartes-des-autres.
  4. Sur l’écart entre la représentation du monde par des symboles et la représentation du territoire comme image, lire le compte-rendu de l’ouvrage de Gilles A. Tiberghien, Finis terrae : Imaginaires et imaginations cartographiques (2007) par le géographe Hervé Regnauld in « Représente-t-on le monde par des symboles ou par des images ? », EspacesTemps.net, Livres, 2008, https://www.espacestemps.net/articles/represente-t-on-le-monde-par-des-symboles-ou-par-des-images/.

© Mise en ligne pour la rédaction de PEE : Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT, 2 septembre 2017, 20 heures. Mise à jour le 8 octobre 2017, 17 heures.

ISSN 2495-1161. Dépôt légal du numérique, BNF 2017.
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Histoire. La Guerre du Viêt Nam (1955-1975)

Quelles connaissances avons nous, et quels regards portons-nous sur des évènements historiques quarante ans, cinquante ans après qu’ils se soient déroulés ? L’histoire est une construction/reconstruction permanente. La télévision française diffuse durant trois jours les neuf épisodes du documentaire Vietnam (2017) réalisé par Ken BURNS et Lynn NOVICK.

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Vietnam, documentaire en trois parties de Ken Burns et Lynn Novick (2016). Première diffusion en France sur la chaîne de télévision Arte les 19, 20 et 21 septembre 2017.


La Guerre du Viêt Nam est une guerre qui a opposé de 1955 à 1975 :

  • la République démocratique du Viêt Nam (ou Nord-Viêt Nam) et son armée populaire vietnamienne soutenue par les pays du bloc de l’Est et la Chine et le Front national de libération du Sud Viêt Nam (dit Viet Cong),
  • et d’autre part la République du Viêt Nam (ou Sud-Viet Nam) soutenu militairement par l’armée des États-Unis appuyée par plusieurs alliés (Australie, Corée du Sud, Thaïlande, Philippines).

Bombardements. Les États-Unis ont largué 7,08 millions de tonnes de bombes durant le conflit. En comparaison, 3,4 millions de tonnes ont été larguées par l’ensemble des alliés sur tous les fronts de la Seconde guerre mondiale de 1939-1945.

Morts et blessés vietnamiens. Il est difficile de s’accorder exactement sur le nombre de victimes. Le Viêt Nam a annoncé en 1995 qu’un total d’un million de combattants et deux millions de civils avaient été tués durant la guerre.

  • Plus de quarante ans après la fin de la guerre des civils continuent d’être tués ou blessés par des bombes à sous-munitions non explosées.
  • Des agents chimiques, comme l’agent orange, un défoliant utilisé par les Américains ont contaminé une partie des sols ce qui entraîne de graves problèmes de santé (malformations à la naissance, hypertrophie, rachitisme, cancer des poumons et de la prostate, maladies de la peau, du cerveau et des systèmes nerveux, respiratoire et circulatoire, cécité, diverses anomalies à la naissance).

Morts et blessés américains. 8 744 000 militaires américains ont participé entre 1955 et 1975, à un moment ou à un autre du conflit. Le bilan pour les forces armées américaines est estimé à 58 177 soldats tués et 153 303 blessés.


DOCUMENT

Arte diffuse sur trois jours, les 19, 20 et 21 septembre 2017), et en neuf épisodes, une fresque spectaculaire sur la guerre du Vietnam, œuvre de Ken Burns et Lynn Novick, grandes figures du documentaire historique américain.

La guerre du Vietnam n’en finit pas de hanter l’Amérique. Encore aujourd’hui, elle est une référence récurrente dans le débat politique outre-Atlantique. L’arrivée au pouvoir de Donald Trump, avec ses accents nixoniens et ses promesses de grandeur retrouvée, a suscité de nombreux parallèles avec les années 1970. L’échec au Vietnam reste durablement associé à une certaine idée de l’Amérique, celle du déclin.

Beaucoup a été écrit, et montré, sur ce conflit qui a coûté la vie à plus de 58 000 Américains. Dès la fin des années 1970, Hollywood a braqué ses caméras sur des destins brisés, les a évoqués dans des films qui ont fait l’histoire du cinéma mondial. Et façonné, par la même occasion, la mémoire internationale du conflit, mais vu à travers les yeux de l’Oncle Sam.

Pour Ken Burns et Lynn Novick, deux réalisateurs reconnus pour leurs documentaires historiques – en particulier sur la guerre de Sécession et la Seconde Guerre mondiale –, il est temps de donner la parole aux anciens acteurs des deux camps. Dans une fresque passionnante de neuf heures, diffusée mardi, mercredi et jeudi soir sur Arte, ils retracent toute l’histoire du conflit colonial qui aura duré, partie française comprise, près de trois décennies.

Devant leurs objectifs, Américains, Vietnamiens du Nord et du Sud racontent leurs souvenirs, en alternance avec des images d’archives soigneusement choisies. Il ne s’agit pas de faire parler des historiens, mais bien des anciens combattants, sur le front ou dans les bureaux de la CIA.

Leurs témoignages sont le plus souvent poignants, même si, par définition, ils ne représentent qu’un point de vue. Et tout commence par le commencement, la Seconde Guerre mondiale. Une époque pendant laquelle Washington n’hésitait pas à aider un guerrier en lutte contre les Japonais. Son nom ? Ho Chi Minh.

BIASSETTE Gilles, « Arte diffuse sur trois jours, et en neuf épisodes, une fresque spectaculaire sur la guerre du Vietnam, œuvre de Ken Burns et Lynn Novick, grandes figures du documentaire historique américain », La Croix, 16 septembre 2017, http://www.la-croix.com/Journal/guerre-Vietnam-ceux-lont-faite-2017-09-16-1100877210


RÉFÉRENCES

Vietnam (2017), documentaire de Ken Burns et Lynn Novick. Durée totale de 8 heures (9 épisodes de 55 minutes environ).

1. Le documentaire est édité sous la forme d’un coffret de trois DVD vendu par Arte Boutique
http://boutique.arte.tv/f12010-vietnam_neuf_episodes.

2. Les neuf épisodes sont les suivants :

NB. Les liens figurants ci-dessous sont actifs à la date du 19 septembre 2017. Il peuvent évoluer en fonction des offres de VOD (Video On Demand).

© Bernard MÉRIGOT, 24 septembre 2017, 21 heures.

ISSN 2495-1161. Dépôt légal du numérique, BNF 2017.
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Histoire. Civils et militaires dans la Première Guerre mondiale (3e. Thème 1. Chapitre 1)

Lorsqu’en août 1914, la Première Guerre mondiale éclate, cela fait 44 ans que les Européens n’ont pas connu de guerre sur leur territoire. Encore appelée « La Grande Guerre », elle se déroule d’août 1914 à novembre 1918. En mobilisant toutes les catégories sociales, la Grande Guerre met à l’épreuve la cohésion des sociétés. Elle fragilise durablement des régimes en place. Combattants et civils subissent des violences extrêmes, dont témoigne particulièrement le génocide des Arméniens en 1915. En Russie, la guerre totale installe les conditions de la révolution bolchevique qui se prolongera par le communisme soviétique stalinien établi au cours des années 1920.

Savigny-sur-Orge au temps de la Grande Guerre. La veuve Duparchy met à la disposition de la Croix-Rouge son château afin d’y établir un hôpital pou les blessés en convalescence qui arrivent du front (carte postale écrite le 5 juin 1917, fonds privé AM).

L’organisation du chapitre s’articule donc autour de trois thèmes de réflexion. Il s’agit surtout de faire comprendre en quoi la Première Guerre mondiale :

  • est une guerre totale qui mobilise l’ensemble des sociétés avec une forte interdépendance entre le front et l’arrière, des économies et des pays concernés, qui marque la brutalisation des rapports humains.
  • marque la fin de la suprématie européenne : patriotisme chancelant (mutineries de 1917), effondrement de régimes politiques, déclin de l’influence internationale.
  • contient les germes des temps nouveaux : guerre industrialisée (armement), montée de l’influence américaine, triomphe du communisme en Russie, bouleversements territoriaux, évolution des mœurs, naissance de nouvelles idéologies politiques (balancements entre démocratie et dictature).

Problématique

Comment les civils et les militaires ont-ils vécu les violences de la Première Guerre mondiale ?
Comment la guerre de 1914-1918 a t-elle bouleversé la vie des populations et les États européens ?
En quoi cette Grande Guerre fut-elle fondatrice d’une violence totale qui marque la première moitié du XXe siècle ?


Sommaire

I. Le premier conflit mondial, plus de 4 années de guerre (1914-1918)

A. Les causes de la Grande Guerre, rappel du contexte
B. Les principales phases de la guerre
C. Sur le front, une expérience combattante inédite

II. Une guerre totale : la mobilisation générale de la société

A. De l’économie de guerre à l’économie en guerre
B. Les souffrances des populations civiles
C. Le génocide arménien de 1915, la violence de masse instaurée

III. Les conséquences de la guerre : des sociétés bouleversées et fragilisées

A. La Révolution russe d’octobre 1917
B. La Grande Guerre : un très lourd bilan humain
C. Une paix imparfaite : une nouvelle carte d’Europe et le « diktat » de Versailles


Conclusion

En 1918, la paix revient dans un continent en ruines. La Première Guerre mondiale a été une guerre d’une intensité inédite qui a pris la forme d’une guerre de position très meurtrière à cause des méthodes utilisées et des nouvelles armes défensives. Les hommes sont revenus traumatisés et transformés par cette expérience à laquelle ils n’étaient pas préparés. Les soldats ont connu une brutalisation sans précédent aussi bien au niveau physique que moral : leurs conditions de vie ont été très difficiles.

La Première Guerre mondiale est une guerre totale aussi bien pour la mobilisation de la société dans son intégralité que pour la mise en place d’une économie de guerre tournée vers la victoire. Les vainqueurs comme les vaincus sont exsangues (ruinés, très affaiblis, à bout de forces). L’Europe a perdu sa domination sur le monde et ce sont les États-Unis qui dominent désormais la planète.


Diaporamas sur lesquels le cours dispensé au collège Saint-Charles d’Athis-Mons s’est appuyé en septembre 2017

Diaporama n° 1 : CIVILS ET MILITAIRES DANS LA PGM – Partie 1

Diaporama n° 2 : CIVILS ET MILITAIRES DANS LA PGM – Partie 2

Diaporama n° 3 : CIVILS ET MILITAIRES DANS LA PGM – Partie 3


Vidéos

Outre de très nombreuses vidéos accessibles sur Internet, il est conseillé de visionner celles se trouvant sur le site du réseau Canopé :  « Sur le champ de bataille de Verdun, un immense cimetière témoigne encore de la violence des combats qui s’y sont déroulés. 700 000 soldats français et allemands sont tombés sur un front de 30 kilomètres. Des millions d’obus ont complètement bouleversé le terrain et détruit des villages entiers. On trouve encore aujourd’hui de nombreuses traces de ces combats.Extraits du DVD La Première Guerre mondiale, @ SCEREN-CNDP, 2008″.

https://www.reseau-canope.fr/tdc/tous-les-numeros/la-vie-dans-les-tranchees/videos/article/les-tranchees-de-verdun.html


Références – Sources

1. Ce chapitre ouvrant le programme d’histoire de la classe de troisième a été élaboré à partir de nombreuses sources bibliographiques publiées et consultables en bibliothèques-médiathèques ou sur Internet. Citons également pour la partie « cours » : 1/ le séminaire de Robert Bonnaud, « Histoire du temps présent : le monde au XXe siècle », université Paris VII-Jussieu ; 2/ les cours de Sylvie Monniotte du collège Jules-Ferry (Sainte-Geneviève-des-Bois) et du lycée Saint-Charles (Athis-Mons) avec nos sincères remerciements à Stéphanie Yart du collège-lycée Ile-de-France (Villebon-sur-Yvette), de Florian Nicolas du lycée Pierre-Bourdieu (Fronton), de M. Sizaret du lycée Léonard-de-Vinci (Saint-Witz), Mmes Dumont et Haumesser du collège Paul-Bert (Savigny-sur-Orge) ; 3/ les manuels scolaires d’histoire, sous la direction de A. Madavalle (Belin), N. Plaza (Hachette),  M. Ivernel (Hatier), P. Wagret (Istra), A. Ployé (Magnard), J. et D. François (Nathan), (Nathan).
2. Archives privées de familles de poilus essonniennes, gersoises et vendéennes.
3. Archives publiques d’Athis-Mons, Auch, Challans, Coëx, Juvisy-sur-Orge, Morangis, Paray-Vieille-Poste, Saint-Jean-de-Mont, Savigny-sur-Orge, Soullans, Talence, Viry-Châtillon.
4. Bibliographie conseillée aux élèves : Roland DORGELÈS, Les croix de bois, Le livre de poche, 2010, 283 p. ; Maurice GENEVOIX, Ceux de 14, Larrousse, 2012, 123 p. ; Jean-Pierre GUÉNO (sous la direction de), Paroles de poilus : Lettres et carnets du front (1914-1918), Librio, 2013, 189 p. ; Albert LONDRES, La Grande Guerre, Arlea Poche, 2010, 136 p. ; Louis MAUFRAIS, J’étais médecin dans les tranchées, Laffont, 2014, 336 p. ; Pierre MIQUEL, Mourir à Verdun, Tallandier, 2011, 315 p. ;  Erich Maria REMARQUE, A l’Ouest rien de nouveau, Le livre de poche, 1973, 224 p..

© Mise en ligne pour la rédaction de PEE : Sylvie MONNIOTTE-MÉRIGOT, 3 septembre 2017, 18 heures. Mise à jour le 5 octobre 2017, 20 heures.

ISSN 2495-1161. Dépôt légal du numérique, BNF 2017.
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