Archives de catégorie : Déchets

GOSB. L’établissement public territorial n° 12 se réunit en séance publique

Les conseils territoriaux des établissements publics territoriaux (EPT) prennent de plus en plus de décisions au détriment des conseils municipaux des communes. Normal : ce sont les effets des transferts de compétences qui dépossèdent de plus en plus les communes au profit des intercommunalités.

Le prochain conseil territorial de Grand Orly Seine Bièvre (GOSB, 24 communes, 686 416 habitants) se réunit en séance publique le mardi 16 mai 2017, à 19 heures, à Vitry-sur-Seine. (1) Quinze questions figurent à l’ordre du jour. On notera les suivantes :

  • Approbation du Protocole de préfiguration des projets de renouvellement urbain de Grigny et Viry-Chatillon Grande Borne / Plateau et Grigny 2.
  • Renouvellement de la convention de partenariat Clauses d’insertion EPT Grand-Orly Seine Bièvre – AEF 94 (Actions Emplois Formations), association spécialisée dans l’accompagnement individuel des demandeurs d’emploi dans le Val-de-Marne.
  • Candidature de l’EPT Grand-Orly Seine Bièvre pour un mandat d’administrateur d’Immobilière 3F sur la période 2017-2020.
  • Convention cadre avec Action Logement.
  • Arrêt du projet de Plan Local d’Urbanisme de la commune de Fresnes et bilan de la concertation.
  • Convention de co-financement dans le cadre de l’extension de l’écocentre de Morangis (Siredom/EPT 12).
  • Convention avec le SYCTOM pour la mise en œuvre d’un dispositif expérimental de conteneurisation, collecte et traitement des biodéchets.
  • Élaboration d’un Programme local de prévention des déchets ménagers et assimilés.

RÉFÉRENCE
1. GOSB, « Avis de convocation du conseil territorial. Mardi 16 mai 2017 à 19h00 », Ordre du jour, 2 p. (pdf) : Avis de convocation et ordre du jour Conseil territorial du 16 mai 2017.
A noter la lenteur du service de presse du Grand Orly Seine Bièvre pour diffuser à la presse un avis qui aurait dû être rendu public au moins cinq jours avant la séance : leur communiqué de presse a été reçu par mail ce 15 mai 2017 à 16h54. Quel manque de transparence et de bienséance ! Heureusement que la presse et les administrés attentifs ne l’attendent pas pour rendre public les ordres du jour…

© Paul-André BEAUJEAN, 15 mai 2017, 16 heures.

ISSN 2495-1161. Dépôt légal du numérique, BNF 2017.

 

Déchets. Des bénévoles nettoient les abords de l’Yvette à Épinay-sur-Orge

Ce samedi 1er avril 2017 alors que je circulais sur mon vélo électrique le long de la vallée de l’Yvette, je vois avec surprise des sacs de déchets fraichement déposés le long du chemin qui longe la rivière. Plus loin, j’aperçois, un homme avec un sac. Je m’approche et je constate rapidement qu’il est en train de collecter les déchets pour les regrouper en vue d’un ramassage imminent. Les sacs portent le logo du Conseil Départemental de l’Essonne.

Un bénévole collecte les déchets le long de l’Yvette. © Photographie Jean-Marie CORBIN pour PEE, 1er avril 2017.

Je me suis donc arrêté pour en savoir un peu plus sur cette opération. Il s’agissait d’un riverain habitant à proximité de la gare de Petit-Vaux. Il m’a dit qu’il collectait une quantité impressionnante de bouteilles de verre du fait que le parc de Petit-Vaux soit devenu, hélas, un lieu de rendez-vous pour les ivrognes !

Le parc de Petit-Vaux à Épinay-sur-Orge. © Photographie Jean-Marie CORBIN pour PEE, 1er avril 2017.

Ces appels au bénévolat se font régulièrement dans le département de l’Essonne comme j’ai pu le constater dernièrement le long de la RN6, à Montgeron, le 19 mars dernier. (1)

En dehors d’Essonne Nature Environnement (ENE) dont le siège se trouve à Épinay-sur-Orge, il existe une toute récente association locale de protection de l’environnement, née en 2016 suite au projet d’urbanisation de la ZAC de la Croix-Ronde. L’information sur le nettoyage des bords spinoliens de l’Yvette n’est relayée ni par ENE, ni par l’association, ni par la mairie d’Épinay-sur-Orge. C’est un peu dommage, ce type d’opération mériterait une meilleure exposition médiatique, d’autant que la ville affiche clairement son souci de la protection du cadre de vie.

Capture d’écran du site Internet de la ville d’Épinay-sur-Orge le 1er avril 2017.

RÉFÉRENCE
1. Nettoyage des abords de la RN6, ville de Montgeron : https://www.montgeron.fr/index.php/bibliotheque-images?idpage=113&idmetacontenu=4772.

© Jean-Marie CORBIN, le 1er avril 2017, 16 heures.

ISSN 2495-1161. Dépôt légal du numérique, BNF 2017

 

Où en est-on de la transition énergétique ?

Bien que ce fût une promesse de campagne du candidat François HOLLANDE en 2012, la transition vers des solutions énergétiques où l’électronucléaire est moins présent a du mal à trouver sa voie. Pressé par l’opinion publique d’accomplir cette promesse, le gouvernement vient de fixer la part de 50 % à l’horizon 2025 soit 8 ans après l’échéance initiale promise de 5 ans. Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ! (1)

convoi de déchets radioactif en gare de Savigny-sur-Orge le 14 janvier 2014 à 7h50

Convoi de déchets radioactifs en gare de Savigny-sur-Orge le 14 janvier 2014, à 7 h 50. © Jean-Marie CORBIN pour PEE, 14 janvier 2014.

L’industrie nucléaire n’est pas une industrie comme une autre. Quand il y a un problème, les dégâts sont énormes et définitifs. Les récents documentaires diffusés sur ARTE à l’occasion des 30 ans de la catastrophe à Tchernobyl en décrivent la sinistre étendue. (2)

Avec 58 réacteurs en service, serions nous plus ingénieux que les Américains (Three Miles Island), les Soviétiques (Tchernobyl) et les Japonais (Fukushima) réunis ?

Voilà qui est bien prétentieux ! Rappelons que l’EPT 12 se trouve à moins de 150 km de plusieurs centrales électronucléaires. Autant dire, qu’en cas de catastrophe sur une de ces centrales, il y a de gros risques que nous soyons touchés.

centrale de Bugey vue du Grand Colombier situé à 42 km de là jul2014

Centrale de Bugey (Ain) vue du Grand Colombier situé à 42 km de là en juillet 2014. Bien que semblant très lointaine, la radioactivité peut parcourir de très grandes distances. © Jean-Marie CORBIN pour PEE, 2014.

Alors que la construction de la centrale EPR à Flamanville dans la Manche voit son budget initial tripler de 3 à 9 milliards d’euros et qu’Areva connaît les pires difficultés financières, quel est l’avenir de l’énergie électronucléaire ? En tout cas, le « candidat » Nicolas SARKOZY ne semble pas avoir de doute. Il ferait mieux d’un peu plus écouter les scientifiques (enfin ceux qui ne sont pas à la botte des nucléocrates) que de se fier à son intuition d’avocat ! Ou dit autrement, il aurait fait mieux « de ne pas l’ouvrir »…

Sur le site de RTE eco2mix, les internautes curieux se rendent compte que la prépondérance des « plus de 80 % d’énergie électronucléaire » appartient au passé. À 75 %, il reste un certain chemin à faire. Mais, la transition est bien en cours et continue bien que cela déplaise aux nucléocrates. (3)

En parcourant les chemins de l’hexagone, les observateurs constateront que les chantiers éoliens suivent leur cours partout sur le territoire et notamment sur le littoral bien venté.

L’effort de conversion reste à maintenir, en espérant à terme une sortie totale du nucléaire sans aucun accident.


DOCUMENT

THÉOBALD Marie, « Nucléaire, hydraulique, éolien : la répartition de la production d’électricité en France, www.lefigaro.fr, 30 avril 2016 – Le scan éco – L’explicateur. (1)

LE SCAN ECO – En 2015, le nucléaire représentait encore plus des trois quarts de la production totale d’électricité en France.

«En cas d’alternance, nous abrogerons l’objectif de ramener à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité en France», lance dans Le Journal du Dimanche Nicolas Sarkozy, le président Les Républicains (LR).

Sarkozy veut maintenir à 75 % la part du nucléaire dans la production d’électricité

Alors que la loi de transition énergétique prévoit d’abaisser la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75 % à 50 % à l’horizon 2025, l’ex-président explique dans une longue interview, qu’aujourd’hui en France, il n’y a aucune alternative crédible à l’énergie nucléaire.

Selon les chiffres publiés par Réseau de transport d’électricité (RTE) en février dernier, la production d’électricité nucléaire représente un peu plus de 75 % de l’électricité totale produite en France en 2015, soit 416,8 térawattheures (TWh).

La production totale d’électricité en France métropolitaine atteint 546 TWh en 2015. Elle peut être d’origine nucléaire, hydraulique, éolienne, solaire, bioénergétique ou thermique à combustible fossile (gaz, charbon).

En 2015, la production éolienne a marqué une progression de 23,3 % par rapport à 2014. Quant à la production hydraulique, elle était en baisse de 13,7 % avec une pluviométrie inférieure à la très bonne année 2014. La filière gaz a vu sa production augmenter de près de 55% par rapport à l’année 2014, en raison des températures plus froides en début d’année 2015 même si son parc diminue en 2015 (de 33,5 %).

Parc de production en progression
D’ailleurs, selon la RTE, le parc de production en France métropolitaine progresse légèrement en 2015 avec une augmentation de 584 MW (+ 0,5 %) – le mégawatt (MW) est une unité de puissance qui désigne la capacité de production. La cause? Le développement des moyens de production renouvelable (+ 2000 MW alors que le parc charbon diminue de 1500 MW). Par exemple, le seuil des 10.000 MW de parcs éoliens installés a été dépassé au cours de l’année 2015. Côté solaire, en 2015, 895 MW de puissance solaire ont été raccordés. En tout, on atteint les 6200 MW de parc solaire installé. Quant au parc hydraulique, il reste stable.


RÉFÉRENCES
1. Document : THÉOBALD Marie, « Nucléaire, hydraulique, éolien : la répartition de la production d’électricité en France, www.lefigaro.fr, 30 avril 2016 : http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/explicateur/2016/04/30/29004-20160430ARTFIG00108-la-repartition-de-la-production-d-electricite-en-deux-graphiques.php.
2. Documentaire diffusé le 26 avril 2016 sur Arte (52 mn). « Trente ans après Tchernobyl, cinq ans après Fukushima, les habitants des territoires contaminés témoignent de leur cohabitation incertaine avec la radioactivité. Une réalité humaine poignante et méconnue. » :  http://www.arte.tv/guide/fr/058948-000-A/tchernobyl-fukushima-vivre-avec.
3. Site internet de RTE, production d’électricité par filière : http://www.rte-france.com/fr/eco2mix/eco2mix-mix-energetique.

© Jean-Marie CORBIN, 30 avril 2016, 22 h 00.

EPT n° 12. Compte rendu succinct du conseil territorial du 16 février 2016

L’avant-dernier conseil territorial n° 12 a eu lieu le mardi 16 février 2016, à 19 heures. Le président Michel LEPRÊTRE a signé le compte rendu synthétique de la séance le 23 février 2016. Il n’a été communiqué que très récemment et a été adopté lors de la séance du 12 avril 2016.

EPT 12 CT CRS 16-02-2016

EPT n° 12, « Conseil territorial du mardi 16 février 2016. Compte rendu synthétique », 23 février 2016, p. 1/11.

Que peuvent y découvrir les habitants de l’ex-CALPE qui n’ont pas pu participer à ce long exercice démocratique en raison d’une tenue à une heure peu commode en région parisienne et du fait que le conseil a procédé aux élections de ses représentants dans différents organismes ?


1/ Les délégations de pouvoir du conseil territorial au bureau et au président en matière de patrimoine, contentieux, contrats et conventions, finances et comptabilité, marchés publics.

2/ Les représentants de l’EPT 12 élus au sein des syndicats intercommunaux, des associations et des agences environnementales. Ainsi, pour Bruitparif, les représentants sont Sylvie ALTMAN (T) et Eric GRILLON (S). Pour Natureparif, ont été désignés Helène de COMARMOND (T) et Alain LIPIETZ (S). Pour l’Observatoire des déchets en Ile-de-France (Ordif), Hélène DE COMARMOND (T) et Pierre CHIESA (S) représenteront l’établissement. Pour le Syndicat intercommunal pour l’informatique municipale, ont été élus Dominique GIRARD (T), Franck PERILLAT-BOTTONET (T) et Philippe VIDAL (T).

Les représentants élus par de l’EPT n° 12 issus de la CALPE au sein du Syndicat intercommunal pour le recyclage et l’énergie par les déchets et ordures ménagères (SIREDOM) sont : Pascal PETETIN (T) et Kévin RAINHA (S) pour Athis-Mons, Michel PERRIMOND (T) et Claude MOREAU (S) pour Juvisy-sur-Orge, Pascal NOURY (T) et Henrique PINTO (S) pour Morangis, Franck DEGIOANNI (T) et Sylvain HAMARD (S) pour Paray-Vieille-Poste, Jean-Charles HENRY (T) et Eric MEHLHORN (S) pour Savigny-sur-Orge, Jérôme BERENGER (T) et Christèle GIRAUD (S) pour Viry-Châtillon.

Au Syndicat de l’Orge (ex-SIVOA), les représentants issus de la CALPE sont : Julien DUMAINE (T), Aline DURAND (S), Kévin RAINHA (T) et Julienne GEOFFROY (S) pour Athis-Mons, Robin REDA (T), Claude MOREAU (S), Michel PERRIMOND (T) et Francis SAINT-PIERRE (S) pour Juvisy-sur-Orge, Nathalie LALLIER (T), Geneviève FORET (S), Franck DEGIOANNI (T) et Sylvain HAMARD (S) pour Paray-Vieille-Poste, Daniel GUETTO (T), Joëlle EUGENE (S), Laurence PINON-CHEVALLIER (T) et Daniel JAUGEAS (S) pour Savigny-sur-Orge, Laurent SAUERBACH (T), Adèle VILLECHEVROLLE (S), Bernadette MOULAY (T) et Joël CLEMENT (S) pour Viry-Châtillon.

Les représentants élus de l’EPT n° 12 issus de la CALPE au sein du Syndicat intercommunal pour l’aménagement hydraulique de la vallée de l’Yvette (SIAHVY) sont : Henrique PINTO (T),  José DE SOUSA (S), Michel BECQUET (T) et Pascal NOURY (S) pour Morangis, Mathieu FLOWER (T), Daniel JAUGEAS (S), Nicolas FROGER (T) et Éric MEHLHORN (S) pour Savigny-sur-Orge.

Au Syndicat mixte Orge Yvette Seine pour l’électricité et le gaz (SMOYS), les représentants issus de la CALPE sont : Claude MOREAU (T) et Daniel GUETTO (S).

Les représentants élus de l’EPT n° 12 issus de la CALPE au sein du Syndicat intercommunal pour le gaz et l’électricité en Ile-de-France (SIGEIF) sont : Henrique PINTO (T) et Nicole BARRAULT (S).

Au Syndicat mixte pour la gestion de l’habitat voyageur (SYMGHAV), les représentants issus de la CALPE sont : Arielle MERRINA, Gérard DOUTRE, Franck DEGIOANNI, Isabelle GUINOT-MICHELET, Julien DUMAINE (T), Laurent SAUERBACH, Henrique PINTO, Danielle FRAISSE, Nadège ACHTERGAELE, Michel BOURG (S)

EPT 12 CT 12-04-2016

Séance du conseil territorial de l’EPT n° 12 le 12 avril 2016. © Photographie BM/PEE-CAD.

Les représentants élus de l’EPT n° 12 au sein de la commission consultative de l’environnement (CCE) de l’aérodrome de Paris-Orly sont : Robin REDA (T) et Christine RODIER (S).

Issus de la CALPE, Antoine GUISEPPONE est élu afin de représenter l’EPT n° 12 au sein de la SA L’Athégienne, Christine RODIER au sein de l’association « Orly international », Pascal NOURY au sein de l’association « Vitacité, la mission locale », Sébastien BENETEAU au sein de « Médiane ».

Au sein du conseil d’établissement des équipements sportifs du centre aquatique et de la piscine Suzanne-Berlioux, les représentants élus de l’EPT n° 12 issus de la CALPE sont : Christine RODIER, Antoine GUISEPPONE, Pascal PETETIN, Robin REDA, Michel PERRIMOND, Alain VEDERE, Nadège ACHTERGAELE, Sébastien BENETEAU, Anne-Marie GERARD.

Le représentant élu de l’EPT n° 12 issu de la CALPE au sein du conseil de surveillance du centre hospitalier de Juvisy-sur-Orge est Daniel GUETTO.

Au sein du groupement d’intérêt public de Grigny et Viry-Châtillon, le représentant élu de l’EPT n° 12 issu de la communauté d’agglomération Les lacs de l’Essonne (CALE) est Laurent SAUERBACH.

Les représentants élus de l’EPT n° 12 issu de la CALE au sein de l’association « Régie de quartier
multiservices » sont : Jean-Marie VILAIN (T) et Arielle MERRINA (S).

Au sein de l’association de prévention spécialisée « Viry Grigny Prévention », les représentants de l’EPT n° 12 issus de la CALE sont : Arielle MERRINA et Laurent SAUERBACH.

Enfin, les représentants élus de l’EPT n° 12 issu de la CALE au sein de l’association « Les élus de la ligne D du RER » sont : Arielle MERRINA (T) et Jean-Marie VILAIN (S).


Qui a dit que le cumul des « mandats » devait prendre fin ? Des conseillers territoriaux auront des vices-présidences dans certains syndicats intercommunaux, ils cumuleront. Qui a dit que la fonction politique ne devait pas être assimilée à une profession ? La politique est un métier à temps plein. Il suffit de lire ci-dessus la longue liste des commissions dans lesquelles siègent les élus, toujours les mêmes, en sus des commissions municipales, départementales, régionales, nationales… A méditer d’urgence.

RÉFÉRENCE
1. EPT N° 12, « Conseil territorial du mardi 16 février 2016. Compte rendu synthétique », 23 février 2016, 11 p. (pdf) : EPT 12 CRS CT 16-02-2016.
Note : A quel niveau de compétences les fonctionnaires de l’administration de l’EPT n° 12 sont-ils recrutés ? C’est la question que l’on peut se poser lorsque l’on constate que Michel LEPRÊTRE, président, a signé un compte rendu synthétique ayant un premier pied de page défini par « Conseil T12 du 12/01/15 – 1/4 » et les suivants « Conseil T12 du 26/01/15 » ! En janvier 2015, l’EPT n’avait pas d’existence légale…

© Philippe TRENTY, 13 avril 2016, 23 h 00.

Royal « prête » à prolonger de 10 ans les centrales nucléaires : une faveur aux nucléocrates ?

Notre espace urbain peut sembler bien loin de nos centrales nucléaires nationales mais les nuages se moquent bien des distances. Et, tout le monde sait que la ligne Maginot n’a jamais arrêté en avril 1986 le nuage radioactif qui a émané de la centrale nucléaire de Tchernobyl situé dans une Ukraine pourtant bien éloignée.

Serions-nous plus précautionneux que les Américains, les Ukrainiens et les Japonais réunis pour nous targuer qu’avec 58 réacteurs nucléaires en service, il n’y aura jamais de catastrophe ? Voilà qui est bien prétentieux !

Les nucléocrates les plus décomplexés vous répondent « et alors ? » : quel cynisme, quand on pense qu’une catastrophe nucléaire n’est pas une catastrophe industrielle comme les autres. Non seulement les dégâts s’étendent sur une superficie considérable allant jusqu’à plusieurs milliers de kilomètres autour du lieu initial mais, en plus, les séquelles s’étendent sur une durée infiniment longue à l’échelle humaine. En avril 2011, ARTE diffusait le reportage « Tchernobyl 25 ans après », le constat était accablant. En effet, depuis la catastrophe, la zone autour de Tchernobyl reste interdite d’accès, la radioactivité ayant très peu baissé d’intensité.


DOCUMENT AFP, 29 février 2016

Royal « prête » à prolonger de 10 ans les centrales nucléaires

La ministre de l’Environnement et de l’Énergie, Ségolène Royal, a indiqué dimanche être « prête à donner (le) feu vert » au prolongement de dix ans de la durée de vie des centrales nucléaires françaises, qui passerait ainsi de 40 à 50 ans.

Cette annonce de la ministre a été aussitôt critiquée par EELV et l’ONG Sortir du nucléaire.

« Oui, je suis prête à donner ce feu vert, sous réserve de l’avis de l’Autorité de sûreté nucléaire » (ASN), a déclaré Mme Royal sur France 3, ajoutant que ces centrales exploitées par EDF « sont déjà amorties, donc produiront une électricité meilleur marché ».

Cette décision s’inscrirait cependant « dans le contexte de la baisse de la part du nucléaire de 75 à 50% dans la production d’électricité pour monter en puissance sur le renouvelable », tel que prévu par la loi de transition énergétique (LTE) adoptée l’an dernier, a-t-elle rappelé.

Le patron d’EDF, Jean-Bernard Levy, avait déjà affirmé mi-février que « l’État (avait) donné son accord pour que nous modernisions le parc actuel de façon à ce que la durée de vie qui a été conçue pour 40 ans, nous la montions à 50 et 60 ans, sous réserve que la sécurité nucléaire soit garantie ».

Le nouveau secrétaire national d’Europe Écologie-Les Verts, David Cormand, a réagi dans un tweet dimanche, affirmant : « L’écologie, c’est fini ».

« De Barjac et après (le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes – ndlr) j’apprends que Ségolène Royal met à mort la (loi de transition énergétique) en prolongeant les centrales nuc(léaires) de 10 ans. L’écologie, c’est fini », écrit le responsable politique qui devait participer dimanche à Barjac (Gard) à une manifestation contre les gaz de schiste.

Pour le réseau Sortir du nucléaire, la ministre de l’Environnement « sacrifie la protection des citoyens aux intérêts d’EDF ». L’ONG a exprimé dans un communiqué « sa plus vive indignation face à la capitulation de Ségolène Royal, qui vient de céder à EDF ». « Cette décision constitue un reniement total de la loi de transition énergétique », estime-t-elle.

La loi de transition énergétique prévoit de réduire à 50 % la part de l’atome dans la production électrique de la France à horizon 2025 et plafonne à son niveau actuel de 63,2 gigawatts la production nucléaire du pays.

Cette dernière disposition contraindra EDF à fermer deux réacteurs, normalement ceux de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), pour compenser la mise en service du réacteur EPR de Flamanville, reportée à fin 2018.

« Il n’y a pas d’autre fermeture de prévue dans les dix ans à venir », avait souligné M. Levy.

Le gouvernement doit présenter prochainement sa programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui détaillera l’évolution des moyens de production par type d’énergie (nucléaire, gaz, renouvelables, etc.).


© Jean-Marie CORBIN, 29 février 2016, 22 h 00.